Giro d'Italia 2026 : Jai Hindley se place sur le podium
Après près de 3 500 kilomètres de course et environ 48 000 mètres de dénivelé dévalés, la 109e édition du Giro d'Italia s'est conclue à Rome.
Écrit par redbull.ba
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Le Giro d'Italia 2026 s'est élancé depuis la Bulgarie avant que la caravane n'enchaîne 21 étapes, chacune avec sa propre spécificité : arrivées au sommet, pavés détrempés, contre-la-montre individuel...
Red Bull – BORA – Hansgrohe abordait ce Grand Tour avec deux leaders : l'ancien vainqueur australien Jai Hindley et le jeune talent italien Giulio Pellizzari. Au bout du compte, l'expérience de Hindley a primé : il termine troisième du classement général et offre à l'équipe son cinquième podium sur un Grand Tour.
À l'entame de la dernière semaine, Hindley occupait la cinquième place, à 53'' du podium et à 3'43" du leader Jonas Vingegaard. La troisième semaine s'annonçait comme la plus exigeante, avec trois étapes de montagne, une fatigue qui s'est accumulée et un classement général totalement ouvert.
Si un seul coureur est monté sur le podium, ce résultat est l'œuvre de toute l'équipe — une nouvelle preuve que le cyclisme est un sport collectif. Après l'étape 16, où Pellizzari a perdu un temps considérable (environ 18 minutes), ses ambitions au général se sont évanouies. Mais sur un Grand Tour, un revers ouvre parfois de nouvelles perspectives.
À partir de ce moment, Pellizzari est devenu un rouage central de la marche de Hindley vers le podium. Il a pleinement endossé son rôle de coéquipier et démontré l'importance du travail d'équipe. Lors de la 19e étape, l'étape reine du Tour d'Italie, il a fait partie de l'échappée. Au regroupement, le jeune Italien s'est mis au service de Hindley en imprimant un tempo soutenu et en mettant la pression sur son rival le plus direct, Thymen Arensman. C'est justement ce dernier qui a craqué dans la dernière ascension et concédé 1'02", basculant les chances de podium du côté de l'Australien qui se hisse à la troisième place du classement général. Un matelas qu'il devait défendre lors de la 20e étape, ultime grande explication pour le général.
La 21e étape, longue de 131 kilomètres dans Rome, disputée le dimanche, signait la finale traditionnelle du Giro d'Italia. Elle a débuté par une parade cérémonielle vers Ostie, avant que la course n'entre dans son régime compétitif sur un circuit final de 9,5 kilomètres, parcouru à huit reprises dans les rues de la capitale italienne.
Qui a gagné la dernière étape du Giro d'Italia ?
Comme à l'accoutumée, la journée a mêlé compétition et célébration. Le classement général était quasiment plié — Jonas Vingegaard tenait déjà la victoire en main — mais l'étape offrait aux sprinteurs une dernière occasion de briller dans le décor du Colisée.
La conclusion n'a pourtant pas été une formalité. Dans les derniers tours, une attaque tardive et dangereuse menée par Filippo Ganna, Matteo Sobrero et Jasper Stuyven a un moment menacé de priver le peloton de son sprint massif. Le trio a exploité un instant de flottement dans le groupe principal et forcé les équipes de sprinteurs à organiser une vraie chasse. Le peloton les a finalement repris à quelques kilomètres de l'arrivée et, une fois la situation rétablie, Jonathan Milan a réglé le sprint avec autorité. Le coureur Lidl–Trek s'est imposé à Rome devant Giovanni Lonardi et Paul Penhoët, Dylan Groenewegen prenant la quatrième place et Paul Magnier terminant à la 11e position.
Au-delà du résultat, le récit de cette dernière étape était évidemment la confirmation du sacre de Vingegaard sur le Giro et l'accomplissement de la fameuse triple couronne des Grands Tours. Le Danois ajoute ainsi le Tour d'Italie à ses titres précédemment glanés sur le Tour de France et la Vuelta a España. Pas de changement en tête du classement général lors de cette dernière journée : le Danois a bouclé l'épreuve en maillot rose (Maglia Rosa), devant Felix Gall, relégué à 5'22", tandis que la troisième place revient au déjà cité Jai Hindley, à 6'25".