Des figures de parapente au-dessus du Mont Blanc !

Ils réalisent des acrobaties incroyables au-dessus du plus haut sommet d'Europe. Vidéo !
Par Josh Sampiero

Saviez-vous que des centaines de milliers de personnes volent au-dessus de l'Europe chaque jour ? Le vieux continent a en effet l'espace aérien le plus occupé au monde.

Mais personne ne vole au-dessus de l'Europe comme l'ont fait ces trois pilotes. Et pour cause : Tim Alongi, François Ragolski et Martin Schricke ne volent pas en avion mais en parapente. Ils ont récemment donné l'un des plus beaux vols de leur vie. 

Lancez la vidéo ci-dessus pour les accompagner au-dessus du plus haut sommet d'Europe !

Les pilotes survolent le Mont Blanc
Au sommet de l'Europe © Satori Factory

Pour monter si haut, les trois pilotes ont dû prendre un hélicoptère et en sauter voile à la main. Une manoeuvre normale pour des parachutistes mais beaucoup plus rare pour des parapentistes. Mais le jeu en valait la chandelle : ils ont pu s'offrir une vue unique sur le Mont Blanc, à plus de 5000 mètres d'altitude.

Lancez la vidéo en caméra embarquée ci-dessous pour avoir un aperçu de ce qu'ils ont vécu :

"On voulait réussir à sortir les images les plus dingues possibles" explique Schricke, qui rendait souvent visite à ses grands-parents dans les environs quand il était jeune, "c'est un endroit mythique, j'y allais souvent quand j'étais gamin. C'était un rêve de pouvoir aller si haut et voler au-dessus du Mont Blanc". S'il est possible de s'élancer à pied du Mont Blanc, il faut d'abord mener une énorme randonnée pour y parvenir. Aucune chance que quinconque s'y soit risqué ait réussi à enchainer ensuite les figures. "On est probablement les premiers à avoir fait des acrobaties au-dessus du Mont Blanc" confirme Schricke.

Francois Rogalski saute de l'hélicoptère
À plus tard ! © Satori Factory

"On n'aurait pas pu aller aussi haut avec notre équipement sans l'hélicoptère" ajoute Ragolski, "on a eu de la chance de trouver un pilote aussi motivé. Il n'a pas pris de risques mais il a tout fait pour nous aider à repousser les limites du parapente. Pour s'extraire de l'hélicoptère, ils ont utilisé une technique consistant à plier la voile et à la lancer après le pilote, avec l'aide d'un tiers donc.

Un grand ciel bleu rassurant au Mont Blanc
Un grand ciel bleu rassurant © Satori Factory

Une fois dans les airs, ce sont les vents violents qui ont aidé les trois athlètes. Le même genre de vents qui décourage quiconque de marcher jusqu'au sommet pour s'y élancer en parapente. "Voler à toute vitesse dans ces conditions, cela n'a sans doute jamais été fait auparavant", ajoute Ragolski, "pour réussir à s'en sortir avec notre matériel, il a fallu un peu de chance".

Les trois pilotes devant le glacier
Les trois pilotes devant le glacier © Josh Sampiero

"Rien que de penser qu'ont soit allé si haut me donne la chair de poule" confirme Alongi, "tout va très vite, on ne réalise pas vraiment ce qu'on fait avant la fin, on est tellement concentré...l'aterrissage sur le Mont Blanc était très cool ceci dit !"

On les comprend : à cette altitude, l'air est plus fin et le vol en parapente beaucoup plus rapide. "Faire des acrobaties à cette hauteur est très difficile" explique Ragolski, "la pression de l'air fait que tout se passe deux fois plus vite, voler à trois demande une attention énorme, on peut avancer de 200 mètres en un claquement de doigts".

Ragolski a tout de même réussi à s'asseoir sur la voile de Schricke pendant deux minutes à 5000 mètres d'altitude !

Tim Alonghi et Martin Schricke passent au-dessus du glacier
Passage au-dessus du glaclier © Satori Factory

Après leurs acrobaties, les pilotes ont décidé de changer de programme et sont partis explorer le terrain à leur disposition. Ils ont mis le cap vers l'Aiguille de la République pour un petit slalom puis vers le Glacier des Bossons, une cascade de glace normalement inaccessible pour l'homme.

Les trois pilotes après l'effort !
Les trois pilotes après l'effort ! © Josh Sampiero

Étrangement, le moment le plus délicat a été l'aterrissage. Ou plutôt juste après, quand le sang des pilotes est revenu dans leurs doigts après qu'ils aient passé plusieurs minutes à 5000 mètres d'altitude ballotés par des vents extrêmement froids. "J'ai été moniteur de ski pendant plusieurs années et jamais de ma vie je n'ai eu aussi froid aux mains" explique Ragolski, "mais cela valait le coup : il y a eu tellement de moments incroyables que je ne pourrais pas en choisir un en particulier !"

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