Max Verstappen au volant de sa RB16 sur le circuit de Silverstone avant le Grand Prix de Grande-Bretagne de F1 2020.
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F1

Dans les virages de Silverstone

Ils sont rapides, mythiques et s’appellent Copse, Becketts ou Stowe. Eux, ce sont les virages clés du Grand Prix de Grande-Bretagne. Et quelques légendes de la F1 nous en parlent.
Écrit par Red Bull France
Temps de lecture estimé : 4 minutesMise à jour le
Environ 6 km avec l’accélérateur à fond 70% du temps, des bosses, des bourrasques, des courbes assassines à 180 km/h de vitesse moyenne et des forces de 5G dans le casque : si le circuit de Silverstone n’est plus le temple de la vitesse qu’il fut dans les années 50, aucun pilote n’est totalement cool dans sa combi en prenant le volant en Grande-Bretagne. D’autant plus que la bête affiche, depuis peu, une nouvelle surface et des temps au tour plus rapides d’une seconde. Pour décrocher des points ou plus, il faut donc négocier comme jamais ses tournants majeurs. Oui, mais lesquels ? On fait le point avant le prochain Grand Prix de Grande-Bretagne le 3 juillet.

Copse

Si le virage 9 doit son nom aux jolis bosquets ("copses" en VO) qui entourent le circuit, personne ne le prend pour profiter du paysage. Attaqué à près de 300 km/h en sortie de ligne droite, celui qui fut longtemps la première courbe du circuit est aussi emblématique que redoutable : « Je ne pense pas qu’on puisse le prendre à fond, mais les voitures sont incroyablement rapides ici racontait Mark Webber, deux fois vainqueur en 2010 et 2012, au Times l’année dernière. Elles vont à 260 km/h ou plus. Copse récompense donc les pilotes audacieux et super précis. » Et comme l’explique aussi Nigel Mansell, ex moustache la plus rapide du monde, « la chose la plus importante est de faire la différence ici pour conserver le plus de vitesse possible avant d’attaquer l’incroyable séquence qui arrive. »
Focus sur l'évolution du circuit de F1 de Silverstone, berceau du Grand-Prix de Grande-Bretagne.

L'évolution du circuit de 1949 à 2019

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Maggots, Becketts et Chapel

L’incroyable séquence de Nigel, c’est celle-là. Un zig-zag droite-gauche-droite-gauche légendaire qui fait dire au pilote Aston Martin Red Bull Racing Max Verstappen, que s’il devait acheter un billet, « [il] choisirait une place dans les gradins à cet endroit-là. » Même son de cloche chez son ex-équipier Daniel Ricciardo, fan de cet enchainement rapide et tactique : « Les virages 3 et 4 sont clé et offrent une grande variété de trajectoires. On peut pousser à fond dans le premier virage et sacrifier le second, ou faire le contraire. » Et une chose est sure, avec 4G de force latérale au début de la série et 2G dans chaque courbe, le Becketts Complex ne s’attaque pas comme un lacet de départementale : « Il faut être super-concentré, affirme Mark Webber, mais aussi avoir un engagement maximal et une totale confiance dans sa voiture. La sensation de vitesse est folle. »

Stowe

Stowe attend les pilotes au bout de la ligne droite de Hangar Straight. Bosselé, rapide, ce right hander (virage à droite en VF) a beaucoup changé au fil du temps mais reste traître. David Coulthard, auteur d’un gros doublé à domicile en 1999 et 2000, sait d’ailleurs qu’il faut s’en méfier : « Après avoir passé la septième dans Hangar Straight, il faut freiner dur pour prendre cette courbe légèrement pentue. C’est dur à voir à la télé, mais croyez-moi. » expliquait-il ainsi au Telegraph en 2011. Mansell, lui, partage cet avis mais ajoute qu’il faut « conserver le plus de vitesse possible pour pouvoir doubler dans la petite portion qui arrive après, mais en gardant les roues sur la piste. Parce que le gazon artificiel adhère moins que le truc noir. » Comprendre le bitume, pour tous ceux qui n’ont pas fait LV2 Nigel.

Vale et Club

Pas question de se relâcher dans les deux derniers virages du circuit. Silverstone est impitoyable, et la section qui embarque les voitures dans Vale aussi : « Il faut freiner et bien se positionner dans la courbe à gauche, puisque vous avez deux virages à droite qui arrivent très vite derrière, et le finish est super, super rapide. » Ce que Nigel Mansell, encore une fois, confirme : « En attaquant Club, il faut bien rester à l’extérieur et ne pas tourner trop tôt pour aller le plus droit possible vers la ligne d’arrivée. » Un endroit que la moustache connait bien pour l’avoir souvent passé en tête. Sa troisième victoire du Grand Prix, en 1992, a même donné lieu à l’une des célébrations collectives les plus folles de l’histoire de ce sport. Une invasion de piste passive-agressive qui prouve que rouler à 300 est peut-être moins dangereux que de faire un câlin à une centaine d’anglais euphoriques.
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