Wilt Chamberlain marque un panier dans NBA 2K20 MyTeam. Il a longtemps considéré comme le meilleur joueur de l’histoire de la NBA.
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Les premières légendes de la NBA

Dans NBA 2K20 MyTeam, les plus illustres icônes de la NBA sont de la partie, passées et présentes. L’occasion de présenter cinq monuments que le temps ne devra effacer.
Écrit par Kere
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Le mode MyTeam n’a jamais oublié les anciennes gloires de la NBA. Régulièrement, de nouvelles cartes sortent à leur effigie, vous permettant de les inclure dans vos équipes aux côtés des plus jeunes perles actuelles. Tout devient possible. Ja Morant peut ainsi faire une passe décisive à Wilt Chamberlain alors que ce premier est né l’année où ce dernier a quitté notre monde. Pour 2K, la présence des anciens joueurs est une aubaine, car cela permet à l’éditeur de sortir un bien plus grand nombre de cartes au cours de la saison, mais ça a aussi son utilité. Outre le fait de vous permettre de les jouer, leur présence permet aussi aux plus jeunes, ou à ceux qui ne connaissent pas l’histoire de la NBA sur le bout des doigts, de les découvrir et d’étoffer par le jeu leur culture basket. En décrochant toutes les étoiles du premier palier de Domination, vous remportez ainsi la carte Améthyste de Sam Jones, un nom moins ronflant qu’un Steph Curry ou qu’un LeBron James. Et pourtant, Sam Jones, c’est 10 titres en 12 saisons, le deuxième plus beau palmarès de la Ligue. Un exemple parmi tant d’autres.
Les légendes Wilt Chamberlain et Bill Russell s'affrontent dans le mode MyTeam du jeu NBA 2K20. Il s’agit là des deux pivots les plus marquants de l’histoire de la NBA.

Chamberlain vs Russell, la légendaire rivalité

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Arrêtons-nous sur ces légendes, et pour commencer sur les toutes premières. Nous sommes dans les années 60. Le basket y est très différent de celui que nous connaissons aujourd’hui. Moins spectaculaire, plus rugueux bien que très offensif. Aucun Mike D’Antoni ne propose à son équipe de shooter à 3 points à la moindre occasion. La NBA n’est pas la seule ligue même si elle commence déjà à écraser la concurrence. Le pays du basket aussi n’est pas le même. Dans certains états, les joueurs noirs, ovationnés dans les tribunes, n’ont pas le droit de partager les mêmes vestiaires que leurs coéquipiers blancs, ni les mêmes restaurants ou hôtels.
Dans ce contexte émergent les premières méga stars de la NBA. Bien évidemment, la ligue a déjà eu des icônes acclamées par la foule, George Mikan, Bob Cousy et surtout Bob Pettit, l’As des As des Saint Louis Hawks, mais celles que nous allons citer ont commencé à tout changer. Cet article se concentre sur cinq d’entre elles, les plus importantes, même si d’autres auraient pu être citées comme John Havlicek, Dave DeBusschere, Walt Frazier, Dave Bing, Willis Reed ou encore le fabuleux Rick Barry. Des poids lourds que l’on place sur le banc tant ceux qui suivent ont marqué l’histoire du basket. Nous verrons également comment NBA 2K20 les met en avant dans MyTeam.
Dans NBA 2K20 MyTeam, Wilt Chamberlain est plutôt discret, avec une carte Diamond Pink 96 qui ne lui fait pas spécialement honneur. Nul doute qu’il aura rapidement une carte Opale effrayante.

Wilt Chamberlain

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Wilt Chamberlain, Jordan avant Jordan

