Saut surprise en BASE jump avec Miles Daisher

Une présentatrice télé découvre qu'elle va réaliser un saut surprise en BASE jump.
Miles Daisher et Squash Falconer
Squash Falconer et Miles Daisher, tout sourire. © Jessica Wardwell
Par Andy Pag

Avant de réaliser son premier saut en BASE jump, il convient généralement d'avoir sauté à 200 reprises en parachute afin de bénéficier de l'expérience nécessaire en chute libre et d'un contrôle suffisant de la voilure avant de se jeter du haut d'un immeuble, d'un pylone, d'un pont ou d'un pic rocheux (ou en anglais, "Buildings, Antennas, Spans, Earth", alias BASE).

La présentatrice télé Squash Falconer dispose une certaine expérience en aventures diverses et variées à travers les émissions qu'elle anime. Ainsi, on l'a déjà aperçue au guidon d'une moto tout-terrain en Amérique Centrale ou encore surprise en pleine ascension de sommets himalayens, mais jamais encore elle n'avait réalisé de saut en BASE jump.

Lors d'une séance de repérage pour ses émissions à Twin Falls dans l'Idaho, le producteur de Squash lui avait réservé une sacrée surprise : elle allait devoir sauter pour la première fois en BASE jump ! C'est en effet là-bas que l'instructeur Miles Daisher donne des leçons en BASE jump le long du Snake River Canyon.

Miles Daisher et Squash Falconer
Miles Daisher et Squash Falconer. © Jessica Wardwell

Cette aventurière britannique n'avait jusque-là sauté qu'une seule fois en parachute, en tandem qui plus est. Mais c'était sans compter sur les conseils du pro, Miles Daisher. Il a en effet accepté de la lancer dans ce défi car elle possèdait une bonne expérience du vol libre. En parapentiste accomplie, elle s'est ainsi déjà élancée depuis le sommet du Mont Blanc notamment.

"Il m'est déjà arrivé d'enseigner à des personnes qui n'avait pas la moindre expérience du parachutisme", explique Miles Daisher. "D'ordinaire, on exige de la personne qu'elle ait déjà procédé à 100 sauts en parachute pour être certain qu'elle sache se servir de la voilure. Les parapentistes disposent justement de cette connaissance, si bien que Squash ne partait pas de zéro. Le principal défi pour elle était d'arriver à contrôler les suspentes. En BASE jump, la voilure se dirige avec les mains, contrairement à un parapente !"

Miles Daisher et Squash Falconer
Les parachutes de Miles Daisher et Squash Falconer © Jessica Wardwell

Squash, de son vrai prénom Louise, avait choisi elle-même ce surnom quand elle était enfant, laissant entendre qu'elle avait l'habitude de se rétamer ! Heureusement, elle allait pouvoir compter sur un excellent coach, en la personne de Miles Daisher. Le sportif Red Bull compte probablement plus de sauts en BASE jump que n'importe qui d'autre et s'est fait également connaître pour avoir donné naissance au "skyaking", ou saut en parachute dans un kayak !

Miles Daisher amerrit en skyak lors du Red Bull Flugtag à Camden aux États-Unis, le 15 septembre 2012
Miles Daisher, inventeur du 'skyak'. © Brian Nevins/Red Bull Content Pool

"Plusieurs de mes amis pratiquent le BASE jump, mais je n'avais encore jamais ressenti l'envie de sauter à mon tour", admet Squash. "On peut difficilement parler d'activité sans danger, mais pratiquée dans de bonnes conditions et bien entouré, c'est aussi sécurisé que possible", explique-t-elle.

La présentatrice a d'abord passé quelques heures au sol afin de recevoir des instructions mais aussi pour développer une mémoire musculaire et ainsi être capable de sauter à un angle précis de 45 degrés. Puis, elle a appris l'art méticuleux du pliage de la voile et des suspentes avant de réaliser son premier saut depuis le pont Perrine Bridge. La première fois, Daisher la tenait par son parachute de secours afin qu'elle réalise une chute libre de deux secondes avant que la voilure principale ne se déploie.

"Il me parlait constamment pendant que nous marchions, pour éviter de penser à autre chose et rester concentrée. C'est un type super mais quand il s'agit de sauter, il entre en concentration totale et c'est très rassurant."

"Cela m'a vraiment frappée lorsque je suis passée de l'autre côté des rambardes de sécurité", se souvient Falconer. "Je m'étais déjà retrouvée dans des situations effrayantes, en montagne et en parapente. Mais cela n'avait rien de comparable à ça. Pas le moins du monde."

Le choc de l'ouverture du parachute fut "le meilleur impact" qu'elle avait jamais ressenti et, par la suite, elle sauta de nouveau à neuf reprises lors des dix jours suivants, développant peu à peu sa technique. "Le fait de sauter m'a permis d'atteindre un état mental très fort. Je ne m'étais jamais sentie autant en vie. Ce n'était pas facile, mais sacrément génial en même temps."

Daisher peut être fier de sa protégée : "C'est du bonheur d'avoir à faire à une sportive professionnelle comme elle. Vous n'avez pas besoin d'expliquer en permanence le moindre détail. Elle comprend certaines choses d'emblée. Évidemment, ici la situation était un peu différente : en parapente, elle est habituée à des taux de chute peu élevés, contrairement au BASE jump, qui s'apparente à un crash contrôlé en comparaison !"

Falconer doit poursuivre le tournage de cette série d'émissions consacrée à l'aventure jusqu'à mars prochain, avant une diffusion peu après.

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Si le BASE jump est un peu trop extrême à votre goût, sachez que l'auteur de cet article, Andy Pag, vous propose des vols biplace en parapente au Népal.

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