Buds
© Tim Duerig
Musique

La scène hip-hop de Bienne en 12artistes

Le vétéran Buds, le prometteur Motis ou encore les membres du collectif YFR : tour d’horizon du rap biennois
Écrit par François Graz
Temps de lecture estimé : 19 minutesPublished on
28 mars 2024. Au sein de la mythique salle de concert La Coupole s’est déroulé un évènement à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire du rap helvétique. Plus d’une dizaine d’artistes pour 8 heures de show devant 1000 personnes chauffées à blanc : lors de sa première édition, le Buds Fest a non seulement affiché complet, mais a surtout démontré que le hip-hop suisse n’a rien à envier à la scène internationale. Comme vous l’aurez sans doute deviné, l’instigateur de cet event se nomme Buds, ponte emblématique de la ville de Bienne qui a grandement contribué à placer celle-ci au sein de la sphère hip-hop via La Base & Tru Comers.
À l’origine du collectif, cinq potes soudés par une passion commune pour le rap : Buds, T-Sow, Ri-k, Sokra et Ekzhall. Fruit de leur alliance avec les Tru Comers Sperrow et X-Pert, l’EP six titres « Connexion » parait début 2013 et connaît un succès retentissant : le stock de vinyles se retrouve sold out en à peine un mois, et la notoriété du crew explose. Deux ans plus tard le collectif remet le couvert avec « Jusqu’à la Mort », premier album boom-bap qui a tout du classique. Un projet référence ainsi qu’une tournée internationale pour les Suisses, qui ont pu fouler les scènes de France, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Colombie ou encore Brésil. Mis à part les membres du mythique groupe, d’autres artisans rap, OG’s tout comme rookies, arborent fièrement l’étendard biennois. Pour faire suite à Lausanne, Genève, Fribourg et Vevey, focus sur la ville de Bienne et ses principaux talents.

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Buds

« Vous sonnez tous pareil, c’est trop monotone, je viens pour changer ça, l’album arrive en automne » s’exclame Buds au sein du bien nommé « CE SON N’EST PAS SUR L’ALBUM », titre égo tripé en préambule de son futur projet à venir. Depuis ses débuts il y’a plus d’une décennie avec le groupe La Base & Tru Comers, le suisso-brésilien n’a eu de cesse de diversifier ses activités, débarquant bien souvent là où on ne l’attend pas. En atteste sa connexion avec le bernois Nativ qui a engendré Psycho’n’Odds, duo dont la majorité des sonorités s’affranchissent du boom-bap si cher à Buds lors de la genèse de sa carrière. En effet, il serait trompeur de cataloguer l’artiste comme étant un activiste du old school, tant ce dernier a su se détacher de cette étiquette qui lui collait à la peau afin d’explorer d’autres genres musicaux. Une versatilité particulièrement frappante à l’écoute de son premier album solo « Dystopia », condensé de baile funk et pop urbaine sur fond d’introspection : un changement de style radical pour l’une des meilleures sorties de l’année 2022.
Ayant pour habitude de collaborer avec des artistes issus des quatre coins de la suisse (et du globe), le biennois a décidé d’en réunir une bonne partie lors de la première édition de son propre festival, le Buds Fest : « Je pense que cet event s’inscrit dans le cheminement logique de tout ce que j’ai déjà entrepris en mon nom. Après deux ans de rénovation, La Coupole a récemment rouvert ses portes, du coup je me suis dit qu’il fallait fêter ça avec un show légendaire. » Niveau line-up, beaucoup d’artistes dont l’ADN fait écho au sien ; Di-Meh, Ele A, Kwam.E…ainsi que des kickeurs locaux tels que les membres du crew YFR ou encore Motis. Quant au sacro-saint second album, Buds nous glisse quelques pistes de réflexion :
« J’ai toujours été dans la réinvention de ma proposition artistique, avec pour but de ne pas faire ce que j’ai pu proposer par le passé. Le second album n’est donc pas une répétition mais une suite. Quelques gros featurings sont déjà coffrés, d’autres sont programmés. Si tout va bien le projet sort en automne, tout ce qui compte pour moi c’est de balancer un classique. »
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T-Sow

