7 choses insolites consommées par les ultrarunners

Les ultrarunners ont des habitudes très particulières. Dont des petits tics alimentaires étranges.
Par Josh Sampiero

Les ultrarunners le disent eux-mêmes : courir sur des grandes distances, ce n'est pas donné à tout le monde. Beaucoup s'accordent à dire que l'ultrarunner moyen est quand même un peu excentrique. Et après tout, il faut bien l'être pour être livré à soi-même tout en endurant tant d'efforts physiques. Mais sans doute ce qu'il y a de plus étrange... c'est ce qu'ils mangent pendant la course. Le journaliste sportif spécialisé Chris McDougall a affirmé que les ultramarathons sont des "concours de manger et de boire avec un peu d'exercice physique et des beaux paysages pour faire bonne mesure". En effet, pour gagner, ou même terminer une course, il faut avoir une nutrition adéquate pendant tout le parcours. On a donc contacté quelques athlètes pour trouver ce qu'ils avalent pendant un ultra - et justement, pourquoi les choix les plus insolites fonctionnent.

1. De la viande de boeuf séchée à l'africaine

Du Droewors, du biltong, et du boeuf séché
Du boeuf très riche © Lukas Pilz

Echelle de l'étrange : 3/10
Pourquoi ça marche : des protéines dans un emballage light
Comment le manger pendant la course : avec la bouche ouverte, bien mâcher avant d'avaler

Quand il est sur une course de plusieurs jours dans le massif du Drakensberg, Ryan Sandes aime avoir du biltong et du droëwors sur lui : c'est la version sud-africaine du boeuf séché, qui rencontre un franc succès auprès des coureurs. Non seulement c'est plutôt léger à porter, mais ils sont pleins de protéines et de graisses que le corps peut utiliser pour remplir ses réserves.

2. Des bonbons, des bonbons et encore des bonbons

Plein de bonbons et sucreries
Quand un ultramarathon devient comme Halloween © Lukas Pilz

Echelle de l'étrange : 9/10
Pourquoi ça marche : le sucre, c'est de l'énergie pure et un boost pour le mental! 
Comment le manger pendant la course : déballez, mangez, ne jetez pas par terre

L'ultrarunner américain Jax Mariash Koudele vient de terminer l'Atacama Crossing, l'une des courses les plus dures du monde. Alors, son secret c'est des barres d'énergie et des gels énergétiques? Pas du tout, Des barres Pay-Day, des Swedish Fish (un peu comme des ours en gélatine) et des caramels Taffy. Elle ajoute aussi qu'elle connaît des concurrents qui mangent des Pop-Tarts, des biscuits américains glacés aux fruits qu'on appellerait plus "malbouffe". Même s'il est surprenant que l'ultrafond et les sucreries de ce type fassent bon ménage, mais quand on court autant, on peut se permettre de manger ce qu'on veut. 

3. De la purée pour une longue course

Ingrédients pour une purée
Les bases © Lukas Pilz

Echelle de l'Etrange : 6/10
Pourquoi ça marche : des glucides, et des calories + du sel
Comment le manger en course : un peu comme un homme de Cro-Magnon? Ne vous embarrassez pas de cuillère.

Quoi d'autre pour Ryan Sandes? La simplicité avec de la purée - mais ensuite, il l'augmente avec de l'huile d'olive à haute calorie, et du parmesan pour plus de goût (et de calories aussi). A mettre dans un sachet refermable, et c'est parti! 

4. Un smoothie pas si doux que ça

Noix, dattes, maïs et huile d'olive
Mélangez ça. Mangez. Courez. © Lukas Pilz

Echelle de l'Etrange : 9/10
Pourquoi ça marche : facile à faire, ne se gâte pas, et des calories à gogo 
Comment le manger en course : aucune idée

Vous vous exclamez sans doute "Quoi?!" Nous aussi, et c'est ce qui nous a inspiré cet article. Christian Schiester explique : "Sur une course, je porte une bouteille d'huile d'olive où j'ai mixé des noisettes, des dattes et du maïs. C'est moins ragoûtant après 1 semaine, mais ça contient beaucoup de calories!" Ce mix étrange est largement assez pour lui durant les 260 kilomètres qu'il passe non-stop dans le désert. Apparemment il a eu cette recette des Bédouins. Quand on est à Rome, faire comme les Romains!

5. Des snacks salés de la mer

Des algues
Des snacks de la mer © Lukas Pilz

Echelle de l'étrange : 8/10
Pourquoi ça marche : du sel à petites doses
Comment le manger pendant qu'on court : comme des chips : en prendre une poignée et les manger.

Au Japon, les inconscients qui se sont essayés à courir sur le Mont Fuji apportent souvent des algues séchées et des chips de poisson pour grignoter. C'est léger, et délivre du sel sans failles, ce qui est nécessaire lorsqu'on a des parcours longs, sous la chaleur. On est moins certains de l'impact sur des estomacs occidentaux, mais apparemment le jeu en vaut la chandelle. 

6. Du poisson cru - comme du sushi

Du sushi
Du sushi et des sneakers © Lukas Pilz

Echelle de l'étrange : 8/10
Pourquoi ça marche : des protéines, rien que ça
Comment le manger pendant la course : pas de baguettes, juste avec les doigts

Sur la même course, les coins de ravitaillement seront fournies en... on vous le donne en mille : en sushi. C'est des apports en protéine à 'létat pur, et pour être franc, c'est plutôt bon aussi - donc en théorie, c'est pas mal si votre système digestif tient le coup.Et si vous avez peut que vos doigts plein de sueur ne puissent pas prendre les baguettes, pas d'inquiétude : on en mange sans, même au Japon. 

7. Du bouillon d'os

Des ingrédients pour un bouillon d'os
Mmm, du bouillon d'os © Lukas Pilz

Echelle de l'étrange : 5/10
Pourquoi ça marche : des protéines dans un emballage léger
Comment en manger pendant la course : ralentir, lécher rapidement

Ce n'est pas la soupe au poulet de Mamie. Mais ça y ressemble. Procurez-vous des os de votre boucher le plus proche, et faites-les en bouillon avec quelques légumes pour du goût. Vous obtiendrez une potion riche en calcium et magnésium bons pour vos muscles et vos os - ou encore un peu de sel et d'eau pendant une course. Mais l'inconvénient? C'est assez lourd donc on en trouve moins au ravitaillement.

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