Les 12 athlètes de HYROX à surveiller cette saison
La saison bat son plein, les rivalités s’intensifient et de nouveaux prétendants arrivent sur la scène de l’Elite 15. Voici les athlètes HYROX qui feront beaucoup de bruit cette année.
HYROX connaît un essor fulgurant : chaque année, une nouvelle vague d’athlètes débarque et défie les vétérans qui dominent la scène depuis longtemps. Au fil d’une saison, des milliers de participants poursuivent le même objectif, mais seulement 15 hommes et 15 femmes décrochent leur place sur la ligne de départ des Championnats du monde en tant qu’athlètes Elite.
L’an dernier, à Stockholm, en Suède, deux athlètes ont remporté leur premier titre. L’une n’avait même pas encore terminé une saison complète dans l’univers HYROX. L’autre était l’un des plus expérimentés du plateau.
Cette saison, les règles du jeu ont changé. La qualification repose désormais sur les points cumulés, avec cinq courses Élite à Hambourg, Londres, Bangkok, Las Vegas et Lyon.
La grande finale aura lieu du 10 au 13 juin à Hong Kong et ce sera la première fois que les Championnats du monde se tiendront en Asie. Pour l’instant, la saison est encore jeune, mais les points s’accumuleront au fil des courses, et les surprises sont garanties. Au cours des prochains mois, voici les six hommes et les six femmes à surveiller.
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Élite 15 Hommes : le summum de la forme physique
Alex Rončević - le recordman qui n'a pas dit son dernier mot
Alex Rončević se donne à fond aux Championnats du monde HYROX à Stockholm
© Mihai Stetcu/Red Bull Content Pool
Ancien nageur et champion du monde 2024, Alex Rončević est l’un des compétiteurs les plus respectés du sport, et son parcours est impressionnant. Il a battu plusieurs records au cours de la saison 2025-2026, d’abord à Hambourg avec un temps de 53 min 15 s dans l’Élite 15. Il a ensuite participé aux Championnats d’Europe aux côtés de Tim Wenisch dans la catégorie Pro double masculine et a établi un nouveau record du monde avec un temps de 47 min 40 s. Mais il n’en est pas resté là. À Varsovie, il en a établi un autre en devenant le premier athlète à passer la barre des 52 minutes, avec un temps de 51 min 59 s.
Connu pour son dévouement à un entraînement intense et son éthique de travail acharné, il reconnaît que le niveau de compétition dans ce sport augmente chaque saison. « Je me concentre sur moi-même parce que la compétition devient de plus en plus forte et de plus en plus rapide. Il faut donc vivre et s’entraîner comme un athlète professionnel. À fond », explique Roncevic. Cette saison, il compte déjà une victoire à Istanbul, en Turquie, et une deuxième place à Bordeaux, en France.
Cole Learn – celui qui a quelque chose à prouver
Depuis sa disqualification aux Championnats du monde de 2026, le Canadien Cole Learn est sur une lancée incroyable, enchaînant les courses les unes après les autres. Sa saison a débuté au Japon, lors du Chiba HYROX, où il s’est imposé avec un temps de 54 min 37 s. Il a ensuite remporté la victoire à Shenzhen, en Chine, avec un temps de 53 min 30 s.
« Gagner ces courses en Asie, ça comptait beaucoup pour moi », a déclaré Learn. Il a pu démontrer le niveau de forme physique qu’il avait affiché aux Championnats du monde et montrer au monde entier à qui il faudra se mesurer cette année. Il prévoit actuellement de participer aux courses Elite de Hambourg et de Londres.
Louis Osselaer – la révélation de l’année
Candidat surprise du circuit HYROX, le Belge Louis Osselaer a fait sa percée l’an dernier en prenant la deuxième place aux Championnats du monde. Ceux qui le connaissent n’ont pas été étonnés. Fort de son expérience en musculation et en triathlon, il apporte à ce type de course un mélange redoutable de technique, de vitesse et de force.
Il attribue son succès de la dernière saison à une hausse de son volume de course et à son entraînement au Sled, qui a fait de lui l’un des athlètes les plus forts du plateau au Sled Pull.
