F1
Le guide ultime du circuit de Melbourne
Le calendrier des GP de Formule 1 poursuit sa route en Australie, sur une piste qui n'a pas toujours été appréciée. On fait donc le tour du propriétaire de ce circuit largement rénové en 2022.
- Construction : 1953
- Première course en F1 : 1996
- Localisation : Albert Park, Melbourne, Australie
- Longueur : 5,27 km
- Distance de course : 307,574 km
- Ligne droite la plus longue : 1,3 km
- Nombre de virages : 14
- Zones de DRS : 4
- Vitesse moyenne : 160 km/h
- Nombre de tours : 58
- Plus grand nombre de victoires : Michael Schumacher (4)
- Vainqueurs lors des dernières éditions : Damon Hill (1996), David Coulthard (1997, 2003), Mika Häkkinen (1998), Eddie Irvine (1999), Michael Schumacher (2000, 2001, 2002, 2004), Giancarlo Fisichella (2005), Fernando Alonso (2006), Kimi Räikkönen (2007, 2013), Lewis Hamilton (2008, 2015), Jenson Button (2009, 2010, 2012), Sebastian Vettel (2011, 2017, 2018), Nico Rosberg (2014, 2016), Valtteri Bottas (2019), Charles Leclerc (2022), Max Verstappen (2023).
- Record du tour : Charles Leclerc (1 min 19,813s en 2024)
Semi-urbain (parce que constitué de portions spécifiquement conçues pour le Grand Prix), le circuit bucolique de l’Albert Park est, comme son nom l’indique, situé dans un parc de la banlieue de Melbourne. Et si on y trouve quelques jeux pour enfants (dont le traditionnel mini-château), les grands gamins que l’on y admire sont surtout ceux qui pilotent à plus de 300 km/h chaque année. Il y seront d'ailleurs les 14, 15 et 16 mars.
La piste des grandes premières
Apparu au calendrier en 1996 – le Grand Prix d’Australie était jusqu’alors organisé à Adélaïde – il a longtemps été le théâtre de la première course de la saison. On y a donc logiquement vu débuter la plupart des pilotes actuels comme Lewis Hamilton et Max Verstappen. Le Néerlandais y est devenu le plus jeune pilote de l’histoire de la F1 en 2015, à seulement 17 ans. Et on se souvient bien entendu des débuts assez fous de Mark Webber qui, poussé par son public en 2002, avait réussi à décrocher la 5ème place pour ses premiers tours de pistes en F1.
Par ailleurs, figurez-vous que la course aurait pu se dérouler en nocturne, comme le souhaitait Bernie Ecclestone en 2007 pour booster les audiences. Pourquoi ce n’est pas le cas ? Parce que l’Australian Grand Prix Corporation avait estimé à l’époque que le prix de l’éclairage de la piste aurait tout simplement coûté trop cher. Le GP continue donc de se courir, pour le plus grand bonheur des pilotes, sous le doux soleil austral.
Un circuit tout neuf (et plus rapide) depuis 2022
"L'Albert Park n'est pas le circuit le plus facile pour doubler, nous ferons de notre mieux mais les lignes droites ne sont pas assez longues et beaucoup de virages menant aux lignes droites sont à 90 degrés, ce qui rend les dépassements compliqués" expliquait Max Verstappen en 2018 à propos de cette piste aussi jolie que technique, mais pas vraiment faite pour les courses folles.
En 2022, Max et le reste de la grille ont profité du circuit revu et corrigé (avant d'abandonner sur panne mécanique après 38 tours). Plus court de 28 mètres, l’Albert Park 2.0 propose des virages élargis (notamment le 1 et le 6, plus larges de 7,5 mètres et qui s’attaquent au minimum à 219 km/h contre 149 km/h auparavant), une toute nouvelle ligne droite d’1,3 km (après la suppression de la chicane des virages 9 et 10) qui permet aux pilotes d’aller au-delà des 330 km/h. La voie des stands a elle aussi été élargie pour mieux faire passer la limite de vitesse de 60 à 80 km/h. Bref, en gagnant en rythme et en trajectoires possibles, on se régale. Les pilotes comme nous, d'ailleurs.
Qu’en pensent les pilotes ?
Ils en pensent qu’ils sont ravis, puisque plusieurs d’entre eux ont été consultés, comme le régional de l’étape, Daniel Ricciardo : "Nous avons été autorisés à proposer nos idées et nos suggestions" explique-t-il à la chaîne Youtube F1 Australian Grand Prix. "Nous n’étions peut-être pas tous alignés sur les mêmes idées, mais je pense que le but était d’améliorer le spectacle le dimanche. C’est ce que j’avais en tête lorsque j’ai donné mon avis. Nous avons donc vraiment essayé d’exploiter certaines zones pour permettre plus d’aspiration et offrir plus de chances de dépassement au freinage."
Damon Hill, champion du monde 1996 et vainqueur à Melbourne, apporte toutefois un léger bémol dans les colonnes de racingnews365 : "J’ai dit par le passé que le circuit avait besoin de plus gros stops (comprendre des grosses zones de freinage, ndlr.), mais ils l’ont rendu plus ouvert et très rapide" explique-t-il en regrettant donc des opportunités de dépassement perdues. Mais sans renier son amour du circuit : "Je l’adore. Il me fait un peu penser à une piste de kart, assez glissante. Il n’y a pas beaucoup de force G (dans les virages, ndlr.), mais c’est assez piégeux."
Verstappen : une victoire pour un nouveau titre ?
C’est un fait : gagner au Grand Prix permet souvent de poser la première pierre vers un titre de champion du monde. 13 des 24 vainqueurs à Albert Park ont ainsi fini sur la première marche du podium en fin de saison. Ce fut par exemple le cas de Sebastian Vettel en 2011 pour ce qui reste la dernière victoire de Red Bull Racing en Australie.
On espère donc que Max Verstappen réitérera l'exploit cette saison. Après tout, Mad Max (qui est d’ailleurs un film australien) y roulera pour la quatrième fois en tant que champion du monde.
Rendez-vous le 16 mars pour le savoir !