Pas de queue aux remontées mécaniques en Patagonie

En Amérique du Sud, les montagnes de Baguales offrent un mode original de remontées mécaniques.
Vue sur le terrain de jeu des Baguales
Les Baguales © Aaron Blatt
Par Evan David

Les plus hautes remontées mécaniques du monde atteignent 3.700 mètres d’altitude au sommet des Andes, au cœur de la Patagonie. Mais pour accéder à la vraie aventure, il faut aller au-delà des remontées, dans le backcountry. Et là, c’est l’un terrain de jeu incroyable, l’un des plus beaux de la planète.

La Voie-Lactée brille au milieu des sommets
Les Baguales ont vue sur la Voie-Lactée © Aaron Blatt

Pour le skieur intrépide qui veut se faire les plus beaux runs de sa vie mais n’a pas le temps de passer six semaines à chasser les chutes, il y a une alternative : le ski en snowcat dans la chaîne de Baguales.

Un condor plane dans les airs
Un condor plane © Aaron Blatt

Au-delà des télésièges, la station de Baguales est assez singulière. L’idée est venue au skieur Frederic Holovet quand il explorait la région en 2008. D’autres trips ont révélé d’autres zones encore plus skiables : « Bien que nous ayons déjà beaucoup skié, nous n’avions exploré que 5% du potentiel ! ».

Frederic Holvoet profite de la lumière de fin de journée
Frederic Holvoet sonde le terrain © Aaron Blatt

La volonté de maintenir la pureté de l’environnement est là. Les huttes ont été faites de bois et de pierres locaux. Elles économisent de l’énergie avec des panneaux solaires et des turbines hydrauliques. Chaque effort a été fait dans l’optique de garder l’environnement aussi pur que possible.

Les chalets sont faits de matériaux locaux
Les chalets sont faits de matériaux locaux © Aaron Blatt

Et bien sûr, plutôt que d’installer des remontées permanentes, les snowcats laissent un petit nombre de gens accéder à une étendue immense, sans impact à long terme.

Les véhicules, qui sont conduits par des chauffeurs entraînés, vous emmèneront par groupes de spot en spot, avec un terrain de jeu bien plus vaste que dans n’importe quelle station d’Europe ou d’Amérique. Bien sûr, ce n’est pas sans risque, ni pour les débutants. Il n’y a pas de secouristes qui patrouillent, ni de panneaux qui vous disent si c’est une piste verte ou noire. Pas plus que les barres ne sont indiquées. Il y a plus de danger des avalanches. Forcément.

Un pied-à-terre qui vaut son pesant de poudreuse
La maison (locale) © Aaron Blatt

Mais pour les champs vierges dans la poudre profonde, ça vaut le coup. Même si vous ne passerez pas autant de temps sur les planches. « Il y a un peu moins de runs dans une journée en backcountry que dans une station. Mais ces runs valent le coup dix fois plus, explique Holovet. Vous accédez à un terrain auquel vous n’auriez jamais accès avec une remontée mécanique. Et votre esprit est connecté aux montagnes de Baguales ! »

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