A screenshot from the video game, Celeste
© Matt Makes Games
Games

Les jeux de plateforme 2D les plus difficiles de notre ère

En cette renaissance des jeux de plateforme 2D, nous avons soigneusement choisi sept titres ultracoriaces à découvrir.
Écrit par Mick Fraser
Temps de lecture estimé : 5 minutesUpdated on
L’année 2020 verra la sortie tant attendue de Super Meat Boy Forever, la suite d’un test de réflexes impitoyable conçu par Team Meat : l’occasion était donc belle de compiler une liste de jeux de plateforme 2D à se jeter par terre… pour s’y arracher les cheveux. Voici les titres sublimes et brutaux à essayer dès maintenant.

1. Towerfall: Ascension

Envie d’un défi?

Envie d’un défi?

© Matt Makes Games

Towerfall est un jeu d’action où, sautant de plateforme en plateforme, on tente de tuer les ennemis et les autres joueurs d’une seule flèche tout en évitant les pièges. Nos flèches étant en nombre limité, il faut les récupérer à mesure, ce qui peut être très corsé en soi, même sans tous les dangers mortels.

Apprécié dans le monde entier par les athlètes d’élite, les étudiants, par les professionnels très sollicités et par ceux qui font de longs voyages.

Red Bull | Energy Drink

Red Bull Energy Drink
Autre mécanique à noter : si l’on sort de l’écran, on réapparaît du côté opposé. Très utile, sauf quand, en s’échappant du danger, on atterrit tête première dans la cause insoupçonnée de notre fin brutale. Sous ses mignons dessous rétro, Towerfall est un petit jeu effréné sorti de l’enfer qui a servi de test de solidité pour bien manettes depuis son lancement.

2. Cursed Castilla EX

Dans Cursed Castilla EX, la bravoure du chevalier est de mise

Dans Cursed Castilla EX, la bravoure du chevalier est de mise

© Abylight Studios

Tout jeu fortement inspiré par le légendaire Super Ghouls n’ Ghosts de Capcom sera forcément un chemin de croix, et Cursed Castilla EX ne fait pas exception : on a affaire à un diable sans pitié. Lancé à l’origine sur PC puis porté à la PS4 à la fin de 2016, ce titre nous met dans l’armure d’un brave chevalier envoyé en mission dans une terre abritant monstres, châteaux, donjons… Bon, qu’importe. Le fait est que tout veut notre peau, et que pratiquement tout va l’avoir.
Qui dit Cursed Castilla EX dit jouabilité rétro à son mieux, avec des niveaux bien pensés et de super boss qui mettent vraiment l’habileté et la patience à l’épreuve. Et comme pour les aventures médiévales de Capcom, il faut avoir l’estomac solide!

3. N++

N++ propose des casse-têtes basés sur la physique

N++ propose des casse-têtes basés sur la physique

© Metanet Software

Sans conteste l’un des jeux les plus difficiles des dernières années, N++ est aussi l’un des défis vidéoludiques les plus méticuleusement conçus et les mieux exécutés qui soient, toutes plateformes confondues. Moitié jeu de casse-têtes basés sur la physique, moitié jeu de plateforme rapide, ce titre voit notre apprenti ninja naviguer des niveaux visuellement épurés, mais mortellement dangereux, où l’objectif est toujours simple : activer un bouton pour ouvrir une porte, puis atteindre la porte pour continuer.
La difficulté réside dans le fait qu’on doit penser à une tonne de choses en même temps. Notre ninja est à ce point assujetti aux lois de la physique qu’il faut planifier parfaitement chaque course et chaque saut, mais en plus, les niveaux sont remplis d’ennemis, de pièges et d’obstacles qui bougent en boucle, et qui nous tuent souvent au simple toucher. Résultat : on passe autant de temps à jurer et à se demander pourquoi on s’amuse à ce point qu’à jouer et à se perfectionner.

4. Rain World

À la frontière du difficile et du carrément inhumain, Rain World ressemble à un Ori and the Blind Forest à la sauce Tim Burton. On y incarne une étrange créature blanche, mi-chat, mi-limace, qui doit traverser des endroits de plus en plus dangereux où tout veut nous manger. Il faut sauter, esquiver et courir (ou ramper), mais aussi trouver de la nourriture et des lieux sûrs où hiberner.
La mort nous guette partout, mais on sait rarement où, car la position des ennemis est aléatoire. Les morts instantanées et la difficulté ardue pourraient être supportables, si ce n’était du fait que les points de sauvegarde sont rares et qu’un échec nous force souvent à recommencer toute la zone. Comme notre premier passage n’était probablement qu’un coup de chance, ça devient drôlement frustrant les fois suivantes. Mais c’est magnifique, alors si vous êtes un peu comme nous, vous y reviendrez constamment.

5. SpeedRunners

Mariage du jeu de course et du jeu de plateforme, SpeedRunners a d’abord été conçu pour le plaisir entre amis. Mais qu’on s’offre une séance de groupe ou une petite partie en solo, le défi est de taille.
Dans ce titre à défilement latéral du studio tinyBuild, tout est question de synchronisation. On sprinte dans une direction, puis tout à coup dans l’autre. On glisse sous un obstacle. On saute par-dessus le suivant. On s’élance au-dessus du danger à coup de grappin. Tout ça en tentant de rester dans l’implacable cadre de l’écran, qui suit le meneur et va en rétrécissant. Si l’on traîne de la patte et que le cadre nous touche, c’est terminé. Et comme le jeu est fait pour être joué à plusieurs, il demeure toujours difficile, même si les concurrents virtuels ne posent plus une menace pour nous.

6. Celeste

Bien que Celeste soit l’œuvre des créateurs de Towerfall: Ascension, il s’agit d’un jeu entièrement solo qui délaisse le tir à l’arc effréné au profit de la survie et de l’exploration. Mais il n’est pas moins ardu que Towerfall : notre personnage doit escalader des murs, accélérer en plein saut et grimper toujours plus haut dans des niveaux savamment conçus et remplis de pics, de pièges, d’accélérateurs et de sols qui s’effondrent.
Si les ennemis se font plutôt rares, il y a tout de même des sections où l’on se fait pourchasser par une version démoniaque de nous-mêmes, ce qui est plutôt terrifiant compte tenu de la précision requise pour maîtriser les mécaniques impitoyables.

7. Cuphead

Cuphead

Cuphead

© Studio MDHR

Jeu de plateforme de type « rideau de balles », Cuphead semble tout droit sorti des années 1930. Avant même sa sortie, ce titre à défilement latéral de StudioMDHR suscitait un engouement qui tendait toujours plus vers le légendaire : le flot incessant de vidéos et de captures d’écran nous donnait un avant-goût du style visuel unique et de la jouabilité des plus brutales.
Mais ne vous méprenez pas, car aussi mignon et enfantin que ce jeu puisse paraître dans certaines images, la réalité est tout autre. Les animations, dignes de l’âge d’or, prennent des teintes terribles sinistres quand on affronte les boss, sans parler du degré de difficulté extrême.