Depuis l’EP « Jazz » paru en 2019, dernier projet en date de La Base & Tru Comers, T-Sow s’est concentré sur sa carrière solo. Pas du genre à se reposer sur ses lauriers, le mc n’a pas perdu de temps puisque moins d’un an plus tard paraît son premier album, « Pas d’ennemis comme l’eau ». « Depuis petit on m’a appris à être comme l’eau : clair, propre, fluide, vigilant ne te fais pas d’ennemis » entonne l’artiste d’origine sénégalaise sur l’intro du 14 titres, par ailleurs entièrement produit par les Tru Comers. Car si T-Sow avance désormais en éclaireur, il n’en oublie pas pour autant l’adage « Comin Tru jusqu’à la mort », s’entourant régulièrement de Sperrow et X-Pert à la prod, tout comme Buds et Sokra au mic.
C’est justement avec ce dernier que le biennois a sorti « Black Attack » en 2023, projet collaboratif de 7 tracks chapeauté par…Sperrow, on ne change pas une équipe qui gagne. C’est un fait, T-Sow accorde une importance toute particulière à sa direction artistique. Désireux de pousser le curseur visuel plus loin que via ses clips, celui-ci s’est essayé à la conception d’un court métrage avec son pote réalisateur Arnaud Baur : « Claws of Fame ».
La fiction met en scène T-Sow dans une véritable chasse à l’homme, métaphore du monde impitoyable de l’industrie musicale et plus précisément de ses innombrables maisons de disques. Jamais à cours d’idées, le rappeur distille quelques éléments de réponse quant à son avenir : « Actuellement, je me concentre sur ma vie afin d’accumuler les expériences…avant de libérer mon prochain projet qui n’a pas encore de date de sortie fixe. »
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Bokka Dioro

Bien avant de faire cavalier seul, Bokka Dioro enchaînait déjà les mesures avec La Base & Tru Comers via son ancien blaze, Ri-k. Ce dernier s’est immergé très tôt dans le rap : « Ma grande sœur avait une passion pour le graffiti et comme mes parents devaient travailler la semaine plus le week-end, elle s’occupait de moi donc j’ai trainé dans l’ambiance hip hop biennoise depuis môme. J’ai souvenir d’un voisin du bloc dans lequel j’ai grandi qui n’arrêtait pas d'écouter « I Got 5 On It » de Luniz et « Gangsta Paradise » de Coolio, c’était à l’époque 95-96, j’avais à peine 5 ans. » Par la suite, vers l’âge de 12 ans, le mc s’exerce à écrire ses premiers textes sur les instrus de face B des singles qu’il chopait chez les disquaires. La genèse d’un amour inconditionnel pour le rap, qui le conduira à enregistrer dans divers studio de la région, performer lors de la finale suisse de la compétition End of The Weak en 2013 et se produire en concert à travers le monde avec le groupe La Base jusqu’en 2019.
Bien que cette expérience soit aujourd’hui derrière lui, Bokka Dioro poursuit désormais sa carrière solo en totale indépendance. Un regain artistique porté par son premier album « Sur Mesure » ainsi que la création du label « LBCT MUSIC » dans la foulée : « LBCT pour La Bicrave Comme Talent, pour ainsi dire bicraver de la musique et non autre chose. C’est une structure que j’ai créé afin de soutenir les jeunes artistes indépendants et promouvoir activement la production musicale ». Deux ans plus tard parait le second album du biennois, « BICRAVE MUSIK », 14 titres blindé de featurings internationaux, dont DJ Mad Pee. Le pionnier du hip-hop sud-américain s’est associé avec Bokka Dioro sur le long format « Double L Killaz » en 2023, artefact boom bap dont la connexion suisso-vénézuelienne fait des ravages. Décidemment hyper productif, le biennois planche actuellement sur sa prochaine sortie : « J’ai un projet que je chouchoute depuis fin 2022, on est sur le point de finaliser les mix avec Siko, le meilleur de Bienne dans le domaine, et ensuite je verrais bien selon mes envies. Il faut dire que je pratique le rap par passion et que je n’ai aucune pression de la part d’aucun label ni manager. Être 100% indépendant c’est l’avenir pour moi. »
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Bizzy Ape

