Le problème de la hype, c’est que souvent le résultat n’est pas toujours à la hauteur des attentes. Prenez ces consoles et ces accessoires par exemple : ils promettaient la lune, mais se sont finalement révélés être des échecs patents. À l’image de cette console tournant sous Android ou d'un contrôleur de jeu avec motion control qui menaçait de faire disparaitre la manette traditionnelle, tous ces produits promettaient beaucoup, mais tombèrent de haut. Voici donc notre rétrospective des plus gros ratés de l’histoire des consoles de salon.
Microsoft Kinect
La Wii avait déjà popularisé le jeu vidéo basé sur le motion control, mais le Kinect (ou Project Natal, son nom avant d’être commercialisé) promettait de le faire passer dans une autre dimension. Il a même été comparé à l’ordinateur contrôlé par des mouvements de Minority Report. Faire de vous le contrôleur, c’était une belle histoire, sauf que quatre ans après son lancement, plus personne n’y croit. La grande majorité des joueurs préfère toujours utiliser une manette, et soyons francs, peu d’entre nous ont assez de place pour utiliser le Kinect confortablement. Sa reconnaissance vocale a aussi du mal à identifier certains accents. Pas étonnant que Microsoft ne vous oblige plus à acheter le Kinect avec la Xbox One, puisqu’il s’avère que tout le monde s’en passe très bien finalement.
Ouya
La première console du monde sous Android est arrivée poussée par une hype colossale, engrangeant presque 9 millions de dollars sur Kickstarter, ce qui est plutôt impressionnant si on considère que l’objectif de financement était de seulement 950 000 dollars. Elle promettait de concurrencer la PS4 et la Xbox One, en rendant le jeu vidéo plus abordable sinon gratuit, souhaitant attirer la masse des joueurs occasionnels qui faisaient exploser le business du jeu mobile. Malheureusement, cette console fit l’effet d’un pétard mouillé. Le développement a été bâclé à la hâte et l’interface utilisateur était atroce, même si ce point a été corrigé au moment où la console est sortie. Mais le plus gros problème, c’était l’absence de jeux décents, un handicap fatal pour toute console. Ouya promettait de sortir une nouvelle version de la console tous les 12 mois, afin que les joueurs bénéficient des mêmes upgrades qu’avec leurs smartphones. 18 mois après son lancement, on attend toujours un nouveau modèle.
Wii MotionPlus
Avec la Wii, Nintendo a changé à jamais le jeu vidéo, ouvrant cette pratique à ceux qui n’y prêtaient pas le moindre intérêt. Résultat ? Plus de 100 millions de consoles vendues dans le monde. Alors comment le Wii MotionPlus s’est-il planté à ce point ? Il s’agit d’un petit block qu’on accroche au contrôleur de la Wii et de la Wii U pour le rendre plus précis dans la captation des mouvements, notamment des rotations. Mais tout le monde n’a pas été convaincu. Des développeurs d’Electronic Arts ont affirmé qu’il était trop sensible et parfois imprécis. Et le flop incontestable de la Wii U n’a pas aidé.
R.O.B.
Un périphérique qui joue le rôle d’un deuxième joueur ? Comment peut-on ne pas adhérer à cette idée ? Et oui, Nintendo a sorti R.O.B. (Robotic Operations Buddy) en 1985 pour servir de compagnon aux joueurs seuls. Sur le plan de l’innovation, personne ne peut vraiment critiquer Nintendo. Dommage qu’il ne marche qu’avec deux jeux. Gyromite, un jeu de plateforme, et Stack-Up, un puzzle. Malheureusement, R.O.B. était aussi bruyant que lent. Ça donne envie non ?
Sega Nomad
La Game Gear était peut-être trop encombrante, et avait une autonomie ridiculement faible, donc on imaginait que son successeur ne pouvait sûrement qu’être meilleur. La Nomad était une Mega Drive portable que vous pouviez brancher à la télé pour jouer sur l’écran de votre salon. Vous trouvez ça cool non ? Malheureusement, Sega mettait tous ses œufs dans le panier Sega Saturn, que la Nomad ne prenait malheureusement pas en charge. La console n’est sortie qu’en Amérique du Nord et ne fonctionnait pas non plus avec les périphériques de la Mega Drive comme le Mega CD et le 32X.
Power Glove
On ne peut pas dire que Nintendo n’avait pas d’ambition. Cet accessoire qu’on enfilait sur la main était fait par Mattel et son usage était incroyablement complexe. En plus des boutons classiques et de la croix directionnelle, vous aviez droit à une série de 9 boutons programmables. Et vous pouviez contrôler votre personnage en faisant un mouvement de la main, une idée que tout le monde a trouvé étrange. Comme R.O.B., seuls deux jeux sont sortis avec, même si d’autres étaient compatibles. Enfin, jouables en théorie seulement.
Gizmondo
Malgré des investissements faramineux (Jenson Button en a fait la pub et la société a même ouvert sa propre boutique à Regent Street), la Gizmondo était vouée à l’échec. Même ses fonctionnalités additionnelles ne suffirent pas à la sauver, alors que ni la Nintendo DS ni la Sony PSP n’étaient compatibles comme elle avec le Bluetooth et les SMS. Sauf que ces deux consoles avaient le plus important, c’est-à-dire des jeux, des tonnes de jeux. Il s’est vendu moins de 25 000 exemplaires de la Gizmondo, qui détient donc le record de la console portable la moins vendue de l’histoire. Un bide intégral.