Des coureurs participent à l'édition 2021 Wings for Life world Run via l'application, à Budapest, en Hongrie.
© Balazs Palfi for Wings for Life World Run
Running

Mais que se passe-t-il dans votre cerveau quand vous courez ?

C'est un fait : la course à pied à de nombreux bienfaits pour le corps. Mais saviez-vous quelle avait des effets positifs pour votre cerveau ? On a demandé à un scientifique de vous dévoiler lesquels.
Écrit par Red Bull France
Temps de lecture estimé : 4 minutesPublié le
C'est reparti. Le 7 mai 2023, vous pourrez de nouveau courir pour toutes celles et ceux qui ne le peuvent pas en participant à la course Wings for Life World Run. Le concept ? Courir ou marcher en même temps que des milliers de personnes dans le monde entier. Et le faire pour la bonne cause, puisque tous les bénéfices sont ensuite reversés à la recherche sur les lésions de la moelle épinière.
Et si cette raison ne suffisait pas à vous motiver, sachez que nous en avons une deuxième : la course à pied possède de nombreux atouts pour votre cerveau.
Hayden Wilde s'entraîne lors d'une session de course à pied.

Hayden Wilde

© Red Bull Content Pool

Fabrice Joulia, docteur en physiologie des environnements extrêmes, qui s'est appuyé sur l'expertise du docteur Marie-Laure Mille, de l'Institut national des Sciences du mouvement, vous explique lesquels.
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Ô joie !

"Lorsqu'on réalise une activité qui nous apporte un certain plaisir, on va libérer de la dopamine, autrement appelé hormone du bonheur, au niveau du cerveau", commence-t-il. "Certains la libèrent lorsqu'ils jouent aux jeux vidéo, d’autres quand ils écoutent de la musique. On la libère aussi lorsqu'on aperçoit le visage de quelqu'un qui nous attire mais aussi quand on pratique une activité physique. Et en particulier la course à pied."
L'ultra-runner Ryan Sandes court lors d'une dans la neige dans la réserve de Matroosberg, au Cap, en Afrique du Sud, le 11 juin 2020.

Prêt(e)s à courir dans la neige ?

© Craig Kolesky/Red Bull Content Pool

Vous vous demandez sûrement pourquoi ? Eh bien tout simplement parce que "la course à pied a pour avantage de solliciter tous les muscles du corps, à la différence de beaucoup d'autres sports", répond-il. "Courir sollicite à la fois les muscles de postures et de mouvement. En courant, on libère donc dans le sang des produits du métabolisme musculaire en assez grande quantité pour que ça ait un plus grand impact sur le cerveau, à tel point que 10 minutes de running par jour suffisent." D'accord, mais quels impacts ?
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Garder un esprit jeune

"Beaucoup d’études se sont intéressées et à la pratique d'activités physiques chez les rongeurs", poursuit Fabrice Joulia. "On s'est aperçu que ceux qui pratiquaient une activité physique régulière possédaient beaucoup plus de neurones jeunes. Autrement dit, que de nouveaux neurones apparaissaient grâce à la pratique d'une activité sportive."
Participez à la course Wings for Life World Run, un événement sportif et caritatif à faire en France.

Wings for Life World Run

© Stefaan Temmerman/Red Bull Content Pool

"Jusqu’à présent, on pensait que notre cerveau était en croissance jusqu’à l’adolescence et que les neurones disparaissaient peu à peu. En bref, que l'on subissait un vieillissement de notre système nerveux de façon irréversible. Mais une étude récemment publiée dans la prestigieuse revue scientifique 'Nature Medicine' a montré que l’on pouvait trouver dans l’hippocampe du cerveau d’adultes et de personnes âgées des neurones jeunes." En clair, que le cerveau de ces derniers "rajeunissait".
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S'adapter plus facilement

Et ce n'est pas tout. "Une étude italienne publiée dans la revue italienne Gene en 2019 a montré que la pratique d’une activité physique - en libérant des hormones de croissance et des neurotrophines (de petites protéines sécrétées dans le système nerveux nécessaires pour maintenir les cellules nerveuses en vie) - permettaient, entre autres, d’augmenter la plasticité du cerveau, soit la capacité du cerveau à s'adapter."
Dans le film Running in Two Worlds, deux ultramarathoniens issues de deux cultures totalement différentes se rencontrent.

Un ultramarathoniens court dans le film Running in Two Worlds

© redbull

"Avoir un cerveau plus 'plastique', permet d'être plus à même de résoudre des tâches diverses car le cerveau est capable de prendre en compte des informations différentes et de les assembler pour s’adapter." Pas mal, non ?
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Le sport dans la peau

"La deuxième chose mise en évidence par cette étude, ce sont les effets épigénétiques de l'activité physique", poursuit Fabrice Joulia. "Si nous possédons tous les mêmes gènes, ils ne s'expriment pas tous de la même façon. Et la pratique d'une activité physique va permettre de modifier la façon dont les gènes s'exprimeront et de rendre certains gènes plus efficaces."
Voici plus beaux parcours pour courir 10 kilomètres en France.

Que diriez-vous de vous entraîner au pied du Mont-Blanc ?

© Mathis Dumas/Red Bull Content Pool

Parmi eux : les gènes qui permettent de faciliter la plasticité du cerveau ou certaines fonctions cérébrales, donc. "C'est d'ailleurs ce qui expliquerait qu'il y a des familles de sportifs. Ces modifications pourraient être légués à sa descendance."
Pour conclure, "aucune étude ne montre que l’activité physique aurait des effets délétères sur le cerveau. Que ce soit sur les mécanismes cognitifs, les mécanismes d’apprentissage ou de mémoire, au contraire, il y a un consensus qui montre qu'elle n'a que des effets positifs." Alors, on saute le pas ?
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Wings for Life World Run

Le plus grand évènement de running caritatif est de retour. Une course planétaire dont 100% des frais d'inscriptions sont reversés à la recherche sur les lésions de la moelle épinière.

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