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Patrick Seabase
Patrick Seabase
« Qu’est-ce que les pionniers ont bien pu penser quand ils ont parcouru cette étape en 1910 », s’est redit encore et encore Seabase. Il voit cette course comme hommage aux hommes qui ont disputé la première étape de montagne du Tour de France le 21 juin 1910 et qui ont ainsi fait date avec l’étape meurtrière.
Le 3 juin 2015, Patrick Seabase s’épanouit à l’arrivée à Bayonne. « Je suis quelqu’un qui veut toujours atteindre son but. C’est la première fois que j’ai annoncé une performance à l’avance – ça a crée de la pression. Je suis au comble du bonheur d’avoir réussi. »
Patrick Seabase s’est lancé dans la course à 4h du matin en commençant par la première étape de montagne du Tour de France de 1910 – et ce, sur son fixie. En une journée, il a roulé de Bagnères-de-Luchon à Bayonne en traversant les Pyrénées. Personne ne savait de combien de temps il aurait besoin pour réaliser ce parcours.
Le parcours sa caractérise par plus de 309 kilomètres et près de 7 611 mètres d'altitude (selon Yellowbrick) avec 5 cols servant de tronçons : le col de Peyresourde, le col d’Aspin, le col du Tourmalet, le col d’Aubisque et le col d’Osquich. Entré dans l'histoire sous le nom d'étape assassine, il a été à nouveau retiré du programme quelques années après son introduction en raison de son niveau de difficulté. Seabase a osé relever le plus grand défi de sa vie – avec un pignon fixe, une vitesse (47 / 17) et sans frein !