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La kayakiste Nouria Newman a descend un fleuve en kayak.
© Carl Zoch/Red Bull Content Pool
Canoë
On fait le point sur les différentes disciplines du canoë-kayak
Si tout le monde connaît le slalom, le canoë-kayak regroupe une myriade de disciplines. On fait le point sur celles qui restent souvent (à tort) dans l’ombre.
Écrit par Red Bull France
Temps de lecture estimé : 6 minutesPublished on
En France, en tant que multiple champion du monde, Tony Estanguet est bien connu. Et grâce à lui, le slalom s’est popularisé. Pourtant, il ne représente qu’une infime partie des possibilités sportives tirées du canoë-kayak. Du kayak-polo au kayak extrême pratiqué par Nouria Newman, on revient sur les particularités de chacune de ces disciplines passionnantes.
Le canoë-kayak s’est développé au milieu du XIXe siècle, et dès 1931, la FFC (fédération française de canoë) ouvre ses portes pour encadrer la pratique de ce sport qui va rapidement se scinder en diverses variantes. Elle deviendra plus tard la FFCK (avec l’ajout du mot kayak).
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Le slalom

Comme son nom l’indique, le kayak slalom voit les différents participants passer au travers de portes. On en compte entre 18 et 25, et elles sont réparties sur un parcours de 400 mètres environ sur eaux-vives (si vous voulez vous détendre et voguer paisiblement, vous êtes au mauvais endroit). La compétition se déroule au format contre-la-montre, avec chaque participant s’élançant un par un. Il existe deux types de portes : les vertes, qu’il faut prendre en descendant (dans le sens du courant), et les rouges qu’il faut passer en remontant (oui, c’est extrêmement physique). Si l’une d’entre elle est touchée, le kayakiste est pénalisé de 2 secondes supplémentaires ajoutées à son chrono. S’il en manque carrément une, la pénalité est de 50 secondes, autant dire qu’il est disqualifié. À chaque tour, ceux qui ont signé les meilleurs temps obtiennent leur ticket pour la suite de la compétition jusqu’à la finale.
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Le canoë-kayak sprint

Le kayakiste hongrois Sandor Totka pagaie lors d'une entrainement de canoë sprint.
Sandor Totka au fil de l'eau© Balazs Palfi/Red Bull Content Pool
Le sprint en canoë-kayak ressemble fortement à l’aviron. Les compétitions se déroulent sur un bassin plat, en eau douce et à l’aide de huit couloirs. Le but est simple : être le premier à franchir la ligne d’arrivée. Il existe trois variantes ayant une incidence sur la distance parcourue, 200, 500 ou 1 000 mètres. On peut courir en individuel (C1 ou K1), en paire (C2, K2) ou à quatre (K4).
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Le kayak freestyle

Même si l’on est habitué à voir du freestyle en danse, skate ou BMX, cela peut sembler assez fou (et ça l’est), mais le kayak peut lui aussi permettre de réaliser tout un tas de figures. Lors des divers tournois, les participants ont 45 secondes pour enchaîner les moves avec le plus d'amplitude et de style possible. Saltos, vrilles… grâce à des bateaux un peu plus petit que dans les autres disciplines, les kayakistes de freestyle parviennent à tirer leur épingle du jeu dans des vagues et des rouleaux assez puissants.
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Le wave-ski/kayak-surf

Le wave-ski est né en Australie. À l'origine, il était utilisé par les sauveteurs chargés de veiller sur les surfeurs. Équipés de planches similaires à celles de ceux qu’ils surveillaient (mais avec un siège et une ceinture), les wave-skieurs ont petit à petit pris leur indépendance en lançant leur propre discipline. Comme au surf, les compétitions s’articulent autour de heat (séries) lors desquelles les participants doivent prendre plusieurs vagues pour réaliser des figures, ils sont ensuite jugés et un score leur est octroyé.
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Le kayak extrême

La Française Nouria Newman pagaie lors d'une compétition de canoë-kayak slalom.
Nouria Newman en plein slalom© Mijra Geh/Red Bull Content Pool
Le kayak extrême, c’est le terrain de jeu de la championne Nouria Newman. Même si, comme pour le slalom, il se pratique en eaux (très) vives, il n’est ici pas forcément question de portes. En fait, cela dépend des courses. Dans certaines d’entre elles, il s’agit d’être le premier à l’arrivée, et dans d’autres, on slalom. La grande différence, c’est que chaque course se fait avec plusieurs participants sur le parcours au même moment. Certaines figures sont également imposées, comme l’esquimautage (dont on vous parlait ici). En bref : c’est hyper impressionnant, frénétique, et ça bataille sec entre les athlètes.
Pour apprécier les descentes de kayak extrême, découvrez Nouria Newman lors de son voyage en Islande :
20 minutesNouria Newman, extrême IslandeNouria Newman est partie conquérir les chutes d'Islande pour son dernier trip en kayak. Retrouvez en vidéo l'aventure folle de Nouria Newman en Islande, qui ne s'est pas toujours passée comme prévu !
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Le kayak-polo

Cousin pas si éloigné du water-polo, le kayak-polo se joue dans une piscine de 35 mètres sur 20. Les matchs durent 20 minutes (deux mi-temps de 10 minutes), au cours de ceux-ci, les 10 joueurs (5 dans chaque équipe) peuvent se passer la balle à l’aide des mains ou de la pagaie. Sans surprise, le but est de marquer plus de buts que l’adversaire. Petit twist : la cage est positionnée en hauteur. L’Allemagne et la France sont les deux nations les plus dominantes de l’histoire de ce (jeune) sport.
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La descente

La descente est une des disciplines historiques du kayak. L’objectif est simple : aller le plus vite possible d’un point A à un point B. Se déroulant au format contre la montre, il en existe deux formes, classique ou sprint. Cela influe sur la durée des épreuves, allant de 10 à 30 secondes pour la descente classique et de 30 secondes à 2 minutes pour le sprint. Les athlètes sont amenés à analyser le cours d’eau (vive) pour trouver la ligne la plus rapide et la suivre au coup de pagaie près.
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Le dragon-boat

À l'extrême opposée du kayak freestyle et ses tailles réduites, les dragon-boats mettent en avant des embarcations de 12 mètres de long et de 1m20 de large. Dessus, on retrouve la bagatelle de 20 pagayeurs, un batteur (oui oui) et un barreur (positionné à l’arrière). Comme en aviron ou en canoë-kayak sprint, il faut passer la ligne d’arrivée en premier et les équipes sont séparées par des couloirs. Les distances sont de 200, 500 mètres et 2 kilomètres.
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Le marathon

Le kayakiste Aniol Serrasolses passe partout, même sur des cascades gelées.
Aniol Serrasolses passe partout, même sur des cascades gelées© David Sodomka/Red Bull Content Pool
On reste sur les longues distances avec le marathon. En canoë-kayak, la distance à parcourir peut aller de 20 à 50 kilomètres. Il est souvent pratiqué en binôme, et lors des parcours les plus longs, un arrêt pour ravitailler est autorisé avec un retour sur l’eau ensuite.
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Le rafting

Un peu moins technique que le kayak, le rafting est une bonne alternative pour ceux qui veulent mêler sport et loisir (et ne pas avoir à retourner la pagaie). Dans sa version compétitive, on peut faire du rafting en slalom, en descente ou encore en contre la montre.
Vous savez tout des variantes du sport préféré de Nouria Newman. De quoi vous lancer sereinement dans un nouveau hobby ou carrément une nouvelle carrière ?
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