Ayant grandi au sein d’une famille où le hip-hop était omniprésent, c’est peu dire si le rap a vite matrixé Bizzy Ape, et plus particulièrement l’âge d’or de la trap. Avec Gucci Mane, Chief Keef, Waka Flocka Flame ou encore les Migos comme références, le biennois commence alors à gratter ses premiers textes au collège, motivé par les grands de son quartier. Après avoir fait ses classes en duo avec Tic Dee, Bizzy poursuit sa trajectoire en solo et finit par se connecter avec des pontes de la scène lausannoise tels que YvDre ainsi que Santo, dont le projet collaboratif « TRAPART » verra le jour en septembre 2017. S’en suivra l’EP « Ape Mode » deux ans plus tard, toujours orienté trap à l’exception du banger « Drill.Ch ». Désireux de se professionnaliser davantage, Bizzy décide de fonder le label Goodfellas avec son ami producteur Keny Clay : « On a décidé de faire les choses nous-mêmes plutôt que de les attendre. Avec ce label, notre objectif est de pouvoir aider les artistes de demain à se développer étant donné le manque de structure dans notre pays à ce niveau-là. »
Entre 2022 et 2023, les deux biennois ont droppé une trilogie d’EP « Cosa Nostra », mélange de diverses sonorités. La série ayant reçu un accueil plus que validé, Bizzy Ape et Keny Clay décident de revenir à la source trap pour le dernier EP en date de l’helvète, « 300 : La Naissance d’un Empire » : « Comme son titre l’indique, le blaze du projet est un clin d’œil au film éponyme car il reflète bien notre mentalité dans le milieu de la musique. On a voulu faire plaisir à mes auditeurs de la première heure avec une tracklist 100% rap. Pour 2024, on est dans l’optique de continuer à envoyer du son ainsi que des visuels et surtout, offrir de la bonne musique afin de faire rayonner la Suisse à l'international. »
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Kalo

Au sein de la ville de Bienne réside l’un des artistes les plus énigmatiques du rap suisse : Kalo. Actif depuis le début des années 2010, le rappeur s’est toujours tenu à l’écart des apparitions médiatiques, cultivant le mystère sur sa personne. À la base, le mc a longtemps exercé sous le pseudonyme de Kalo KessKissPass, dont les clips de rap hardcore cumulent aujourd’hui des centaines de milliers de vues. Son blaze a changé au fil du temps, tout comme son répertoire musical, désormais bien plus mainstream. Une mue artistique qui n’a pas affecté ses fans de la première heure, comme en atteste les chiffres de son morceau phare « Mon bébé » : Presque 3 millions de streams sur Spotify et 14 millions de vues sur YouTube. Il faut dire que le biennois connaît la recette en matière de tube, bossant exclusivement avec le talentueux producteur helvétique Cello depuis 7 ans.
Malgré des statistiques impressionnantes ainsi qu’une solide communauté sur les réseaux sociaux, Kalo se fait rare, privilégiant les singles clippés aux longs formats. Toujours est-il qu’à chaque nouvelle sortie, l’engouement de sa fanbase ne faiblit pas, bien au contraire. Un paradoxe qu’analyse le principal intéressé, avant de glisser quelques exclusivités quant à la suite : « Mon objectif est d’être le plus mystérieux possible tout en cherchant à être le plus célèbre possible, ce qui suscite souvent des interrogations sur ma vie privée. Il y a des périodes où je suis très actif et d’autres où je le suis moins, car je gère plusieurs entreprises en parallèle. Parfois, je perds même l’envie de faire de la musique. Cependant, pour le reste de l’année 2024, je prévois de sortir deux clips, qui sont prêts depuis au moins deux ans. »
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Motis

Seul artiste de la liste à rapper en suisse-allemand, Motis est tombé dans le son de façon autodidacte : « Quand j'avais environ 17 ans, un nouvel ami s’est greffé à mon groupe de potes. Avec lui, nous avons passé de nombreuses nuits à freestyler. J'étais très mauvais par rapport aux autres. Mais le rap a éveillé ma curiosité. Je me suis donc renseigné sur la manière d'enregistrer un morceau. Avec des écouteurs et Audacity, j'ai rec’ mes premières chansons. Peu de temps après, je me suis lancé dans la production de beats ». Éclectique, le biennois confie écouter un nouveau genre musical tous les deux mois, rapidement lassé s’il ne switch pas sa playlist. Son inspiration provient donc davantage des instrumentaux que des titres en eux-mêmes : « Quand j'entends un élément dans un beat, par exemple un Hi-Hat ou un pattern de Snares, j'essaie de l'interpréter à ma manière. »
À force de digger des tracks, Motis finit par découvrir l’univers de celui qui aura un impact certain dans sa vision artistique, Cinnay : « C’est son morceau « Grinde » qui a attiré mon attention en 2019. J'ai alors commencé à lui envoyer des beats. Un jour, j'ai posté sur Instagram l’un de mes premiers clips homemade. Cinnay a kiffé c'est ainsi que nous avons tourné la vidéo du titre « Läbä Life ». À partir de là, nos contacts se sont intensifiés. Avec le temps, j'ai perdu l'envie de concevoir des vidéos de concert et je me suis davantage concentré sur la musique. C'est ainsi que Cinnay et moi avons également collaboré sur ce plan avec Netrum Records. Deux EP verront ainsi le jour sous le label moratois « Limbic System » en 2020 et « R.I.P Macbook » en 2023. Un troisième opus est d’ailleurs (normalement) prévu pour cette année : « Mon souhait serait de sortir un EP de 4 à 6 tracks. Depuis le début de l'année, j'essaie de concrétiser cette volonté, mais je me heurte toujours à certains obstacles. Mon plus gros problème étant le blocage de l'écriture, donc si je trouve l’inspiration, le projet verra le jour en 2024. »
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YFR

