F1

Le guide ultime du circuit des Amériques

La Formule 1 a rendez-vous près d'Austin, au Texas, pour le Grand Prix des États-Unis. L'occasion de passer au peigne fin le circuit des Amériques.
Écrit par Red Bull France
Temps de lecture estimé : 5 minutesUpdated on
Le guide ultime du circuit des Amériques qui accueille le Grand Prix des États-Unis de Formule 1.
© Getty Images/Red Bull Content Pool
  • Construction : 2012
  • Première course en F1 : 2012
  • Localisation : Elroy (États-Unis)
  • Longueur : 5,513 kilomètres
  • Distance de course : 308.405 kilomètres
  • Nombre de virages : 20
  • Zones de DRS : 2
  • Nombre de tours : 56
  • Vainqueurs lors des dix dernières éditions : Charles Leclerc (2024), Max Verstappen (2023, 2022, 2021), Valtteri Bottas (2019) Kimi Räikkönen (2018), Lewis Hamilton (2017, 2016, 2015, 2014).
  • Plus grand nombre de victoires : Lewis Hamilton (5)
  • Record du tour : Charles Leclerc (1 min 36 s 169)
La Formule 1 a de nouveau rendez-vous au pays de l'Oncle Sam. Le 19 octobre, les 20 pilotes prendront le départ d'une course qui attire chaque année près de 400 000 spectateurs. L'occasion de passer à la loupe le circuit qui accueille le Grand Prix des États-Unis depuis 13 années consécutives désormais (la course de 2020 ayant été annulée à cause de la pandémie de Covid-19).
Le tracé du circuit des Amériques, à Austin, aux États-Unis où se déroule le Grand Prix des États-Unis.

Le circuit des Amériques

© Wikimedia Commons

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L'éternel troisième

Avec ses 20 virages, ce tour anti-horaire de 5,513 kilomètres est l'un des plus sinueux du calendrier. Le troisième, très exactement, après ceux de Singapour et d'Abou Dhabi.
L'Australien Mark Webber (Red Bull Racing) roule au volant de sa monoplace sur le Circuit des Amérique lors des essais libres du Grand Prix des États-Unis de Formule 1 2012 à Austin.

Le Circuit des Amériques

© Paul Gilham/Getty Images

Mais c'est aussi le troisième circuit du calendrier dont le dénivelé est le plus important, juste derrière les circuits de Spa-Francorchamps et de Suzuka. Un dénivelé qui est à l'origine de ce qui fait l'une de ses particularités : sa première courbe, probablement l'une des plus mythiques du calendrier tant les départs qu'elle a pu provoquer sont impressionnants.
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Une impression de déjà-vu

Mais ce qui fait vraiment sa particularité, c'est que son architecte, Hermann Tilke, a volontairement repris certaines recettes ayant déjà fait leur preuves sur d'autres circuits.
Le circuit des Amériques est l'une des arènes les plus récentes de la Formule 1.

Un circuit difficile à dompter

© Getty Images/Red Bull Content Pool

Explications : le premier virage s'inspire beaucoup de celui de Spielberg, en Autriche. Les virages 3 à 6 sont presque une copie de l'enchaînement Maggots-Becketts-Chapel de Silverstone, et les virages 7 à 9 ressemblent fortement au S de Senna du circuit d'Interlagos. Les virages 13 à 15 sont inspirées de l'entrée du stade du circuit d'Hockenheim et les virages 16 à 18 ne sont pas sans rappeler le quadruple-gauche du circuit d'Istanbul Park. C'est ce qu'on appelle faire du recyclage. Et du bon.
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Un circuit trop bosselé ?

Si - contrairement à de nombreux autres tracés récents - le circuit des Amériques a conquis une large majorité des pilotes de Formule 1 (à l'inverse des pilotes MotoGP qui lui reprochent d'être trop bosselé), cela n'a pas toujours été le cas. Par exemple, en revenant 6 ans en arrière, la course de 2019 n'avait pas été très appréciée en raison de l'état de la piste.
Le circuit des Amériques est le troisième circuit qui possède le plus de dénivelé.

Un dénivelé particulièrement important

© Mark Thompson/Getty Images

"J’avais très peu d’adhérence dès le premier tour", confiait le quadruple champion du monde, Sebastian Vettel, qui s'était vu contraint d'abandonner après huit tours seulement. "J’ai tout essayé, je commençais à trouver du rythme mais ça a cassé dans le virage 9."
L'ancien pilote de Red Bull Racing, Sergio Pérez, parlait de son côté d'une situation "totalement inacceptable", tandis que Max Verstappen décrivait des "endroits étranges. Il faut être prudent à certains endroits. Si l'on sort un peu de la trajectoire et que l'on veut freiner plus tard qu'un autre, j'ai toujours un peu peur de me faire mal au dos ou quelque chose comme ça. C'est évidemment quelque chose que nous devons prendre en compte. Je me fiche des bosses sur un circuit urbain, ça en fait partie. Mais ces bosses-là sont assez violentes. C'est presque comme une rampe à certains endroits, où les roues décollent du sol. Ce n'est pas ce que l'on veut."
Le Grand Prix des États-Unis bat souvent des records de fréquentation.

La folie d'Austin

© Getty Images/Red Bull Content Pool

Une situation telle que les organisateurs avait été contraints de raboter près de 40% de la surface du circuit avant la course. La raison de ces bosses ? Probablement le terrain meuble sur lequel a été construit le circuit entre 2010 et 2012 et qui nécessitait davantage de travaux.
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La remontada de Max (et sa folle victoire)

Chez Red Bull Racing, on se souviendra longtemps du Grand Prix des États-Unis de 2018. Parti en 18e position, Max Verstappen avait fait une course légendaire et été parvenu à terminer la course sur la deuxième marche du podium. Tout simplement prodigieux.
En 2021 cette fois, la course avait été une fois de plus marquée par un duel au sommet (et particulièrement musclé) entre le néerlandais et Lewis Hamilton. À son terme, le pilote Red Bull Racing avait franchi la ligne d'arrivée une petite seconde avant son rival, chez Mercedes à l'époque.
La saison dernière, c'est avec Lando Norris que Max Verstappen avait bataillé, assez pour ouvrir la porte à un Charles Leclerc audacieux sur le premier virage et finalement vainqueur.
Max Verstappen parviendra à continuer de remonter sur ses rivaux de McLaren ? Pour le savoir, rendez-vous le samedi 18 pour la course sprint, et le 19 octobre pour le Grand Prix.
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