Le sprinteur belge Jordi Meeus (Bora-Hansgrohe) roule devant le peloton lors d’une étape du Tour de France.
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Cyclisme

Cyclisme sur route : qu’est-ce qu’un sprinteur ?

Sur les routes du Tour de France, même s’il avance à l’unisson, le peloton est loin d’être uniforme. Aujourd’hui, on se penche sur le rôle et les caractéristiques des sprinteurs.
Écrit par Red Bull France
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Au sein de toute équipe cycliste, qu’il s’agisse de Red Bull - BORA - hansgrohe ou d’un club amateur vendéen, les coureurs ont une spécialité. Dans l’équipe de Primož Roglič et de Florian Lipowitz, le sprinteur attitré est le Belge Jordi Meeus, mais alors, quels sont ses points forts ?
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Le profil physique du sprinteur

Si tu es un habitué des grands tours comme des classiques, tu le sais, les sprinteurs ont souvent un physique particulier par rapport aux grimpeurs, puncheurs et à leurs autres concurrents. Contrairement à un Florian Lipowitz qui pèse 68 kilos, Jordi Meeus est à 80 kilos sur la balance. Pourquoi ? Parce que les sprinteurs doivent être capables de générer une puissance et un effort soutenu sur une courte durée. En général, les spécialistes des sprints ont un tour de cuisse bien supérieur à leurs collègues et une bien meilleure explosivité.
La clef, pour eux, c’est la capacité anaérobie. Vous n’avez jamais entendu ce terme ? Il fait référence à l’efficacité du système d’acide lactique, et donc à la puissance qu’ils peuvent déployer en fin de course.
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Les compétences techniques des sprinteurs

Le peloton traverse un champ de tournesols sous un ciel bleu éclatant lors du Tour de France.

Le peloton en action

© Maximilian Fries/Red Bull Content Pool

En plus d’avoir des attributs physique particuliers, les sprinteurs travaillent également des compétences pas forcément vitales pour les autres membres du peloton. Premièrement, ils doivent être capables d’avoir une position adéquate pour maximiser leur aérodynamisme en fin de parcours. Presque couché sur son vélo, c’est quelque chose que Mark Cavendish maîtrisait à la perfection. En plus de réduire le frottement avec l’air et de gagner ainsi en vitesse, cela permet également de réduire l’aspiration dont peuvent profiter les concurrents.
En plus d’être bien installé sur son vélo, il faut aussi savoir se placer dans le groupe de tête. Sans cela, on peut aisément se retrouver bloqué dans la mêlée et ne jamais pouvoir accélérer. Il faut aussi avoir une bonne dose de courage et de contrôle de son vélo, parce que venir se frotter, parfois épaule contre épaule, à 65 km/h, c’est loin d’être une mince affaire.
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Les courses favorisant les sprinteurs

Logiquement, les spécialistes de la vitesse pure et de l’explosivité brillent lors des courses qui ne leurs demandent pas d’aller puiser dans leurs réserves ou qui permettent à d’autres types de coureurs de les distancer avant le final. Le plat est donc leur terrain de jeu favori, et à ce petit jeu, le classique qui leur réussit le mieux, c’est le Milan-San Remo. Longue de 298 kilomètres, la course a été remportée par Mark Cavendish, Jasper Philipsen ou encore Mario Cipollini, tous d’excellents sprinteurs.
Luttant pour le maillot vert sur le Tour de France, les sprinteurs sont également souvent à leur avantage sur les premières étapes de la grande boucle. Mais avec l’arrivée des premiers cols, c’est une autre catégorie qui prend généralement les devants. On se penchera sur leur cas incessamment sous peu.