Owelle
© Louane Nyga
Musique

Swiss Selecta : La tracklist d’Owelle en 6 titres

Le meilleur morceau suisse, sa bande originale préférée ou encore la track qui a eu le plus d’impact lors de ses sets ; session selecta avec Owelle.
Écrit par François Graz
Temps de lecture estimé : 3 minutesPublished on
Issue de la scène musicale genevoise, Owelle s’impose comme une entité opérationnelle dans le secteur de la production électronique. Ses travaux sonores, conçus selon des méthodologies non linéaires, intègrent des combinaisons stratégiquement diversifiées d’electronica, de captations environnementales de séquences rythmiques dédiées aux infrastructures club et de modulations vocales paramétrées.
La DJ helvétique prépare actuellement un nouveau live set nommé « PST_CRP » format orienté concert, avec scénographie, présence scénique, voix et light show. Côté sorties, celle-ci a récemment droppé l’EP « RDX_CLB » sur Creaked Records ; 4 titres dont deux remix signés Ma Sha et Nite Fleit.

La track qui t’as donné envie de produire ?

« L’envie de produire n’est pas née d’une track en particulier, car je faisais déjà de la musique (non électronique) plus jeune. Le passage à l’électronique a été une sorte de substitution suite à la dissolution de mon groupe. J’ai tellement adoré la liberté que permet ce medium, le fait de pouvoir repousser toutes les frontières, que c’est devenu peu à peu mon activité principale. Mais si je devais citer une track qui m’a accompagnée à mes débuts en production, ce serait peut-être « Paper Trail », la live session de Nicolas Jaar ».

Le meilleur morceau suisse ?

« C’est une question super difficile, parce qu’il y a des producteur·ices suisses absolument époustouflant·es. Entre Noria Lilt, Atønal, Atrice, Casanora, Verveine… et tant d’autres.
Mais allez, si je dois en choisir un, je dirais « Shadows Left » de Noria Lilt ».

La track parfaite pour commencer ton set ?

« Évidemment, tout dépend de l’heure et du contexte. Comme j’ai l’habitude de jouer dans des situations très variées (en opening, en closing, en mode full club banger, en festival ou même dans des caves expérimentales) il n’y a pas une track parfaite, mais plein de possibilités. Cela dit, si l’on reste dans un registre club banger en peak time, je dirais « ROLA » de BICEP. Elle installe une tension progressive, et demande une bonne transition bien serrée vers un gros banger ensuite. Parfait pour me mettre direct dans une énergie de performance ».

Ta bande originale préférée ?

« J’ai adoré la série « Severance », elle figure clairement dans mon top des dernières séries que j’ai vues. L’esthétique m’a beaucoup inspirée pour mon dernier live : cet univers corporate ultra aseptisé, ce personnage un peu flottant, presque en apesanteur, dont la présence au bureau reste toujours un mystère…La B.O. accompagne tout ça avec beaucoup de justesse, c’est glaçant et beau à la fois ».

La piste à envoyer aux aliens ?

« Sans hésiter : « Plaistow Flex Out » de Squarepusher.
Cette track est incroyable, un mélange de bizarre, de mystique, presque drôle, et en même temps hyper posée. Je l’ai d’ailleurs jouée dans mon dernier mix pour NTS, quand j’étais invitée sur la résidence Don’t Trip de Margarita ».

La track qui a eu le plus d’impact lors de tes sets ?

« Probablement « Chemical Justice Act » de HyperionORBIT.
Je l’ai pas mal jouée l’été dernier, et elle a toujours son effet banger au milieu d’un set. Elle me permet de vraiment connecter avec la foule via son énergie très directe, ça fonctionne à chaque fois ».