Liam Everts rides a motocross bike on track during training in Gistoux, Belgium on March 20, 2021
© Gino Maes/Red Bull Content Pool
Motocross

Liam Everts reçoit le casque Red Bull de son père Stefan : « Un honneur ! »

Tout comme la légende vivante Stefan Everts à son apogée, son fils Liam enflammera bientôt les circuits avec un casque Red Bull. Et ce casque, il n’est pas donné à tout le monde. Une double interview.
Écrit par Red Bull Belgium
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Nous croyons très fort au talent de Liam Everts. Et bien sûr, nous voulons soutenir ce talent de toutes les manières possibles. Parce que donner des ailes, c'est ce que nous faisons. Pour célébrer cette collaboration, Liam a reçu un casque personnalisé. Et qui de mieux pour le lui remettre que son père, le décuple champion du monde de motocross Stefan Everts ?
Tu fais partie de la famille Red Bull ! Tout comme ton père. Qu'est-ce que cela signifie pour un athlète ?
Liam : « Faire partie de la famille Red Bull est un grand honneur. Pouvoir rouler avec ce casque est un rêve devenu réalité. C'est vraiment quelque chose de spécial. Le fait que je succède à mon père de cette manière est d’autant plus cool. »
Tu roules dans une catégorie supérieure cette année, dans l'EMX250. Tu te sens prêt ?
Liam : « Oui ! Une classe supérieure cette saison. La motivation est là, donc maintenant nous devons attendre le moment où nous pourrons commencer. Je m’entraîne très dur maintenant, avant de pouvoir m’imposer pendant les courses ! »
Stefan : « Il est important de ne pas avoir trop d'attentes, car elles ne peuvent que décevoir. Si nous sommes réalistes, nous devons viser le top 5. Et qui sait, peut-être qu’on pourra faire la surprise ici et là. La lutte s’annonce rude ! »
Liam Everts reçoit le casque Red Bull de son père Stefan

Liam Everts reçoit le casque Red Bull de son père Stefan

© Gino Maes

Quels sont tes objectifs pour 2021 ?
Liam : « Le but est de continuer à me développer. Ce ne sera pas facile, car beaucoup de coureurs reviennent de la MX2 à l’EMX250. Ça ira très vite. Mais avec de la patience et du travail acharné, je pense que nous pouvons absolument nous montrer. Tout est prêt. C’est une question de prendre le temps de terminer le puzzle et de voir tous les morceaux se mettre en place. »
Stefan : « Il y a encore du travail à faire, bien sûr. Liam doit encore acquérir beaucoup d'expérience et apprendre à mieux tenir le coup sous la pression que provoque son nom. Mais la passion est là, tout comme le dévouement et la discipline. Il a aussi le feeling, le talent et la perspicacité sont dans son ADN. »
Tu t’entraînes très dur actuellement. Ça veut dire que ton bras est complètement rétabli ?
Liam : « Je travaille beaucoup d'heures en Belgique et aux Pays-Bas pour me sentir le plus à l'aise possible sur ma moto, pour aller encore plus vite et donc arriver fin prêt à la ligne de départ quand nous pourrons à nouveau rouler des courses. Mon bras s'est très bien rétabli. Je n'en souffre plus. La plaque y est toujours, mais nous avons décidé de la faire enlever après la saison. »
Stefan : « Il progresse à tous les égards. Liam devient petit à petit un jeune homme. Tant mentalement que physiquement, il a fait de grands progrès l’année dernière. Notre plan ? Avoir de la patience, tout à son temps. La dernière chose que je veuille, c’est qu’il se blesse gravement en pleine croissance. La dernière chute n'était pas de sa faute, mais un problème technique avec le moteur. C’est très important en tant que coureur de bien s'en rendre compte. Notamment parce qu’il s'est entraîné de nombreuses heures et kilomètres ces dernières années. »
Le nom Everts est bien sûr quelque chose de spécial. Comment gères-tu cela ?
Liam : « Mon nom de famille entraîne évidemment une certaine pression. Mais une fois que la course commence, je m’enferme dans ma bulle et je me concentre uniquement sur moi-même, ma moto et le circuit. Mais c’est vrai, cela reste quelque chose de spécial. »
Stefan : « Ça me donne des sentiments mitigés. D'une part, je suis extrêmement fier que Liam non seulement me succède à moi mais aussi à son grand-père et qu’il perpétue donc le nom d'Everts dans le motocross. D'autre part, je connais aussi les risques de notre sport. Je me fais donc des souci et je ne veux pas qu'il se blesse gravement. »
Ton père est-il un instructeur sévère ?
Liam : « Papa est quelqu'un que j'admire vraiment, mais il reste mon père. Il est strict quand il doit l'être. Il me met à ma place de temps en temps quand quelque chose ne va pas. Alors c'est à moi de tirer des leçons de ces choses négatives et d’essayer de les éviter. »
Stefan : « J’accompagne Liam dans tout ce qu’il fait et essaie d'éviter le plus de risques possible. Dès le premier jour où il était sur la moto, j'ai toujours donné la priorité à la sécurité. Je lui donne toujours mon avis honnête, nous travaillons ensemble sur les faiblesses, et surtout je ne veux pas avancer trop vite. Je ne veux vraiment pas lui mettre de pression supplémentaire, car elle est déjà très grande. Je sais ce que ça fait. Mon père avait également une certaine notoriété. Et je m’y suis pris très calmement. Cela m'a permis de rester au plus haut niveau pendant très longtemps. »
Comment combines-tu le motocross avec l'école ?
Liam : « Je fais mes études devant le comité d'examen et je dois passer encore un examen pour obtenir mon diplôme d'études secondaires. J’aurais donc mon diplôme un an et demi plus tôt que mes pairs. Je veux tout faire pour le sport, mais je veux toujours aussi avoir un plan B. Les langues ou l'anatomie m'intéressent beaucoup, mais je m’y prends un examen à la fois. »
Est-ce que Liam fera mieux que tes 10 titres de champion du monde, Stefan ?
Stefan : « Ce serait génial s'il devenait un jour champion du monde. Trois générations… Du jamais vu ! J'espère vraiment. Mais s'il fait aussi bien que son grand-père, ce serait déjà super. »