De l'escalade sur une paroi de craie de 100 mètres

Vous attaqueriez-vous à une pente en craie ? Will Gadd vous montre comment faire.
Par Josh Sampiero

Qu'est-ce qui se passe quand vous prenez les meilleurs escaladeurs glaciaires et les faites se balancer au-dessus de la mer ? Le Red Bull White Cliffs, un contest d'escalade au concept unique et très exigeant. Cette compétition de dry-tooling oblige les athlètes à mélanger matériel fait pour la glace et escalade rocheuse. Ou, dans le cas présent, de la craie. Ce qui ressemble à de la roche, mais en plus friable. Alors, comment font-ils ? Will Gadd vous explique tout.

"Je frappe la craie pour avoir un bon appui. Un bon appui me permet d'aller vers le haut," explique Will.

Le Red Bull White Cliffs exige 120 mètres d'escalade, ce qui est très long. Il s'agit d'utiliser ses pieds pour se propulser et passer le moins de temps possible suspendu à ses outils.

"Le surplomb, c'est le dos d'âne de l'escalade," annonce Will. "Ici, j'essaye de trouver une prise au-dessus de la lèvre avec mon pic à glace, puis me hisser sans tomber."

"Ah le balancement avec la caméra pointé sur mes fesses ! Parfois, c'est plus facile de lâcher les pieds pour trouver une nouvelle position au lieu de les garder sur le mur," prévient Gadd. "Être suspendu par un bras est un mouvement normal dans l'escalade à très haut niveau, je m'entraine pour ça."

"Dans la craie meuble, les trous se remplissent vite de poussière, il faut parfois les nettoyer, ou forcer la voie parmis les débris. J'ai choisi de forcer la voie." Bonne idée.

Bien sûr, participer au White Cliffs n'est pas aussi simple que de grimper à une échelle. Parfois il faut faire une petite recherche...

"Je marque la craie pour pouvoir trouver ma prise plus facilement lors de la compétition. Les marques disparaissent très vite, parfois c'est même la falaise entière qui s'effondre toute seule, alors je ne fais de mal à personne."

"Au sommet, les prises se délitent, donc c'est plus sûr d'en construire. J'escalade beaucoup de glace et cela ressemble beaucoup à ce type d'escalade sur de la craie."

Par contre, Will ne s'attendait sûrement pas à être au bord du vomissement...

Comme le dit Gadd, "faire la course sur une paroi de plus de 90 mètres au-dessus de l'océan, c'était une expérience inédite pour moi. Sur cette image, je suis pas loin de vomir, à cause de ce sprint horrible, presque sans oxygène."

Et que vous vomissiez ou non, vous devez finir. Après son run test, d'environ 35 minutes, Gadd a effectué un temps de 17mn 27s. Est-ce que c'était douloureux ? Faites-vous votre propre avis ci-dessous.

Une fois qu'il avait récupéré de son sprint, Gadd était plutôt ravi de la ligne. "C'est vraiment ce qu'on peut faire de plus cool avec des outils pour la glace."  On le croit sur parole...

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