Les pilotes se tiennent sur le podium du Grand Prix de Las Vegas de Formule 1 2025.
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F1

Les 9 saisons les plus serrées de l’histoire de la Formule 1

Alors que la Formule 1 fête ses 75 ans en cette saison 2025 et que Max Verstappen se rapproche de Lando Norris, on revient sur les courses au titre les plus passionnantes.
Écrit par Red Bull France
Temps de lecture estimé : 8 minutesPublished on
Beaucoup, y compris Max Verstappen, pensaient que le titre au classement des pilotes tomberait sans problème dans le cockpit d’une McLaren. Il y a encore quelques semaines, Lando Norris et Oscar Piastri bataillaient en tête du classement avec une avance confortable.
Le pilote oranje était-il totalement honnête lorsqu'il a annoncé qu’il n’était plus en course ? Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, après la double disqualification des voitures couleur papaye au Grand Prix de Las Vegas, les deux jeunes pilotes doivent sentir l’ombre du quadruple champion au volant de sa RB21 dans leurs rétros.
Actuellement, Lando Norris a 24 points d’avance sur Max Verstappen, et avec deux Grands Prix et un sprint à courir, 58 points sont disponibles pour qui réaliserait un sans-faute.
Le classement à deux week-ends de la fin de la saison :
  1. Lando Norris - 390 points
  2. Oscar Piastri - 366 points
  3. Max Verstappen - 366 points
Ceux qui se plaignaient de la domination sans partage de Verstappen il y a de cela deux ans se retrouvent désormais à espérer qu’il continuera à mettre la pression sur ses rivaux. Avant que tout cela ne se termine dans une pluie de champagne, à Losail puis à la Yas Marina le 7 décembre, on revient sur les saisons les plus folles de l’histoire de la Formule 1.
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1958 - Mike Hawthorn et Stirling Moss

Pour la 12e saison de l’histoire de la Formule 1, 11 courses étaient au programme. Pour la première fois, un classement des constructeurs était mis en place, et des voitures équipées d’un moteur arrière, celles de l’écurie Cooper-Climax, concourraient. Alors que la légende Juan Manuel Fangio, âgé de 47 ans, participait à sa dernière saison, cette même année, pas moins de quatre pilotes perdaient tragiquement la vie suite à des accidents.
Mike Hawthorn, chez Ferrari à l’époque, a remporté le Grand Prix de France et… plus aucun. Par quatre fois, c’est Stirling Moss, sur Vanwall, qui passe le drapeau à damier en premier. Malgré tout, grâce à sa régularité (terminant cinq fois 2e) et à un coup de pouce de Moss, Hawthorn termine la saison devant d’un petit point. Lors du GP du Portugal, Hawthorn a redémarré sa voiture sur la piste avant de repartir, ce qui aurait dû causer une pénalité et lui faire perdre le titre. Bon joueur, Stirling Moss l’a défendu auprès des officiels, lui ouvrant au passage la voie vers le championnat des pilotes. À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire…
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1961 - Phil Hill et Wolfgang von Trips

Trois ans plus tard, l’ambiance était toujours à la tragédie. Mike Hawthorn, champion en 58, est décédé quelques mois après avoir pris sa retraite suite à un accident de la route et, au cours des 8 Grand Prix de 1961, trois pilotes ont perdu la vie.
Pour couronner le tout, l’avant-dernier Grand Prix de la saison, à Monza, sera celui de la plus grande catastrophe de l’histoire de la F1. Wolfgang von Trips, en tête au classement des pilotes et parti en pole, a accroché Jim Clark juste avant la Parabolica, et sa voiture est allée heurter plusieurs spectateurs. Au total : 15 personnes, y compris le pilote, ont perdu la vie.
Malgré tout, la course reprend, et Phil Hill, coéquipier de von Trips, remporte la course, prenant ainsi la tête du classement avec 34 points contre 33…

1964 - John Surtees et Graham Hill

En 1964, Ferrari était encore une fois à la bataille tout en haut du classement des constructeurs. Chez la Scuderia, on retrouvait notamment Lorenzo Bandini et John Surtees. Face à eux, BRM et Graham Hill ou encore Lotus et Jim Clark faisaient figure d’épouvantails dans la course au titre des pilotes.
Détail important : à l’époque, les six meilleurs résultats d’un pilote étaient pris en compte pour établir le classement final. Grâce à cette excellente idée, Graham Hill, qui a terminé deuxième avec 39 points, aurait aujourd’hui remporté le titre avec un total de 41. John Surtees, de son côté, a récolté 40 points. Si vous aimez les astérisques et les additions, vous avez trouvé votre saison préférée.
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1976 - James Hunt et Niki Lauda