Jake Dearden – le préféré des partisans
Le marathonien Jake Dearden s’est imposé comme une figure dominante du sport après trois ans de compétition. En janvier dernier, en pleine préparation HYROX, il a couru un marathon en 2 h 22 à Houston, aux États-Unis, avant d’enchaîner avec des places dans le top 3, tant en simple qu’avec son partenaire de double, Charlie Botterill. Il a pris part aux Championnats du monde 2026, en juin, avec James Kelly, et ils ont terminé en huitième place.
Dearden a plus récemment pris part à la course Pro simple de Bordeaux, en France, où il a terminé troisième au classement général derrière Botterill et Rončević. Il a établi un nouveau record personnel de 54 min 20 s, mais le moment avait un goût doux-amer : il a mené presque toute la course avant d’être dépassé à la station des Wall Balls. « L’entraînement porte ses fruits, dit-il. Il y a trois mois, j’étais loin de ce niveau. Et le mieux, c’est qu’il me reste tellement de choses à travailler pour m’améliorer. »
Dylan Scott – le finisseur
La victoire de Dylan Scott au Championnat du monde 2025 était une surprise totale jusqu’aux derniers instants. Il est arrivé à la dernière épreuve en sixième position, derrière les anciens champions Tim Wenisch, Alex Rončević et Hunter McIntyre. Il a réussi à tenir le coup là où les autres ont craqué, enchaînant 100 wall balls d’affilée et les dépassant tous pour un temps final de 53 min 47 s.
Après sa victoire, Scott a souligné que s’il espère continuer à enchaîner les distinctions, les médailles et l’expérience en compétition, il souhaite aussi inspirer d’autres athlètes à se lancer dans ce sport. « C’est une communauté unique qui mérite qu’on s’y intéresse », a-t-il déclaré.
Tim Wenisch - la double menace
En juin, le champion du monde 2025 est arrivé à Stockholm, en Suède, prêt à défendre son titre. Il avait enchaîné les victoires tout au long de la saison et faisait figure de favori pour monter sur la plus haute marche du podium. Au final, il a dû se contenter de la quatrième place dans la catégorie Pro Hommes, mais il a tout de même connu le succès dans l’épreuve en double. Aux côtés de Rončević, ils ont remporté la victoire avec un temps de 48 min 57 s.
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Élite 15 Femmes : puissance, ténacité et domination
Alyssa McElheney - la nouvelle venue qui a bouleversé la donne
Avec son expérience en course de marathon, Alyssa McElheney s’était déjà qualifiée pour les essais olympiques de 2028 avant de s’essayer au HYROX. Mais l’hiver dernier, la nouvelle venue est sortie de nulle part, faisant ses débuts en Pro simple à Las Vegas, aux États-Unis, où elle a terminé en 1 h 00 min 55 s.
Quelques mois plus tard seulement, elle a été sacrée championne du monde 2026 à Stockholm, en Suède, avec un temps de 56 min 59 s. À la fin de la saison dernière, elle a déclaré avoir « trouvé son sport » dans l’HYROX et son intention de s’y consacrer à fond. Sa saison 2026 est déjà bien entamée, avec une victoire à Pékin, en Chine.
Joanna Wietrzyk – celle qui impose le rythme
Quand Joanna Wietrzyk, la favorite aux Championnats du monde 2025, a été battue par McElheney, on savait que cette défaite avait allumé un feu chez l’ancienne joueuse de tennis. La saison dernière, elle a accumulé les victoires et détient actuellement le record du monde féminin, établi à 54 min 25 s à Varsovie, en Pologne, en avril.
Elle est déjà montée deux fois sur la plus haute marche du podium cette saison : à Sydney, en Australie, puis à Chiba, au Japon, en Pro double avec Jess Petrow.
Ida Mathilde Steensgaard – la vedette issue d’un autre sport
Ida Mathilde Steensgaard s’est appuyée sur son expérience des courses d’obstacles, et sur la domination qui l'accompagnait, pour s’épanouir en HYROX. Sa percée a eu lieu à Hong Kong en 2024, où elle a affronté une pléiade de vétérans. Elle a pris la quatrième place et s’est qualifiée pour ses premiers Championnats du monde.
