Red Bull Street Style 2016

Materazzi, Falcão et Bebeto vus par Séan Garnier

Le Français revient sur les gros noms qui l'ont précédé à la table du jury du Red Bull Street Style.
Séan Garnier et Hachim Mastour s'affrontent sur le terrain sous l'oeil bienveillant de Marco Materazzi.
Le coup d'envoi du un contre un © Alessandro Dealberto
Par Nicolas Guiloineau

Le Red Bull Street Style, le plus gros contest de freestyle football, est de retour cette semaine à Londres. La finale sera d’ailleurs à suivre en vidéo et en direct sur Red Bull TV ce mardi 8 novembre à 21h (heure française).

Une compétition que Séan Garnier a déjà remportée en 2008. Mais cette année, c’est depuis la table des jurés qu’il participera. Le Français a pleins de souvenirs des personnes qui se sont assis à cette table avant lui et qui l’ont jugé du temps où il visait le titre. Du coup, on lui a demandé de nous parler des stars qui ont voté pour lui…ou pour son adversaire. Des déclarations garanties sans langue de bois !

Bebeto (2008) : Bebeto c’était le joueur brésilien par excellence. En demi-finale, j’ai gagné contre un Brésilien et il avait voté pour moi. C’était un truc de ouf qu’il m’ait choisi moi plutôt que le Brésilien…alors qu’on était au Brésil. Je m’en rappellerai toute ma vie.

Edgard Davids (2008) : Edgar Davids, dans mes souvenirs c’était la pub Nike où il fait la double virgule. Le fait que ce soit lui qui lève ma main pour annoncer ma victoire, c’était comme une revanche sur le foot vu que j’ai failli être professionnel.

Falcão, Crazy Legs et Edgar Davids jury du Red Bull Street Style 2008.
Falcão, Crazy Legs et Edgar Davids © Marcelo Maragni/Red Bull Content Pool

Falcão (2008) : Falcao, c’est un joueur de Futsal mais en un sens, c’est aussi un freestyleur dans l’âme, il cherche toujours à faire des gestes techniques, à marquer des buts hors du commun. On a eu une connexion, d’autant que je joue également au futsal à assez haut niveau donc je me sentais proche de lui. Le fait qu’il ait voté pour moi m’a permis d’obtenir de la reconnaissance. On a fait des matchs de gala ensemble, il me prenait dans son équipe, je le remplaçais, il avait confiance en mes talents.

Crazy Legs (2008) : Crazy Legs c’est un des pionniers du breakdance à New York, il a inventé le backspin. À chaque battle il votait pour moi et en plus, il me donnait le bonus « style ». Avoir la reconnaissance d’un breakeur était pour moi aussi important que celle d’un footballeur car pour moi le freestyle ne va pas sans la danse.

George Weah (2010) : Il a voté contre moi sans que je comprenne trop pourquoi.

RoxRite (2012) : RoxRite c’est un mec du Red Bull BC One. J’ai eu son vote « style » et c’était une belle reconnaissance. Surtout que c’est un mec de mon âge et qu’on a un peu la même histoire.

Marto Materazzi en football freestyle au Red Bull Street Style à Tokyo.
Marco Materazzi acclamé au Japon © Romina Amato/Red Bull Content Pool

Fabio Cannavaro (2012) : Cette année-là, Cannavaro jugeait la créativité, ce qui était un peu bizarre pour un ancien joueur (surtout qu’il était défenseur). J’étais contre un Italien, on était à deux voix chacun et finalement Cannavaro a voté pour son compatriote. Plus tôt dans les coulisses, il n’avait pas voulu jouer contre moi et je pense qu’il n’a pas été très objectif dans son vote parce que selon moi, je méritais de gagner le point de la créativité. Aujourd’hui, quand je le recroise, on en rigole.

Marco Materazzi (2013) : Au Japon, le juge footballistique c’était Materazzi. Malgré le passif entre lui et la France, c’est le seul du jury qui a voté pour moi cette année-là. Ça m’a fait plaisir, je me suis réconcilié avec l’Italie. Et du coup l’année d’après, je l’ai retrouvé en Italie pour un projet avec Hachim Mastour.

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