Niki Lauda au volant de sa Ferrari

Niki Lauda au volant de sa Ferrari

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Ceux qui ont vu le film Rush connaissent en partie l’histoire, mais la saison 1976 mérite qu’on en parle tout de même à nouveau.
Comme en 1964, on est là sur une compétition pas comme les autres : seuls les six premiers de chaque course se voyaient décerner des points (9-6-4-3-2-1), et chaque pilote pouvait ne pas participer à 2 courses au cours de la saison, une sur les sept premiers GP, et une lors de l’un des huit derniers.
Sur les circuits, l’Allemand (et champion en titre) Niki Lauda domine dès l’entame de saison sur sa Ferrari, mais sur le Nürburgring, le 1er août, il est victime d’un terrible accident. À la fois gravement brûlé et intoxiqué par les émanations causées par l’incident, il est hospitalisé d’urgence.
Malgré tout, six petites semaines plus tard, il est de retour au volant de sa monoplace à Monza. Grâce au fait de pouvoir éviter un Grand Prix, il est toujours bien placé au classement des pilotes. Pour la dernière course de l’année, au Japon, avec seulement 3 points d’avance, il décide de ne pas courir à cause de la pluie. James Hunt termine 3e, juste assez pour passer devant l’Allemand et l’emporter (69 points contre 68).
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1981 - Nelson Piquet et Carlos Reutemann

Lors d’une saison absolument folle, trois pilotes pouvaient prétendre au titre au départ du dernier Grand Prix, celui de Las Vegas : le Brésilien Nelson Piquet (Brabham), l’Argentin Carlos Reutemann (Williams), et le Français Jacques Lafitte (Ligier). Lors de celui-ci, avec une petite 5e place, alors que Reutemann terminait à la huitième position, Nelson Piquet s’est adjugé le titre.
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1984 - Niki Lauda et Alain Prost

Alain Prost de retour en piste

Alain Prost de retour en piste

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Pour la seconde fois de cette liste après Phil Hill et Wolfgang von Trips, on va revenir sur un duo de coéquipiers tous les deux engagés dans la course au titre. Surtout, on est ici sur la plus petite marge imaginable, et un scénario qui a peu de chances de se reproduire : Niki Lauda a décroché le titre avec… 0,5 point d’avance.
En 1984, McLaren a survolé les débats. Sur les 16 courses disputées cette année-là, 12 ont été remportées par un pilote de l’écurie anglaise. Ce fut le cas à Monaco, où Alain Prost a été déclaré vainqueur. Malgré sa victoire, c’est aussi ici qu’il a perdu le titre. Pour cause de fortes pluies, la course a été stoppée avant que 75% du GP ait eu lieu, et les points ont donc été divisés. Le Français a décroché 4,5 points et, à 4 courses de la fin de la saison, Niki Lauda a dépassé son coéquipier pour l’emporter via une marge infime.
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1994 - Michael Schumacher et Damon Hill

Sebastian Vettel et Michael Schumacher ensemble en 2011

Sebastian Vettel et Michael Schumacher ensemble en 2011

© Flo Hagena / Red Bull Content Pool

Ceux qui regardaient la Formule 1 s’en rappellent probablement encore, le premier titre de Michael Schumacher n’a laissé personne indifférent.
Avant la dernière course, il n’était séparé de son principal poursuivant, Damon Hill, que par un petit point. Lors de celle-ci, alors que l’Allemand, à l’époque chez Benetton, touche un mur et que sa voiture est touchée, il entre en contact avec la monoplace du pilote Williams, causant un double abandon, et donc sa victoire finale.
Le début d’une légende monumentale, et un moment qui est resté gravé dans les mémoires.
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2007 - Kimi Räikkönen, Fernando Alonso et Lewis Hamilton

Après ses deux titres de champion du monde, l’Espagnol Fernando Alonso a rejoint McLaren, une écurie qui comptait dans ses rangs un rookie, un certain Lewis Hamilton. Clairement, entre un multiple champion et un pilote qui faisait ses premiers virages au plus haut niveau… il n’y avait pas de doute : celui qui avait tout juste gagné par deux fois avec Renault allait forcément être numéro 1, non ?
Pas du tout. Fernando Alonso et Lewis Hamilton ont cohabité tant bien que mal, refusant parfois de laisser passer l’un malgré les demandes de l’équipe, ou bloquant l’autre dans les stands, et ainsi de suite…
Finalement, ce duel fratricide profitera à Ferrari et à un Kimi Räikkönen auteur d’une saison éblouissante avec six victoires et 110 points. Derrière, les deux pilotes McLaren ont plafonné à 109 points chacun.
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2008 - Lewis Hamilton et Felipe Massa

On retrouve le pilote anglais la saison suivante, et il n'était pas loin de vivre une deuxième désillusion. Alors qu’il ne restait qu’un seul Grand Prix, celui du Brésil, Hamilton menait de 7 points. Pour espérer décrocher le titre, le Brésilien devait donc l’emporter, et espérer qu’Hamilton termine au mieux en sixième position.
Chez lui, Felipe Massa a assuré sa part du marché en remportant le GP, mais dans le dernier tour, le Britannique a réussi à dépasser Timo Glock, glanant la cinquième place, son premier titre de champion du monde, brisant le cœur d’un stade entier.
Les trois courses restantes nous offriront-elles un final aussi haletant ? Si l’on se fie aux dernières performances de Max Verstappen, on peut l’espérer.

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Max Verstappen

Né pour être rapide, Max Verstappen, fils du pilote de Formule 1 Jos Verstappen, est le champion du monde de F1 en titre.

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