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Give me 5 : Stalamuerte nous dévoile ses cinq sources d’inspiration

© Little Shao
De la série américaine The Boondocks, en passant par le Krump ou encore le film Breakin’, Cédric Borges aka Stalamuerte passe au crible ses cinq plus grandes influences.
Écrit par François GrazPublié le
Un an et demi plus tard et même si on connait déjà le résultat, c’est toujours une grande satisfaction de mater la finale du Juste Debout 2019 et son duo iconique : Stalamuerte et Diablo. Tout comme son alter égo français, c’est désormais en tant que Red Bull Dancer que Cédric va exercer son art. Pour fêter ça, focus sur les cinq plus grandes inspirations du prodige de Vevey.

1 : Breakin' 2 : Electric Boogaloo

En matière de film ayant pour thématique l’art de la danse, ce n’est pas forcément la série de long-métrages Breakin’ qui nous vient directement à l’esprit. Davantage connu Outre-Atlantique, Breakin' 2 : Electric Boogaloo met en scène les aventures de la jeune danseuse de jazz Kelly Bennett accompagnée de deux adeptes du breaking, Ozone et Turbo. C’est justement les chorégraphies de ce dernier qui ont poussé Stalamuerte à lui aussi, danser :
« Mon grand frère m’a montré ce film quand j’étais petit, le personnage de Turbo m’a tellement matrixé qu’à la fin je voulais absolument reproduire ses mouvements, et c’est à partir de là que ma vocation est née. »
Sortis respectivement le 11 juillet 1984 et le 21 décembre de la même année, les films sont considérés comme pionniers du breaking au cinéma. Présent au sein des deux volets, le rappeur Ice-T enregistrera le morceau « Reckless » spécialement pour le soundtrack de Breakin’.

2 : Mes proches

« Par proches je pense à des gars comme Stala, Diablo ou encore Mams côté danseurs. Et également la danseuse Perla. Toute la team de TVDZ (Tyler l’As, Mega etc…) m’apporte également de la force, et leurs sons m’inspirent beaucoup, d’ailleurs il m’arrive souvent d’en sélectionner pour les Judge Demo. »
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3 : Huey Freeman (The Boondocks)

Lancé en 2005, The Boondocks met en scène deux frères de Chicago, Huey et Riley Freeman, qui déménagent dans une ville du sud des US, Woodcrest, à mille lieux de leur ghetto. A la fois engagée, critique et résolument décalée, la série de d’Aaron McGruder acquiert le statut d’œuvre culte aux Etats-Unis. Tout comme pour Stalamuerte, qui s’identifie particulièrement au personnage d’Huey Freeman :
« Huey est comme moi, réservé mais il n’hésite pas à dire ce qu’il pense, à l’ancienne j’avais une coupe afro exactement comme lui ! D’ailleurs j’ai un tattoo d’Huey sur le mollet, il fait partie de ma vie. A la base son personnage est inspiré du co-fondateur du Black Panther Party, Huey P. Newton qui lui aussi a été une grande influence. »
A noter que bon nombre de rappeurs ont prêté leur voix à la série, même lors de courtes scènes : Snoop Dogg, Xzibit, Lil Wayne, Cee-Lo Green, Busta Rhymes…. Mention spéciale à Ghostface Killah, crédité pour avoir doublé : le fantôme de Ghostface Killah, ça ne s’invente pas.
Stalamuerte
Stalamuerte

4 : Le Krump

Tout d’abord un point culture s’impose pour les non-initiés : c’est quoi le Krump ?
On doit la création de cette danse à Tight Eyez et Big Mijo au début des années 2000 dans un South Central miné par les guerres de gangs. Dérivé du clowning, le Krump connait son heure de gloire en 2005 avec la sortie du documentaire du photographe David LaChapelle, « Rize ». Niveau technique, la danse se traduit par une hyper expressivité des mouvements et laisse davantage place au freestyle qu’à la chorégraphie.
Par le passé, Cédric a expérimenté le Krump : « J’en ai fait un moment étant plus jeune, d’ailleurs mon blaze Stylez’C vient de là, c’est Mams Goku qui me l’a filé par rapport à mon style de Krump. Encore aujourd’hui c’est quelque chose qui m’influence beaucoup dans mes mouvements. »
Etymologiquement parlant, Krump veut dire « Kingdom Radically Uplifted Mighty Praise » ce qui signifie plus ou moins : « Elévation du royaume par le puissant éloge ». Ça claque quand même mieux en anglais.

5 : Ma mère

« C’est la plus grande combattante que je connaisse, elle m’a appris à ne rien lâcher et à croire en mes rêves. Si j’ai trouvé le mental et la motivation nécessaire pour gagner Juste Debout 2019 c’est grâce à elle ».