Le percussionniste de renommée mondiale Martin Grubinger a combiné la musique classique avec les sons du sport automobile pour célébrer le retour de la F1. Au Red Bull Ring en Autriche, où un double Grand Prix aura lieu au cours des deux prochains week-ends, il a composé un chef-d'œuvre musical avec de nombreux musiciens, une chorale de 150 membres et des véhicules de course telles qu'une voiture de F1, une voiture NASCAR, des Porsche et même deux avions. Vous verrez par exemple le champion de Dakar Matthias Walkner défiler à grande vitesse au rythme de la musique.
8 minutes
Drum the Bull
La pièce maîtresse de ce spectacle était le grand taureau d'acier au centre du circuit, animé par des brosses, des bâtons en métal et en bois et même des marteaux. L’œuvre a donc été baptisée Drum The Bull.
Le taureau est gigantesque, il a donc une acoustique incroyable. Un simple tapotement avec une baguette résonne comme du tonnerre. Tradition, créativité, technologie et une bonne dose de folie sur fond de collines et d'asphalte. Le retour de la F1 méritait un hymne spécial, une œuvre montrant ce que l'Autriche et le Red Bull Ring représentent. Tout ça en exactement huit minutes.
Drum The Bull comprend également la Symphonie No. 2 de Mahler (la Symphonie de la Résurrection), une musique qui fusionne sans problème les sons des motos, des voitures et même de deux avions. Les pilotes de course devaient être aussi précis que les musiciens pour créer la magie de la musique à la perfection.
Il y avait une partition avec des mesures et des tempos différents, réservée au groupe de musiciens. Mais en même temps il y avait la voiture F1, la voiture NASCAR et d'autres coureurs qui devaient être parfaitement chronométrés. Par exemple, à la mesure 230 un avion devait foncer sur le taureau mais devait monter à la verticale sept mesures plus tard. Ce timing, cette interaction. C'était le grand défi, mais avec quel résultat ! Ces pilotes sont des maîtres dans ce qu'ils font. D'une certaine manière, ils sont aussi des musiciens. Il suffisait de leur expliquer et ils ont immédiatement compris ce qu’on attendait d’eux.