Les Alpes suisses offrent un cadre idéal pour les amateurs de vélo, avec leurs routes sinueuses et leurs paysages variés. Voici une sélection de dix itinéraires parmi les plus remarquables de Suisse.
Voici un itinéraire incontournable pour les amateurs de cyclisme en montagne. En réaliser un constitue déjà un bel accomplissement ; parcourir les trois est un véritable défi.
Flüelen – Cold du Susten – Innertkirchen – Col du Grimsel – Gletsch – Col de la Furka – Andermatt
Cet itinéraire de 133 kilomètres traverse trois cantons et cumule environ 4 000 mètres de dénivelé. Il est considéré comme l’un des parcours les plus exigeants de Suisse. Le col du Susten débute par quelques pentes raides avant de devenir plus soutenu en approche du sommet. Ensuite, près de 30 kilomètres de montée mènent au col du Grimsel. Une halte à l’hôtel Grimselpasshöhe, situé au bord du Totensee, permet de reprendre des forces. La descente vers Gletsch offre de nombreux virages avant l’ascension vers le col de la Furka. Peu avant le sommet, à l’hôtel Belvédère, la vue sur les restes du glacier du Rhône vaut le détour. La descente vers Andermatt se fait par une succession de lacets. Une pause bien méritée peut être prise dans l’un des restaurants du centre du village. Il est aussi possible de prolonger la sortie jusqu’à Flüelen, avec une descente de 1 000 mètres de dénivelé. Attention toutefois : la route du col en direction de Göschenen est souvent encombrée, ce qui peut nuire au plaisir.
Le virage le plus célèbre de Suisse se trouve au col de la Furka.
Saint-Moritz – Col de l’Albula – Davos – Col de la Flüela – Saint-Moritz
Cet itinéraire offre un paysage digne d’une carte postale, tout en présentant quelques défis physiques. Le versant est du col de l’Albula comprend une montée d’environ 620 mètres de dénivelé, ponctuée de pentes raides qui exigent un certain effort. Au sommet, l’hospice de l’Albula accueille les cyclistes, et la vue sur la vallée mérite une pause. La partie inférieure du col, relativement étroite, permet d’admirer à plusieurs reprises la ligne de chemin de fer de l’Albula, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Depuis Tiefencastel, la route monte progressivement en direction de Davos, en passant par les impressionnantes gorges du Zügenschlucht. Avant d’atteindre le lac de Davos, la montée du col de la Flüela commence de manière abrupte, puis devient plus régulière. Une halte à l’auberge zum Tschuggen est possible, bien qu’elle ne marque que la moitié du parcours en termes de dénivelé et de distance. Il reste encore l’ascension jusqu’à l’hospice de la Flüela.
La descente vers Susch, en Engadine, inclut une série de virages serrés. L’itinéraire se termine à Saint-Moritz. Avec un total de 2 500 mètres de dénivelé et plus de 100 kilomètres parcourus, il est conseillé d’aborder les 40 derniers kilomètres à un rythme modéré.
Distance totale :
156 km
Dénivelé total :
2883 m
Col de l’Albula 2 312 m, côté est :
Dénivelé depuis La Punt :
620 m
Pente en moyenne :
6.9 %
Pente la plus raide :
12 %
Distance :
9 km
Col de la Flüela 2 383 m, côté ouest :
Dénivelé depuis Davos :
822 m
Pente en moyenne :
6.3 %
Pente la plus raide :
12 %
Distance :
13 km
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Le Gothard & Gothard Nufenen inclus
Itinéraire :
Andermatt – Col du Gothard – Airolo – Locarno
Alternative pour les insatiables :
Andermatt – Col du Gothard– Airolo – Col du Nufenen – Brigue
Le col du Gothard est l’un des axes majeurs de traversée des Alpes en Europe, reliant le nord au sud. Il occupe une place importante dans l’imaginaire collectif en Suisse, notamment à travers des œuvres comme La Poste du Gothard de Segantini. La vieille route pavée du col, connue sous le nom de Tremola, est considérée par de nombreux cyclistes comme un tronçon emblématique, à l’image des secteurs pavés de classiques comme Paris-Roubaix ou Liège-Bastogne-Liège.
La montée par le versant nord n’est pas la plus spectaculaire, mais le col offre une transition marquée entre les Alpes centrales et le Tessin. En passant par la vallée de la Léventine, il faut souvent composer avec un vent de face et une impression de descente moins marquée que prévue. Le parcours reste long jusqu’à Locarno, avec plusieurs kilomètres encore à parcourir.
Pour les cyclistes en excellente condition, une variante plus exigeante consiste à tourner à droite à Airolo pour remonter la vallée du Bedretto et franchir le col du Nufenen, à 2 478 mètres, le plus haut col entièrement asphalté de Suisse. Une pause au restaurant du sommet est bienvenue avant la descente raide vers le Valais. Depuis Ulrichen, il est recommandé de poursuivre jusqu’à Brigue, où l’ambiance méridionale des cafés et restaurants constitue une agréable récompense en fin de parcours.
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Sébastien Buemi dans le col du Gothard en F1
Sébastien Buemi s'amuse au volant d'une RB8 sur les routes sinueuses des Alpes suisses.
Gstaad - Gruyères : Un itinéraire de carte postale
Itinéraire :
Gstaad – Zweisimmen – Col du Jaun – Broc – Gruyères
Cet itinéraire relie le cadre élégant de Gstaad à la vallée du Simmental, avant de franchir le col du Jaun. Bien que ce dernier ne soit pas très élevé, ses pentes peuvent se révéler exigeantes. La descente conduit en Suisse romande, où l’on rejoint la région de la Gruyère. L’arrivée dans la ville médiévale de Gruyères invite à une pause gastronomique, avec la possibilité de déguster un morceau de fromage, une fondue traditionnelle moitié-moitié ou encore une portion de double crème typique de la région.