2 mars 1962, 4000 spectateurs de la ville d’Hershey, en Pennsylvanie, assistent, abasourdis, à l’un des matchs les plus fous de l’histoire de la NBA. Les Warriors de Philadelphie (avant d’aller à San Francisco) viennent de coller 169 points aux Knicks qui ont bien résisté, marquants 147 points. La ligue n’est pas habituée à de tels chiffres, même si la défense n’est pas la première des priorités. Mais là n’est pas le plus sensationnel : sur le parquet, un mec de 2m16, acclamé par tout le monde, vient de coller 100 points (record encore invaincu), dont 69 rien que dans le troisième quart temps. Son nom ? Wilt Chamberlain, longtemps considéré comme le meilleur joueur de l’histoire.
Avant d’entrer en NBA, toutes les universités voulaient de ce géant hors-normes. La raison était simple : à la différence des grands pivots de l’époque, “Wilt the Stilt” n’était pas un pylône. Très agile, athlétique, il était déjà capable de tout. Défenseur adroit, marqueur de folie. Il fracassera tout en arrivant sur les parquets professionnels, faisant tomber les records, popularisant le dunk (et le dunk spectaculaire !). Comme Jordan, de nombreuses années plus tard. Les similitudes entre ces deux monstres sont d’ailleurs nombreuses. Comme Jordan, Chamberlain est particulièrement individualiste au début de sa carrière, intéressé davantage par ses stats que par le succès de son équipe, détesté par de nombreux adversaires, très atypique. Régulièrement, il mange des hot dogs pendant les temps morts, chambre les défenseurs K.O. Et comme Jordan, il ne gagne pas, tapé régulièrement par les Celtics notamment. Le grand public l’ignore, mais les deux joueurs ont longtemps eu des réputations de magiciens loosers, étouffants leurs coéquipiers. Alors que MJ devra attendre l’arrivée de Phil Jackson et un changement de mentalité pour gagner sa première bague en 1991, Wilt patientera 10 saisons avant de triompher, avec les 76ers. Pour cela, il se mettra au service du collectif tout en atomisant les défenses adverses. Lorsqu’il arrête en 1973, la NBA perd le plus grand talent de son histoire, sa première rockstar, même si elle a déjà trouvé son digne successeur, Kareem Abdul-Jabbar, mais ça, c’est une autre histoire.
Dans MyTeam, Monsieur Chamberlain est pour le moment plutôt discret, avec une carte Diamond Pink 96 qui ne lui fait pas spécialement honneur (mais qui était une des meilleures à sa sortie). Nul doute qu’il aura rapidement une carte Opale effrayante. Par contre, si vous l’affrontez en Superstar ou Hall of Fame dans l’équipe légende des Warriors par exemple, attendez-vous à criser. Chamberlain est partout et il fait très mal, comme aucun autre joueur sur le jeu.
Le joueur américain Bill Russell, meilleur défenseur de tous les temps, empêche un joueur de marquer dans NBA 2K20 MyTeam.

Bill Russell, le vrai inventeur du Vous ne passerez pas

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Bill Russell, le meilleur défenseur de tous les temps

Impossible de parler de Chamberlain sans évoquer Bill Russell. Il s’agit là des deux pivots les plus marquants de l’histoire de la NBA après tout, et ils se sont affrontés de nombreuses fois. Leur rivalité était un des sujets les plus délicieux de la ligue, même s’ils ont fini par être amis. Surtout, les deux personnages étaient diamétralement opposés, dans leur style de jeu, de vie, leur mentalité et leur parcours.
À l’université, à la différence de Wilt, personne ne voulait de Bill Russell, pivot de 2m08 ultra défensif, extrêmement maladroit dans la raquette. San Francisco lui donne sa chance et se frotte les mains. Il entre en NBA en 1956 en étant second choix de la draft, sélectionné par les Hawks de Saint Louis qui vont immédiatement le trade avec Boston contre le All-Star Ed Macauley. À l’époque, personne ne comprend ce move des Celtics. Treize ans plus tard, tout le monde criera au génie. En effet, en 13 saisons d’activité, toutes à Boston, Bill Russell remportera … 11 titres ! Un record absolu en NBA. Et ça, c’est sans parler de ses deux médailles d’Or aux J.O. et de ses 12 sélections au All-Star Game.
Bill Russell avait un truc bien à lui, en plus de ne penser qu’au collectif : il était injouable. Ce n’est pas un hasard si tout le monde, ou presque, le considère encore aujourd’hui comme le meilleur défenseur de tous les temps. Les attaquants les plus doués de l’époque préféraient prendre un shoot improbable à distance plutôt que de s’approcher un peu trop près de la raquette si “The Good Lord” y était. Il faut dire que Russell était à fond, tout le temps. Ses coéquipiers racontaient qu’il vomissait avant chaque match, tant il se mettait la pression. Pire, souvent ses entraînements consistaient à s'asseoir tranquillement et boire un bon thé servi par le staff des Celtics. Pourquoi ? Parce qu’il était incapable de s'entraîner à la légère sans mettre la misère à ses coéquipiers.
Pour les fêtes de fin d’année, une carte 97 de Bill Russell est sortie sur NBA 2K20, proposant au joueur de la faire évoluer en réussissant 30 paniers à trois points avec la Légende