Acronyme de « Yung Futur Rich », le crew fondé en 2022 par ROYALK compte sept artistes ayant chacun leur propre identité musicale. Plus qu’un simple collectif rap, YFR tend à exporter la mentalité biennoise hors frontières, comme le résume YFR TENNYSON, jeune manager aux ambitions assumées : « Le but de YFR est de mettre en lumière les talents de Bienne, ainsi que ceux de la Suisse dans sa globalité. On entend souvent les gens dire qu’en suisse c'est tout beau tout propre mais il y a aussi une réalité qu'il ne faut pas négliger, le salaire est là mais la vie est bien plus chère qu’ailleurs. Ici c'est ni les states ni la France c'est Bienne! La Suisse ! » Parmi les figures du mobb, il y’a tout d’abord les rappeurs issus de la 44s : YFR KOLAYNI, qui oscille entre new wave, plug, detroit et new trap, YFR BLANKA, boss de la trap qui sait s’adapter à tout type de prod et YFR RICKONE davantage axé sur la new wave mélodique. Le trio s’est récemment illustré avec le banger « Choper ce Bag » paru fin 2023.
D’autres mc garnissent les rangs du collectif, tels que YFR ANTI, l’as de la dril aux quatre singles sur les plateformes de streaming, YFR YSN, tout aussi à l’aise sur de la trap comme sur de la drill, YFR JASON natif d’Aubervilliers qui cisaille des prod et enfin, YFR BENZET qui a décidé de se mettre au rap sous l’impulsion de ROYALK. Un panel d’artistes éclectique dont on ne peut que souhaiter l’ascension dans les années à venir. La suite justement, c’est YFR TENNYSON qui en parle le mieux : « En 2024 on va continuer à sortir des sons régulièrement afin de que les gens se fassent une idée concrète du talent de chacun. On a également pour objectif de se produire sur scène et en festival. »
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Chrizzy

Comme pour beaucoup d’artistes, l’aventure musicale de Chrizzy a débuté via une rencontre fortuite, à savoir…un ordinateur : « Tout a commencé avec la récupération d'un vieil ordi destiné à être jeté par mon entreprise. Avec mes compétences en informatique, j'ai installé Cubase et déniché des plugins sur internet qui m'ont permis de commencer à traiter ma voix. Peu après, avec mon collectif « 8e Influence », nous avons commencé à partager nos créations sur SoundCloud ». Dans la lignée de cette expérience, le biennois s’est lancé en solo avec un premier EP bien accueilli sur les plateformes de streaming, « Lithium ».
Comme l’indique le rappeur, le 5 titres paru fin 2022 lui a permis de passer un palier en se penchant davantage sur les textures mélodieuses et les sonorités qui caractérisent désormais son style.
Le rookie helvétique a récemment délivré le single « Emoji », nouveau chapitre de son épopée artistique : « Mes morceaux aspirent à créer une ambiance planante, parfaite pour les escapades nocturnes, tout en conservant cette touche de mélancolie qui définit mon approche musicale ». Et pour 2024 alors, c’est quoi la suite pour Chrizzy ? Ce dernier distille quelques pistes de réflexion : « Cette année sera dédiée à l'expérimentation et à l'amélioration continue, avec pour ambition de tester de nouvelles approches vocales, d'explorer différents textes et choix de production, tout en perfectionnant le mixage. Chaque morceau représentera une étape de plus dans la définition de qui je suis en tant qu'artiste, et j'espère partager cette évolution avec un public toujours plus large. »
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GMS

