Le champion du monde de F1 Sebastian Vettel au volant de son Infiniti Red Bull Racing au Red Bull Ring
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F1

F1 vs MotoGP : les différences sur un même circuit

Aujourd'hui, plusieurs tracés accueillent des grand prix de Formule 1 et de MotoGP. Focus sur les principales différences qui existent entre les deux disciplines sur un même circuit.
Écrit par Red Bull France
Temps de lecture estimé : 3 minutesPublished on
Vitesse de pointe, accélération, virages... Piloter une moto ou une F1, ce n'est pas du tout la même chose... Et c'est encore plus flagrant quand on prend comme points de repère les circuits qui ont la chance d'accueillir les deux disciplines, comme Barcelone, Spielberg, Austin ou bien Silverstone, pour qui ce sera le cas le 6 août prochain.

La vitesse de pointe

40 km/h, c'est (presque) ce qui sépare Johann Zarco de Max Verstappen sur le circuit qatari de Losail. En 2021, lors des essais libres, le motard français établit un record (depuis battu par l'Espagnol Jorge Martin) : il atteint la vitesse de 362,4 km/h sur les 1068 mètres de la ligne droite. À titre de comparaison, le pilote de F1 Max Verstappen, lui, n'a atteint "que" les 320 km/h au speed trap (endroit du circuit où la vitesse de pointe est enregistrée, ndlr) du circuit qatari.
Johann Zarco poses for a portrait during the MotoGP World Championship in Philip Island, Australia on October 24, 2019.

Johann Zarco

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Avec ces chiffres en tête, il serait facile de se dire : "les MotoGP sont vraiment plus rapides que les Formule 1". Pourtant, ce n'est pas le cas. Si une moto peut effectivement battre une F1 sur la vitesse de pointe, une monoplace ne lui laisse aucune chance sur le temps au tour. Il faut 1'21,48 min à Max Verstappen pour compléter le tracé quand Johann Zarco met, lui, 1'53 minutes. La performance de Johann Zarco est donc d'autant plus remarquable.

La vitesse moyenne

On l'a vu, sur la vitesse de pointe, il arrive qu'une moto mette une F1 dans le vent. Seulement, comme nous l'évoquions plus haut également, le temps au tour est largement à l'avantage des monoplaces. Pourquoi ? En termes de vitesse moyenne, une moto ne fait pas le poids. Sur le circuit de Spielberg, elle est d'environ 180 km/h pour une MotoGP, contre 240 pour une F1.
Max Verstappen roule sur le circuit de Spielberg lors du Grand Prix de Formule 1 d'Autriche.

Max en Autriche

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Rendez-vous au premier virage

On ne gagne pas une course dans les lignes droites, mais dans les virages, comme dirait l’autre. C’est là que les F1 se détachent des MotoGP sur les mêmes tracés. Prenons Silverstone, par exemple. Le circuit, qui accueille les deux disciplines, compte pas moins de 18 virages.
Johann Zarco roule sur le sur le circuit de Silverstone lors du Grand Prix de MotoGP de Grande-Bretagne. Zarco a annoncé son départ du team Red Bull KTM Factory.

Zarco pilote sa moto sur le circuit de Silverstone

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Un nombre conséquent (bien que loin des 27 de Jeddah) qui “pénalise” les deux-roues. La raison ? Une MotoGP n’ayant que deux roues (et donc moins d’adhérence), elle ne peut pas se permettre de prendre un virage à pleine vitesse, sous peine de finir dans le décor. Avec ses quatre pneus et son centre de gravité plus bas, une monoplace n’est pas obligée de ralentir autant qu’une moto pour s’engager dans un virage. Quand Max Verstappen peut prendre le virage des Maggots en 5 ou 6ème vitesse, Marc Marquez, lui, est obligé de le faire en 2ème ou 3ème et de freiner près de 200 mètres avant.
En bref, les circuits partagés par la Formule 1 et la MotoGP nous permettent clairement de nous apercevoir que les deux disciplines sont à la fois si proches... et si éloignées.