Seuls trois pilotes ont gagné autant de titres que Sebastian Vettel – Juan Manuel Fangio, Alain Prost et Michael Schumacher. Et seuls Fangio et Schumacher en ont gagné quatre d’affilée. Voici comment ils l’ont fait.
Juan Manuel Fangio – 1956
Fangio avait remporté le titre en 1954 et 1955 avec Mercedes, dont la W196 dominait. Le manufacturier a quitté la discipline à la fin de 1955, et l’Argentin avait besoin d’un volant. Il a choisi Ferrari, qui avait hérité du châssis D50 du team Lancia, qui avait fermé ses portes après des soucis financiers et la mort d’Alberto Ascari en 1955. Fangio a remporté les sixième et septième courses à Silverstone et au Nürburgring , mais son équipier chez Ferrari Peter Collins, et Stirling Moss, sur Maserati, ont également remporté deux courses chacun. Pour ne pas l’emporter, Fangio devait ne pas finir et Collins devait gagner et remporter le point bonus du meilleur tour en course. Cette possibilité s’est offerte à Collins quand Fangio a dû abandonner sur une casse de la colonne de direction. Mais dans l’un des faits de courses les plus fous jamais vus, Collins a passé sa voiture à Fangio lors d’un arrêt afin qu’il puisse finir la course et remporter son quatrième titre.
Alain Prost – 1993
Après avoir été remercié par Ferrari en 1991, Prost a pris une année sabbatique et Frank Williams l’a tenté de revenir en 1993. Armé d’une monoplace au top avec toute l’électronique qui pouvait y être embarquée à l’époque (contrôle de traction, suspension active…) et le moteur Renault qui était plus puissant que ses rivaux, Prost n’a mis que peu de temps a tout gagner face à Senna. Entre le quatrième Grand Prix à Imola et le dixième à Hockenheim, Prost n’a manqué qu’une victoire. À Monaco, où Senna l’a emporté. Damon Hill a empêché Senna de se refaire avec sa première victoire en Hongrie, ainsi qu’à Spa et Monza. C’était assez pour donner à Prost l’avance dont il avait besoin. À deux courses de la fin, au Portugal, Le Professeur a annoncé sa retraite pour la fin de la saison. Puis il est allé finir second de la course, ce qui lui a conféré son quatrième titre mondial.
Michael Schumacher – 2001
Après avoir conjuré le sort de vingt-et-un ans sans titre de Ferrari, en 2000, Michael Schumacher a démarré la saison 2001 avec de grandes ambitions. Et quand la dream-team de Ross Brawn, Rory Byrne et Paolo Martinelli lui a présenté la F2001, ses rêves sont devenus réalité. L’Allemand a outrageusement dominé la saison, avec 9 victoires (Australie, Malaisie, Espagne, Monaco, Europe, France, Hongrie, Belgique et Japon) et 5 places de second pour remporter le titre sur un écart alors record de 58 points sur David Coulthard (McLaren). Le contrôle de Schumacher était tel qu’il a assuré son titre en Hongrie, le treizième des dix-sept Grands Prix de cette saison.
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