Avez-vous déjà vécu un tel moment de solitude ?

Attention, cette vidéo risque fort de vous donner l'impression d'être pris au piège !
Par Corinna Halloran

On a tous tendance à imaginer l'océan comme un lieu agité, où on est sans cesse battu par les flots et sous la menace des courants et des vagues. Mais il existe certaines zones de l'océan qui sont d'un calme plat. Surtout au niveau de l'équateur, dans la zone de calmes équatoriaux.

La zone de calmes équatoriaux est une des région les plus chaudes du globe. Et ce ne sont pas les participants de la Volvo Ocean Race, qui courent d'un port à l'autre pendant 9 mois, qui vous diront le contraire.

Il n'est pas rare qu'ils se retrouvent piégés dans cette zone pendant des heures, voire des jours. Ils sont alors exposés à un ensoleillement éprouvant, qui rend les journées interminables. L'horizon ne change jamais et vous avez l'impression de randonner dans le Sahara. Lors de l'édition 2014-2015 de cette course, les équipages ont dû passer par cette zone impitoyable à cinq reprises. Une torture.

Vous pourriez vous dire qu'avec toute cette eau disponible, les journées calmes sont un excellent prétexte pour se relaxer. Mais ces navigateurs sont en pleine course et il est hors de question pour eux d'envisager une petite baignade. 

Sans vent, les bateaux de la Volvo Ocean Race sont incapables d'avancer. Et sans possibilité de se rafraichir, être coincé dans cette zone est un enfer. Les équipages ont l'impression de devoir sortir du désert en chevauchant une fourmi.

Roberto Bermudez de Castro se protège du soleil
Chuny se protège du soleil © Matt Knighton/Abu Dhabi Racing/Volvo Ocean Race
Luke "Parko" Parkinson se relaxe sur le pont
Parko se relaxe sur le pont © Matt Knighton/Abu Dhabi Ocean Racing/Volvo Ocean Race

Pire encore : les navigateurs assistent souvent à la formation au loin d'énorme bourrasques, qui attirent alors le peu de vent des environs. Mais parfois, il leur est possible de profiter de ces bourrasques pour avancer. Plus la chaleur monte et plus les nuages sont proches de la rupture, prêts à déverser tout le vent qu'ils contiennent. Une lueur d'espoir.

Le développement d'un nuage
Le développement d'un nuage © Matt Knighton/Abu Dhabi Ocean Racing/Volvo Ocean Race
Nicolai Sehested observe une bourrasque se former
Nicolai Sehested observe une bourrasque se former © Brian Carlin/Team Vestas Wind/Volvo Ocean Race
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