Benny in "Enchanted Forest"
© Ryan Taylor
Snowboard

Suivez les aventures de Benny Milam dans « la forêt enchantée »

Découvrez en exclusivité la dernière vidéo du snowboardeur. Attention, ça va décoiffer !
Écrit par Jason Horton
Temps de lecture estimé : 5 minutesPublié le
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Benny Milam

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Lorsque l'on pense aux destinations de rêve pour faire du snowboard, le Midwest n'est généralement pas le premier endroit qui nous vient à l'esprit. Avec ses stations culminant en moyenne à 122 mètres d'altitude et ses tempêtes de neige qui font régulièrement chuter les températures bien en dessous du seuil de congélation, il s'agit sans aucun doute d'une région où les habitants apprennent à tirer le meilleur de ce qu'ils ont.
À Trollhaugen (Dresser, Wisconsin), les snowboardeurs sont par exemple devenus des experts pour dénicher les obstacles et les descentes aux endroits les plus improbables. Le résultat ? Un style de glisse original qui, lorsqu'il est combiné à des performances de haut niveau, offre un type de snowboard unique. Benny Milam fait partie des quelques-uns à posséder ce talent.
Benny Milam nous montre tout son génie créatif dans sa dernière vidéo « la forêt enchantée », prouvant une nouvelle fois que c'est en imaginant des tracés aux endroits les plus improbables que l'on obtient les meilleures descentes.
Nous avons posé quelques questions à Benny pour en savoir un peu plus sur ce nouveau projet.
Lorsque l'on regarde « la forêt enchantée », on a l'impression que vous avez fait toute la descente en une seule fois... mais c'est impossible. N'est-ce pas ?
[rire] Le tournage a duré cinq jours et on a fait environ trois obstacles par jour. J'aurais aimé que ça aille plus vite, mais on devait tous les matins passer plusieurs heures à amener la neige dans des brouettes en pleine forêt.
Ok, c'était ma question suivante. La vidéo a de toute évidence été tournée dans des conditions estivales et par temps chaud. D'où la neige venait-elle et comment avez-vous fait pour qu'elle ne fonde pas ?
La station de Trollhaugen a pris toute la neige de son snowpark et l'a mis à l'ombre, puis a mis du foin par-dessus pour la protéger. Ensuite, ils remplissaient tous les jours un camion avec de la neige, l'amenaient jusqu'à la colline puis on l'amenait jusqu'au parcours dans des brouettes. On ajoutait un peu de sel et ça se transformait tout de suite en glace, ce n'était pas très académique mais très amusant.
On a vraiment fait quelque chose d'unique. J'ai aimé la variété du parcours et le fait que tous les obstacles étaient en bois naturel. Pourriez-vous me parler un peu plus du créateur et constructeur du parcours, Matthew « Boody » Bourdeaux ?
Boody est une légende locale dans le Midwest. C'est un snowboardeur très talentueux, mais c'est aussi un Eagle Scout, un groupe de scouts. Il est vraiment bon dès qu'il s'agit de travailler le bois. C'est un vrai bucheron, il a la grosse barbe et tout ce qui va avec. Il est venu et il lui a fallu deux ou trois semaines de travail acharné pour construire tous ces superbes obstacles. Il a compris ce que je voulais faire quasiment dès notre première visite des lieux.
« La forêt enchantée »
« La forêt enchantée »
Parlez-moi un peu de ce qui rend la scène du Midwest différente.
Je pense que ce qui rend vraiment la scène du Midwest unique, c'est l'utilisation de cordes de remontée. Il n'y a que trois ou quatre obstacles par parcours, mais on peut faire 200 ou 300 descentes en une journée. On ne s'arrête jamais. Il ne fait pas froid, et même quand il fait froid, on reste chauds parce qu'on reste debout en prenant les remontées. Il n'y a pas vraiment de montagne, mais les collines font l'affaire, et il y a des street spots partout. Le street snowboard est d'ailleurs ce pour quoi le Midwest est connu.
Chad Otterstrom dit que venir du Midwest, c'est tirer le meilleur de ce que l'on a. Vous êtes d'accord avec ça ?
Quand j'étais petit, on avait des sauts qui n'en étaient pas vraiment, des sommets d'obstacles catastrophiques, de très mauvaises zones d'atterrissage et de la glace, partout. Mais on s'y habitue. On apprend à glisser dessus, et quand on va plus à l'ouest, où il y a de bien meilleurs sauts, c'est une toute autre histoire, on n'a pas peur parce qu'on est habitué à atterrir sur de la neige dure. J'ai l'impression que cela m'a façonné en tant que snowboardeur, cela m'a permis de pouvoir m'adapter à toutes les conditions.
Vous faisiez beaucoup de compétition lorsque vous étiez jeune. Êtes-vous passé de la compétition aux vidéos progressivement, ou la transition a-t-elle été plus rapide ?
J'ai fait des compétitions jusqu'à ce que j'ai 14 ou 15 ans, puis j'ai commencé à faire des vidéos à plein temps. La transition a été relativement progressive, parce que je n'arrivais pas à gagner de compétition. J'allais toujours en finale, mais je ne gagnais jamais. Et à cette époque, il y avait plusieurs équipes de tournage dans le Minnesota, et les 1817 étaient mes idoles. Et quand j'ai commencé à faire des vidéos avec eux, c'était dur de concilier les deux, donc j'ai fait de moins en moins de compétitions.
C'est toujours bien de voir des athlètes qui peuvent laisser libre cours à leur créativité dans leurs vidéos. On pense notamment aux vidéos de Danny Macaskill. Il y en a qui vous ont inspiré ?
Les vidéos de Levi [Lavallee] m'ont vraiment inspiré. Faire de la motoneige en ville, avoir carte blanche dans la ville d'où je viens… ça a été énorme quand c'est sorti dans le Minnesota. Donc Levi est celui qui m'a vraiment inspiré, et c'est avec lui que j'ai tourné ma première vidéo Red Bull, dans laquelle il me tractait. J'ai fait de la motoneige toute ma vie, et c'était mon idole.
Imaginons que vous puissiez déménager pour aller faire du snowboard où vous voulez, où iriez-vous ?
C'est une question vraiment très difficile, parce qu'honnêtement, j'adore le Midwest. J'ai essayé d'aller vivre à Salt Lake City, mais... tout me ramène dans le Minnesota.
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