Du freerunning sur un des bateaux de la Volvo Race

Jason Paul et Pasha Petkuns réalisent une première mondiale : du freerunning en plein océan !
Par Evan David

Le freerunning, descendant du Parkour, est né dans les rues et les immeubles des villes, alors que les athlètes cherchaient de nouveaux moyens d'appréhender l'univers dans lequel ils vivaient. La semaine dernière à Newport, deux des meilleurs freerunners du monde ont trouvé un nouveau support pour s'exprimer ; les bateaux de la Volvo Ocean Race.

Découvrez cette session dans la vidéo ci-dessous

Amarrés à Fort Adams State Park, dans le port de plaisance américain de Newport pour une escale dans leur régate autour du monde, les bolides de 21m voient souvent, en course, leurs marins virevolter sur eux mais jamais comme Jason Paul et Pasha Petkuns viennent de le faire. Avant d'atteindre l'océan, les deux acrobates se sont échauffés dans les environs de Fort Adams.

L'échauffement sur le fort.
À deux, c'est mieux © Ainhoa Sánchez / Volvo Ocean Race

"Le fort était un spot génial. Il y a beaucoup de pelouse et de murs en pierre, ce qui permet des atterrisages en douceur après des gros sauts," explique Petkuns.

"Mais c'était incroyable, même si le défi était de savoir si la roche allait tenir. On a fait beaucoup de flips et de tonneaux puis nous nous sommes dirigés vers les bateaux pour commencer les choses sérieuses," ajoute-t-il.

Du freerunning sur un bateau.
L'herbe, ça fait moins mal © Ainhoa Sánchez / Volvo Ocean Race

Ça allait être une première, le freerunning a investi beaucoup de lieux incroyables, mais jamais des bateaux de course de classe mondiale.

Du freerunning sur un bateau.
Gare à l'atterrissage © Ainhoa Sánchez / Volvo Ocean Race

Si le fort était un terrain de jeu presque parfait pour le freerunning, les bateaux étaient tout sauf ça, d'une certaine manière.

"Les bateaux sont conçus pour assurer la sécurité des marins en course, mais cela les rend dangereux pour des freerunners. Il y a beaucoup d'endroits où vous pouvez glisser ou vous tordre la cheville," prévient Petkuns.

Pour autant, lui et Paul ont surmonté ce menu désagrément. Ils ont fait un galop d'essai avec les bateaux à quai, puis ont largué les amarres pour de l'action en pleine mer.

"C'était cool de montrer à ces gars, qui courent autour de leur bateau toute la journée, tous les jours, ce qu'on pouvait en faire," se félicite Paul.

Du freerunning sur un bateau.
C'est une façon de quitter le bateau © Ainhoa Sánchez / Volvo Ocean Race

Bien sûr, une fois que les bateaux étaient en pleine mer, il y avait un autre problème, attendu celui-là : les navires gîtent quand ils sont en action, jusqu'à 45° selon la force du vent.

Cela était un désavantage de taille mais dans le même temps cela permettait de faire quelque chose de vraiment dément : mettre en place une balançoire géante ! Les freerunners ont installé une corde au sommet du mât, puis ont tourbillonné au-dessus de l'eau avec un plaisir évident.

"Les gens font souvent ça sur des petits bateaux de plaisance, mais là c'était d'un tout autre niveau," se souvient Paul.

Voilà donc une expérience que ni les marins ni les freerunners n'oublieront de sitôt.

"Le freerunning est un sport si particulier," dit Petkuns. "Et c'est sans doute le lieu le plus insolite où nous aurons jamais la chance de le pratiquer !"

 

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