« Le G, le M et le S », prévient GMS avant de découper une prod, gimmick employé par le rappeur biennois depuis ses débuts solo en 2021 avec le single « Freestyle Zip ». Bien que friand de drill, le mc aime diversifier les sonorités : « J’ai commencé à rapper sur de la trap, puis ensuite j’ai attaqué la drill, qui est vraiment le genre musical dans lequel j’excelle. Cela dit, je ne me focus pas uniquement sur ça, mon objectif est de toucher un large public et pour y arriver je mise sur ma grande polyvalence. Depuis peu, je pose aussi sur du new jazz ». Une versatilité particulièrement visible au fil de la dizaine de singles droppés par le mc.
Un univers éclectique grandement influencé par le rap américain, dont GMS prend soin de détailler ses influences : « Au niveau de mes inspirations, la trap de Memphis occupe une place importante avec des artistes comme Young Dolph, Big Scarr ou encore NLE Choppa. La scène trap de Chicago me matrixe aussi, via Chief Keef, Lil Durk et Polo G. Enfin, impossible de ne pas citer Gunna du côté d’Atlanta. » Récemment, le rappeur a sorti la série de freestyles « Moscou » alternant entre drill et trap, en prévision de son premier projet prévu pour la fin de l’année.
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G-Mams

La trajectoire musicale de G-Mams a débuté en 2018 via quelques morceaux trap droppés sur les plateformes. Ce n’est que 2 ans plus tard que celui-ci décide de se consacrer pleinement à sa carrière naissante. Plusieurs singles verront ainsi le jour, dont une collaboration remarquée avec Buds sur le banger « No Stress » produit par Sperrow.
Loin de se cantonner uniquement au même registre, l’artiste a également sorti des sons afrobeat / dancehall tels que « Fly », « Prince de la Ville » et « Sans Toi ». Guère étonnant au vu de ses multiples influences : « Mes inspirations musicales sont variées, allant du rap français au rap américain en passant par la musique traditionnelle de mon pays. Cela me permet d'explorer différents styles et d'apporter une touche unique et propre à ma musique. »
Suite à trois années de pause, le mc de 25 ans revient en 2024 avec plus d’ambition que jamais : « Pour cette année, je prévois de sortir mon premier projet, un EP de 6 voir 7 titres, d'ici fin juin ou fin juillet. Je suis vraiment enthousiaste à l'idée de partager ma musique avec le monde et de continuer à évoluer en tant qu'artiste indépendant. J'ai aussi créé mon propre label ainsi qu’une équipe avec qui je compte avancer dans le futur! Je suis fier de ce que j'ai créé et j'ai hâte de partager mon art avec le monde. »
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Roc Boy Preezy

Présent au sein de la scène suisse depuis quasiment une décennie, Roc Boy Preezy a su rapidement tirer son épingle du jeu, faisant les premières parties des géants du rap américain que sont Kid Ink, Omarion ou encore Lloyd Banks. Contacté par de prestigieux labels us, le rappeur anglophone les a cependant recalés, insatisfait des propositions. Ce dernier compte plusieurs singles à son actif ainsi que son premier projet « G.O.A.K », paru en 2021 après quelques années loin de la musique : « J’ai malheureusement du stopper le son pour des raisons personnelles, ce qui m’a poussé à me concentrer sur les études. Après l’obtention de mes diplômes, j’ai travaillé pendant quelques temps avant de reprendre ma carrière en main. »
Lorsqu’il sort le titre aux sonorités drill « Finito » fin 2022, le biennois reçoit énormément de retours positifs, si bien qu’il enchaîne avec les singles « Winner », « Rumble » et plus récemment « Guap ». Influencé par Tupac, Michael Jackson ou encore 50 Cent, Roc Boy Preezy prépare actuellement un long format pour cette année : « Je bosse actuellement sur un projet avec mon manager Freezy, j’ai hâte de vous le faire découvrir. »
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Lagamboy

En dépit d’un blaze qui fleure bon les nineties, le répertoire de Lagamboy s’articule davantage autour des sonorités dites new wave. Le biennois a commencé très tôt la musique via l’art des percussions, influencé par les disques que passait son père le dimanche matin, de Bob Marley à UB40 ou encore Asia. De fil en aiguille, le mc a commencé à s’enregistrer et à s’autoproduire. En guise de carte de visite, le rookie sort son premier projet « Warm Up » lors de l’hiver 2022, suivi par les deux singles « Big L Flip » et « Isostar » l’année suivante.
Avec le temps ses sources d’inspiration ont quelque peu évolué : « En ce moment, mes influences principales se résument au groupe cainri Shorlone Mafia et plus particulièrement Fenix Flexin ». Et la suite alors ? « En 2024, j'ai pas mal de choses prévues comme la sortie d'une nouvelle tape pour cet été avec beaucoup de petits visuels très cool! J'ai aussi des concerts organisés pour la fin d'année. »