Découvrez la Vallée de la mort...

Au cœur du désert de Mojave, voici la région de l'extrême. Un paradis pour aventuriers...
La Vallée de la Mort. © Olivier Renck
Par Josh Sampiero

Connu à travers le monde pour ses records de chaleur avec une température maximum enregistrée de 56 degrés, la Vallée de la mort (Californie, USA), fait partie des endroits les plus inhospitaliers au monde. Une destination parfaite pour les plus grands défis d'endurance.

Aperçu du parc national de la Vallée de la Mort. © Olivier Renck

Lieu de contrastes, Death Valley est le point le plus élevé des États-Unis, du haut du Mont Whitney (4421 mètres d'altitude). Il est aussi le point le plus bas avec un désert  situé à 87 mètres sous le niveau de la mer. Entre ces deux extrêmes, on trouve un terrain de jeu aride et néanmoins splendide pour aventuriers en tous genres.

La Sierra Nevada en arrière-plan. © Olivier Renck

L'ultramarathon de Badwater
Pourquoi tant d'aventuriers se rendent-ils dans une zone aussi peu fréquentable ? L'ultramarathon de Badwater est une des raisons principales. Au programme : 217,50 km de course dans une fournaise qui vous tétanise les jambes et que les meilleurs parcourent en moins de 24 heures. La 26ème édition vient de s'achever. Elle a de nouveau attiré des ultramarathoniens venus du monde entier et demeure l'une des épreuves les plus difficiles de la discipline.

Badwater débute traditionnellement aux aurores, à 6 heures du matin, pour profiter d'un air encore relativement frais. Mais les abandons se comptent tout de même à la pelle. Et cette édition 2013 a fait encore plus de victimes qu'à l'habitude. La raison : dès 9h du matin, le thermomètre affichait 38 degrés, une température atteinte normalement vers midi. Cela n'a pas empêché Carlos Alberto Gomez de Sa de boucler le parcours en 25 heures.

La Vallée de la Mort de part en part
Même lieu, autre défi. Au printemps dernier, Chase Norton s'attaquait à la Vallée à sa façon. Dans le cadre d'un documentaire intitulé Death Valley: Chase's Way, Norton élancait alors depuis l'extrémité nord du parc dans l'objectif de rejoindre la limite sud, quelques 368 km plus loin. En quoi cette route diffère du Badwater ? Et bien Norton a réalisé son parcours hors-pistes et seul, en autonomie, transportant sa propre eau et ses vivres dans un sac à dos qui affichait 14,5 kg une fois chargé.

Chase Norton, du sable à la neige. © Olivier Renck

Mais au fait, comment faire pour trouver de l'eau dans la Vallée de la mort ? De manière surprenante, il existe en fait des sources d'eau douce dans la zone. Norton, lui, avait d'ailleurs décidé de n'emporter avec lui que l'équivalent de deux jours en eau.

Durant huit jours d'affilée, il a effectué la distance d'un marathon par jour, au milieu du sable et des cailloux, voire dans la neige lors des passages en altitude. Si le thermomètre grimpe jusqu'à 54 degrés en été, il est plus difficile de prévoir les températures au printemps, à l'automne et en hiver, alors que le temps peut varier de la canicule au gel.

Du sable à en revendre. © Olivier Renck

"Rien de tout ça n'aurait été possible sans l'équipement dont je disposais," a expliqué Chase Norton. "Pour ce genre de course en solo, il faut voyager léger." Grâce à un matériel poids plume, Chase est parvenu à réduire sa charge, et notamment avec le sac à dos 35l Caldera de Berghaus, un modèle minimaliste fabriqué en fibre Cuben, ou encore en emportant une fourchette ultra-légère en titanium.

Le bardas de Norton tenait dans un sac à dos 35l © Olivier Renck

Au bout de huit jours, Norton réussissait enfin son défi, parcourant pas moins de 80 km le dernier jour. Accompagné du photographe Olivier Renck, il nous rapporte ces images saisissantes. Sera-t-il prêt à renouveler l'expérience ? Pas de sitôt : "J'ai de nouvelles idées de raid en tête," a-t-il déclaré.

Équipement ultralight pour Chase. © Olivier Renck

Le projet Red Bull Endurance
Pour Red Bull, la Vallée de la Mort n'est pas qu'une étuve géante, c'est aussi l'endroit où a été mis en chantier le projet Red Bull Endurance. Cette initiative a pour objectif de mesurer les dépenses énergétiques des sportifs et ainsi d'améliorer leur performances, grâce à toute une batterie d'instruments scientifiques, dont des wattmètres ou encore des tests en oxygénation. Découvrez cette initiative dans la vidéo ci-dessous pour comprendre comment scientifiques et sportifs font avancer la recherche ensemble dans les sports extrêmes d'endurance.

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