Qui sera le et la première à conquérir le château de Gruyères?
Ce circuit relativement court mais exigeant emprunte le col de la Forclaz, au départ de Martigny, en Valais, là où le Rhône entame sa course vers le lac Léman. Fréquemment utilisée pour rejoindre Chamonix depuis le Valais, cette route est bien entretenue mais peut être assez fréquentée. L’un des points forts de l’itinéraire est la vue dégagée sur le mont Blanc, plus haut sommet d’Europe, qui accompagne les cyclistes tout au long de l’ascension.
Après le col de la Forclaz, la route descend brièvement avant de repartir à la hausse en direction de Finhaut, avec environ 700 mètres de dénivelé supplémentaires. Une pause au bord du lac du barrage d’Émosson, dans l’un des restaurants alentour, permet de reprendre des forces. L’ensemble du parcours cumule près de 2 000 mètres de dénivelé sur moins de 23 kilomètres.
Pour ceux qui aiment les longues ascensions : après avoir longé le lac de Bienne, à partir de Douanne la route monte régulièrement pendant 21 km jusqu’au Chasseral, le plus haut sommet du Jura. Pour profiter de la superbe vue sur les Alpes, au point le plus élevé de la route du col, il faut partir en direction de la station émettrice de Chasseral. Les plus pressés descendront directement dans la ville horlogère de St-Imier y chercher une brasserie. De là on continue à descendre en pente douce à travers le vallon de Saint-Imier. Pour éviter la route principale, il est recommandé de faire un détour par Orvin juste avant Bienne même si ça signifie ajouter 50 m de dénivelé.
La Schwägalp figure parmi les itinéraires cyclistes incontournables de la région. Il est recommandé d’emprunter l’ancienne route du col au départ d’Urnäsch, moins fréquentée que la route principale, souvent occupée par de nombreux motards. Après une première montée de 700 mètres de dénivelé, une pause au pied du Säntis permet de reprendre des forces, ou bien de poursuivre directement en direction du Toggenburg.
À Wildhaus, les jambes auront déjà cumulé 1 000 mètres de dénivelé sur les 50 premiers kilomètres du parcours. L’itinéraire continue ensuite en direction de la vallée du Rhin, avec un dernier effort de 523 mètres de dénivelé jusqu’à Gais, avant de redescendre vers le point de départ. En fin de parcours, un arrêt dans le centre historique d’Appenzell est une bonne occasion de récupérer autour de spécialités locales, comme le Mostbröckli ou le fromage d’Appenzell.
Distance totale :
99 km
Dénivelé total :
1609 m
Schwägalp 1278 m – plus haut point sur l’ancienne route de col 1352 m :
Selun, Frümsel, Brisi, Zustoll, Scheibenstoll, Hinterrugg, Chäserrugg, Tristenkolben, Gamserrugg : ce circuit en aller-retour de 144 km offre largement le temps de mémoriser les noms des sept sommets emblématiques de la chaîne des Churfirsten. Le parcours débute à Rapperswil, charmante ville située au bord du lac de Zurich, puis longe les imposantes parois rocheuses du lac de Walenstadt, visibles sur la gauche.
Après avoir traversé Sargans et la vallée du Rhin, l’itinéraire propose son ascension principale jusqu’à Wildhaus (618 m), point d’entrée supérieur du Toggenburg. Ce village constitue un bon endroit pour faire une pause avant d’entamer la seconde partie du parcours. Depuis là, les Churfirsten dévoilent une silhouette plus douce, et les sommets peuvent à nouveau être identifiés au fil du chemin.
Le col de Ricken, avec ses 163 mètres de dénivelé, marque la dernière difficulté, particulièrement perceptible après 115 km d’effort. La récompense se trouve dans la descente presque continue qui ramène à Rapperswil. Le parcours se termine idéalement sur les rives du lac, où l’on peut s’accorder une pause bien méritée dans l’un des cafés de la promenade.
Distance totale :
144 km
Dénivelé total :
1860 m
Grabs – Wildhaus :
Dénivelé depuis Grabs :
618 m
Pente en moyenne :
5.6 %
Distance :
11 km
Pente la plus raide :
10 %
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Linthal - Zoug
Itinéraire :
Linthal – Col du Klausen – Flüelen – Arth – Zoug
Cet itinéraire débute sans transition par une série de virages en épingle à cheveux dès la sortie de Linthal, en direction de l’Urnerboden. Après un passage plus plat, il est conseillé de relâcher un peu l’effort avant d’aborder l’ascension sinueuse du col de Klausen. Une pause à l’hôtel situé au sommet du col permet de se reposer et de profiter du panorama.
La descente qui suit est longue et rapide. Une courte mais raide montée avant Bürglen sollicite à nouveau les jambes. La route, chargée d’histoire, longe ensuite le lac des Quatre-Cantons, mais elle est souvent très fréquentée. Pour éviter la circulation, il est possible de bifurquer à Brunnen vers le sud, en direction du lac de Lauerz. Une dernière montée modérée mène à Goldau, puis le parcours descend jusqu’au lac de Zoug. Les derniers kilomètres jusqu’à la ville de Zoug offrent un cadre agréable. Une fois sur place, un détour vers la vieille ville et les rives du lac constitue une belle façon de conclure le trajet.