30 paniers à 3 points, bon courage

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Si Bill Russell était un génie en défense, un rebondeur et un passeur hors pair, il est resté ce très attachant scoreur bras cassé (même s’il a tout de même marqué 14 000 points en carrière, surtout sous le panier). Ses shoots à distance faisaient lever la salle. NBA 2K ne s’y est pas trompé. Pour les fêtes de fin d’année, une carte 97 de Russell est sortie, proposant au joueur de la faire évoluer en réussissant 30 paniers à trois points avec la Légende. Mission Impossible.
À l’heure des débats sur “Qui sont les meilleurs de tous les temps ?”, Bill Russell, pour son talent et sa personnalité, est trop souvent injustement oublié par le jeune public, victime du temps et de la surmédiatisation des dernières années qui met sur un piédestal des joueurs qu’il aurait mangé au petit déjeuner.
Sur NBA 2K20, Oscar Robertson a d’abord eu une carte 95. C’est probablement la carte Diamant la plus recherchée.

La première carte de Robertson cette année

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Oscar Robertson, le meneur réinventé

Dans les années 50-60, les meneurs sont petits, majoritairement blancs et peu enclin à scorer. Bob Cousy est le meilleur d’entre eux. C’est alors qu’arrive Oscar Robertson (1960-1974), meneur de grande taille (1m96) très porté vers le panier. Rapide, inventif, très polyvalent, il est bon partout, marque beaucoup, distribue son lot de passes décisives, accumule les rebonds et fait pâlir avec ses stats. Il sera le premier joueur de la NBA à terminer avec un triple double en moyenne à la fin de la saison, performance qu’il réalisera 5 années de suite et que personne ne réussira avant Russell Westbrook, un demi-siècle plus tard…
Comme Chamberlain, “Big O”, comme il était appelé, ne gagnait pas de titre, la faute essentiellement aux imbattables Celtics. Comme Chamberlain, c’est en changeant d’équipe et d’implication individuelle qu’il a enfin gagné. En rejoignant les Bucks en 1970, il accepte de ne plus prendre le jeu à son compte mais de se mettre aux services d’un gamin gigantesque de 2m18 qui sort d’une saison de rookie spectaculaire. Le pari est gagnant : le titre, le seul de l’histoire de Milwaukee. Le nom de ce pivot qui a obligé la star Robertson à devenir le parfait lieutenant ? Lew Alcindor qui deviendra ensuite la légende Kareem Abdul-Jabbar.
Oscar Robertson n’était pas qu’un très grand joueur, il était aussi un symbole. Victime régulièrement de racisme, il ne se taisait pas, malgré les jets en tout genre ou les menaces de morts. Il incarnait la réussite d’un gosse issu d’un milieu extrêmement pauvre et victime de ségrégation. Il était aussi le porte-étendard de la défense des joueurs face à la Ligue. Représentant des joueurs, il était en conflit régulier avec les instances dirigeantes, ce qui l’a amené à obtenir la création des free agents, une révolution en NBA qui a un impact encore très concret aujourd’hui sur la carrière de toutes les stars du ballon orange et le fonctionnement des franchises.
Sur NBA 2K20, Robertson a d’abord eu ’une carte 95. Pour la petite anecdote, c’est probablement la carte Diamant la plus recherchée. Depuis, une carte Opale Galaxie à son image est sortie. Prisée, bien évidemment.
La carte Opale Galaxie de la légende Oscar Robertson est sortie sur NBA 2K20. Elle est très prisée, bien évidemment.