Elle et sa partenaire de double, Elli Stenfors, ont couru ensemble une dernière fois aux Mondiaux en juin dernier, terminant en huitième place. Cette saison, Steensgaard a pris la deuxième place à Oslo à la fin de septembre avec sa nouvelle partenaire, Laura Valgreen, établissant un nouveau record danois en Pro féminin avec un temps de 57 min 28 s.
Lucy Procter – la protégée au cran londonien
Lucy Procter a commencé sa carrière en HYROX il y a à peine trois ans et s’est déjà fait une place parmi les grandes. Elle a couru sa première course Elite en février 2025 à Las Vegas, où elle a terminé cinquième avec un temps de 1 h 03. Lors de cette même course, elle a fait ses débuts en double pro aux côtés de l’Australienne Joanna Wietrzyk et a remporté la victoire.
Elle a ensuite remporté le Pro double à Londres, cette fois avec Sinead Bent, améliorant son temps de près de deux minutes par rapport à celui réalisé avec Wietrzyk, pour terminer en 55 min 52 s. Elle et Bent ont ensuite décroché la deuxième place aux Championnats du monde de 2025 et ont poursuivi leur partenariat jusqu’à la saison dernière, terminant deuxièmes aux Championnats du monde en Suède, où elle a également terminé sixième en Elite simple.
Connue pour son engagement inlassable à se dépasser, Procter incarne la ténacité nécessaire pour remonter sur un podium, encore et encore.
Sinead Bent – la candidate discrète
Sinead Bent (à gauche) a connu le succès aux côtés de Lucy Procter
© Mihai Stetcu/Red Bull Content Pool
Autre nouvelle venue qui fait des vagues : la Britannique Sinead Bent, qui n’en est qu’à sa deuxième année de carrière HYROX. En 2024, elle a établi à Londres un record du monde Open féminin de 58 min 47 s, quelques mois seulement après sa première course. Aux Championnats du monde de la dernière saison, elle a conclu la fin de semaine avec deux podiums : la troisième place en Elite 15 et la deuxième en Elite double avec Lucy Procter.
Grâce à son expérience en course de fond (elle détient un record personnel sur 10 km de 35:18), elle a réussi à passer sans problème aux courses hybrides.
Megan Jacoby – celle qui revient en force
Pilier du circuit HYROX, l’ancienne athlète de piste de la NCAA Megan Jacoby aborde cette saison dans une position unique. Elle a été la première femme à franchir la barre sous les 60 minutes à la course HYROX d’Anaheim en 2023, puis a triomphé aux Championnats du monde la saison suivante. Mais alors qu’elle atteignait les plus hauts sommets de sa carrière de compétitrice, une hernie discale a mis sa carrière sur pause et elle a dû subir une chirurgie au dos.
Une fois rétablie, elle a repris la compétition, mais elle a subi une déchirure du ménisque et des lésions du cartilage en janvier 2026, ce qui a encore retardé son retour. Cette saison, toutefois, Jacoby semble de retour, et plus forte que jamais. Elle a déjà décroché deux victoires, à Athènes, en Grèce, et à Izmir, en Turquie, avec des temps de 57 min 30 s et 58 min 24 s, respectivement.
03
C’est quoi le HYROX ?
Jake Dearden, professionnel de l'HYROX, s'entraîne à la salle de sport
© Markus Rohrbacher / Red Bull Content Pool
Le HYROX n’est pas qu’un test de conditionnement physique de plus. C’est un format rigoureux : huit tours de 1 km de course à pied, chacun suivi d'une station d’entraînement fonctionnel. Ski Erg, poussée et traction de traîneau, sauts en longueur avec burpees, rameur, Farmers carry, fentes et enfin Wall Balls. C’est un format qui exige un athlétisme équilibré, où la vitesse pure ne suffit pas et où la force brute doit tenir sur la durée.
Le format standardisé fait que chaque course est identique, ce qui offre des conditions équitables à tous les concurrents.
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