Matthias Dandois

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À propos de Matthias

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 Parfois, entre amis, on n’y va pas de main morte. Qui aime bien, châtie bien. Ainsi, on le décrit, talentueux et maladroit, marrant et stupide, voire un peu fou. Matthias aime bien qu’on le définisse ainsi. Mais Matthias n’est pas que ça. Ce dingue de sport, originaire d’Epinay-sur-Orge, est devenu en quelques années la référence dans le milieu du BMX flat, dont il s’applique à repousser les limites à chaque session. Sacré pour la quatrième fois Champion du monde, Matthias hérite de tous les superlatifs, distillés avec tendresse et respect par ses pairs. Portait d’un acharné de travail aussi attachant que surdoué. 

Le flat, sa première passion…

Peu après ses premiers coups de pédale – il a alors six ans – Matthias découvre qu’on peut faire autre chose que des lignes droites et des dérapages en usant ses baskets. Le flat, c’est à la télé qu’il le découvre, à l’entrée de l’adolescence. Noël approchant, le gamin se fait offrir un BMX, traîne au skatepark local, multiplie les gamelles en street puis, au hasard d’une rencontre, file sans tomber s’inscrire dans un club de BMX flat des environs d’Epinay. Bons clients, ses parents vont même jusqu’à installer une structure plane dans le jardin de leur pavillon, pour que Matthias puisse s’entraîner à domicile.

Une progression fulgurante

Doté d’un esprit de compétition bien acéré, Matthias se stimule ainsi : « Depuis que je suis môme, je suis mauvais perdant, mais surtout parce que je ne suis jamais content de moi. » Perfectionniste, et travailleur, Matthias a l’exigence du haut niveau et s’oublierait même en session jusqu'à épuisement. Son accession au niveau professionnel se fait donc très rapidement et c’est naturellement qu’il se rapproche d’Alex Jumelin, meilleur rider français depuis des années et organisateur d’un contest amateur que Matthias, ce jour-là, remporte. Alex le prend sous son aile et finit par lui proposer d’intégrer son crew « Stereo Panda ». Matthias franchit alors les caps les uns après les autres, touche ses premières primes, remporte son premier contest international la VooDoo Jam - le véritable déclencheur de sa carrière - puis décroche un contrat avec un équipementier de renom international qui le fait prendre conscience qu’il pourra vivre un jour de son talent.

Un palmarès unique

Et du talent, il n’en manque pas. En 2008, Matthias empoche le premier titre mondial de sa carrière ! Et, durant l’été 2009, le Parisien signe un sans-faute puisqu’il remporte les trois manches de la Coupe du monde ! A lui la Riviera Ninja Spin de Monte Carlo, la King of Ground au Japon, et enfin la Voodoo Jam aux Etats-Unis. Une année exceptionnelle (14 victoires sur 15 compétitions) récompensée par la prestigieuse NORA CUP qui le couronne meilleur rider de l'année de sa catégorie. Après une telle réussite, Matthias ne perd pas sa motivation et continue de conquérir des titres prestigieux : les BMX Masters en 2010, le classement général du World Flat Circuit en 2011 avec la victoire du K.O.G. au Japon, le fameux Dew Tour américain en 2012, les BMX Worlds de Cologne et les 3 catégories (style, originalité, difficulté) de l'excellente Rebel Jam, ce qui démontre bien une certaine domination. On comprend alors facilement son envie de se faire un peu plus rare sur les compétitions afin de consacrer plus d'énergie à la réalisation de vidéo et de road trips où sa bonne humeur ravit tous ses partenaires de team.

Le dévouement d’un athlète charismatique

Bien éloigné du surnom, tout en affection, que ses potes lui ont collés sur le dos à ses débuts : « Le grand con », Matthias est en effet une crème à vivre, un personnage charismatique qui ne dément pas un paradoxe. Son impatience dans la vie n’a d’équivalence que sa patience sur le vélo, une vertu cardinale indispensable pour qui veut passer des heures sur son BMX à répéter les gammes et tenter de passer de nouveaux tricks. « Passer de nouveaux tricks, c’est comme une drogue, se plaît-il à répéter. Dès que tu commences à en passer, tu ne peux plus t’arrêter, il faut que tu en apprennes d’autres, que tu sois dans la surenchère ». Le flat reste un sport fascinant mais aussi un des plus difficiles au monde, il faut passer des heures à s’entraîner, accepter le danger comme cette fois où il passe à deux doigts de rester paralysé quand, dans une chute, le pegs (repose-pied) est venu flirter avec sa colonne vertébrale. 

Le réveil, l’évolution, la révolution du flat-street

Au même titre qu'un artiste cherchant constamment de nouvelles pistes de création, Matthias produit autant d'envie d'évolution que de phéromones. Au moment où il produit le Red Bull Flat Jazz, crée une marque de vélo, il ressent le besoin d'un nouveau challenge qui l’amene se rapprocher du Street, cette pratique plus brutale du BMX qui implique d’utiliser le mobilier urbain pour glisser, sauter, faire grimper le niveau d’adrénaline. Auparavant bien séparés, les mondes du Flat et du Street se sont vus d’un coup réunis dans un même vélo, un même combo, un même spot et un même garçon se moquant des frontières pour lancer une véritable révolution. Et ce n’est que le début car lorsque vous associez une audace, une vision à un talent sans limites, il est certain qu’il continuera d’emmener son sport vers des sommets. 

Pour ne jamais atterrir

Et Matthias de poursuivre sa vadrouille aux quatre coins d’une planète, et de répondre aux nombreuses invitations de voyages ; ces expéditions qui catalysent un bonheur évident, pour un rire communicatif ; à chaque fête entre potes, à chaque tatouage spontané, à chaque concert de rock, à chaque souvenir d’une rencontre câline, et encore plus à chaque nouveau trick rentré. Offrez lui tous ces ingrédients dans un trip à la Nouvelle Orléans, en Colombie ou aux Antipodes et soyez sûrs qu’il sera le premier à la porte d’embarquement, à poster un tweet ou une photo pour ses nombreux followers, toujours plus impatient. Matthias, une version moderne de la fureur de vivre.