Oscar Robertson en Opale Galaxie, monstrueuse carte

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Elgin Baylor, un modèle oublié

L’Histoire de la NBA est parfois injuste, elle oublie certains qui devraient rester dans les mémoires. Elgin Baylor (1958-1972) est de ceux là. Cet ailier, qui a fait toute sa carrière aux Lakers (à Minneapolis puis Los Angeles), est inconnu de la plupart des jeunes amoureux de la NBA. Il était pourtant monstrueux, diablement doué, et terriblement poissard. Il détient un triste record : celui des finales perdues, 8. La faute, encore et toujours aux dominateurs Celtics de Bill Russell, qui ne dira toujours que du bien de Baylor. Il faut dire que sur un parquet, Baylor avait un jeu superbe à voir, des gestes propres, gracieux, spectaculaires, efficaces. Il marquait beaucoup. Malgré des blessures récurrentes sur ses dernières années, il terminera avec une moyenne de 27 points par match sur l’ensemble de sa carrière.
Sur NBA 2K20 MyTeam, le joueur Elgin Baylor n’a qu’une carte Diamond Pink 96 qui s’obtient via des jetons.

Elgin Baylor

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S’il n’a jamais gagné de bague, Baylor aura tout de même pour lui de sacrés faits d’armes. Il détient le record de points marqués dans un match (71) avant d’être balayé par Chamberlain. Il est MVP du All-Star Game lors… de son année de rookie. Il marquera 61 points lors d’un match de finale NBA, record toujours encore cours.
Ce n’est donc pas étonnant si Elgin Baylor a été le modèle de nombreux ailiers, et même arrières, qui lui ont succédé. Avec David Thompson, il était l’autre modèle d’un certain Michael Jordan. Il en a inspiré beaucoup d’autres et un jour, peut-être, la NBA se rappellera de lui comme il le mérite amplement.
Sur NBA 2K20, Baylor n’a qu’une carte Diamond Pink 96 qui s’obtient via des jetons. Elle n’offre malheureusement que peu de polyvalence, le joueur des Lakers y étant un pur ailier.
Dans le mode MyTeam de NBA 2K20, Jerry West dispose d’une carte reward 96 obtenable contre jetons.

Jerry West en récompense contre jetons

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Jerry West, le logo

Terminons ce voyage dans le temps avec un coéquipier de Baylor et donc en restant à Los Angeles, avec une des plus grandes stars de la Cité des Anges : Jerry West (1960-1974) et sa tête d’acteur hollywoodien.
Le meneur historique des Lakers a eu une brillante carrière, marquée par 7 finales perdues pour un titre légendaire, en 1972. Mais West est rentré dans l’histoire de la NBA pour des raisons plus précises. Il a d’abord gagné le premier titre de MVP des Finales, en 1969, le tout en perdant le titre ! Il fut ensuite considéré comme le premier grand combo guard de la ligue, ces meneurs scoreurs, jonglants continuellement entre le rôle de meneur classique et de pur arrière enchaînant les paniers (Iverson, Wade, Curry). Il a ensuite eu une après-carrière mémorable, en devenant GM des Lakers lors de la période Kobe / Shaq qu’il a fait venir sous la tunique jaune.
Mais Jerry West est avant tout, et bien malgré lui, la silhouette du logo de la NBA, créé en 1969 par Alan Siegel. Ce dernier a expliqué, à de nombreuses reprises, s’être inspiré d’une photo de West, ce que la Ligue a eu bien du mal à reconnaître, ne voulant pas “personnaliser” son image mais bel et bien être le championnat de toutes ses stars, passées et futures. Jerry West n’a jamais aimé être associé au logo. En cinquante ans d’interviews, on a pu le voir suggérer d’autres noms pour le remplacer mais il n’en est rien. Suite au terrible drame qui a fauché la vie de son protégé, Kobe Bryant, West et bien d’autres ont demandé que le logo de la NBA adopte la silhouette du Black Mamba. L’ironie est terrible : pour Kobe, Jerry West était le plus grand joueur de toute l’histoire des Lakers.
Trop petit, Jerry West ne fait pas partie des meneurs que les joueurs pros de NBA 2K20 aiment utiliser. Peu importe, West, comme Chamberlain et Baylor, fait partie des éternelles légendes de ce sport.

La même saison, Jerry West était le meneur de Baylor et Chamberlain, dingue

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Dans MyTeam, Jerry West dispose d’une carte 95 issu de la série Spotlight Abdul-Jabbar, comme Oscar Robertson d’ailleurs, mais aussi d’une carte reward 96 obtenable contre jetons. Trop petit, il ne fait pas partie des meneurs que les joueurs pros de 2K aiment utiliser. Peu importe, West, comme Chamberlain, Russell, Robertson et Baylor, fait partie des éternelles légendes de ce sport.