Johnny Aubert, 2 fois vainqueur de l'ISDE
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Enduro

Fast Talk : Johnny Aubert

Nous avons rencontré le double-vainqueur de l'ISDE avant le centenaire de l'épreuve.
Écrit par Jonty Edmunds
Temps de lecture estimé : 3 minutesPublished on
Johnny Aubert en action a l'ISDE 2012

Johnny Aubert en action a l'ISDE 2012

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En tant que vainqueur du World Trophy en 2012, la France part favorite cette année. Quel est le feeling dans le team ?
Nous sommes favoris grâce à un team fort, même si le champion du monde d’Enduro 3, Christophe Nambotin est blessé. Mais l’Espagne et l’Italie vont être forts – ils veulent gagner autant que nous.
Comment la rivalité amicale des pilotes français qui veulent tous l’emporter en individuel aide le team ?
C’est super. L’année dernière était très spéciale ! C’était un jeu entre nous quatre pour la victoire, même si notre team-manager, Fred Weill, n’a pas trop apprécié nos batailles. Il s’inquiétait pour la course par équipes mais nous savions que c’était possible de se battre pour le général. Remporter le World Trophy est notre objectif prioritaire, mais remporter l’ISDE au général en individuel est très prestigieux. Tout pilote veut le remporter une fois dans sa carrière.
Tu l’as remporté 2 fois, au Chili en 2007 et au Mexique en 2010. Alors tu sais ce que c’est de bien y figurer. Quel est le facteur le plus important pour la victoire ?
Quand j’ai gagné l’ISDE au Chili et au Mexique, le facteur le plus important était la constance. Tu dois être rapide chaque jour et te battre pour la victoire chaque jour. Gagner un jour et faire dixième le lendemain n’est pas bon.
Johnny Aubert en action en Allemagne

Johnny Aubert en action en Allemagne

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À la fin de la journée, comment te reposes-tu et reprends des forces pour le lendemain ?
Chaque aspect de l’ISDE est exigeant physiquement. Quelques semaines avant l’événement, il faut faire des essais. Une ou deux fois. C’est une dizaine d’essais, et beaucoup de kilomètres. Avant la course, je vais me reposer autant que possible pour être frais quand ça commence. Nous avons de la chance, car le team français a un kiné qui peut nous aider à récupérer chaque soir. Ça fait une grosse différence à la fin.
Les mécanos ne sont pas autorisés à travailler sur les motos pendant l’ISDE. Ça change beaucoup de choses pour les meilleurs pilotes ?
Pour moi, oui ! Je ne suis pas le meilleur quand il s’agit de bosser sur ma moto, mais j’en connais assez pour m’y coller. C’est difficile, mais ça l’est encore plus pour Seb, mon mécano, qui doit m’expliquer en détail comment réparer les problèmes que je peux avoir.
L’ISDE fête ses 100 ans en Sardaigne. Ça rend cette année encore plus spéciale ?
Pas vraiment, mais bien sûr ce serait sympa de gagner. Notre but est de battre les Italiens chez eux. Il y a toujours eu une rivalité saine entre les teams, et Antoine Meo et moi avons des amis italiens. Ce serait bon de les battre cette année !
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