Quand les pilotes chaussent les crampons
Créée en 1981, la "Nazionale Piloti" a déjà joué 221 matchs et permis de récolter plus de 15 millions d’euros en faveur d’associations. Michael Schumacher, qui était un des plus fidèles de l’équipe, y possède toujours le titre de Président d’honneur.
Des terrasses et des prix XXL…
Avec 37 000 spectateurs présents sur le circuit, Monaco est le Grand Prix de Formule 1 qui en accueille le plus petit nombre. Les places sont rares et surtout très chères. Si le tracé dispose de 22 000 places assises en tribune qu’il est possible d’acheter à des prix raisonnables (de 50 euros à 1000 euros selon le nombre de jours et la tribune), les spectateurs sont bien plus nombreux à suivre la course sans billet, depuis les immeubles surplombants le circuit ou depuis les yachts amarrés dans le port. Ils seraient ainsi 70 000 à venir grossir la population monégasque (estimée en temps normal à 30 000 habitants). Mais pour les terrasses et les yachts, les prix explosent. "Le prix à la location d’une terrasse de 80 mètres carrés bien placée est de l’ordre de 40 000 euros pour les quatre jours" explique au Figaro Immobilier Jean-Yves Le Graverend, responsable de l’agence immobilière John Taylor à Monaco.
Un podium princier
En Principauté, la cérémonie du podium est unique. Le vainqueur reçoit son trophée des mains du Prince (Rainier III à l'époque et Albert II aujourd'hui) juste devant la loge princière située devant la ligne de départ. Et pas question de renverser une goutte de champagne sur le smoking du Prince ou sur la robe de Charlène. Les pilotes descendent quelques marches et peuvent alors en faire profiter leurs mécaniciens, qui contrairement à un circuit classique, ont le plaisir de boire directement à la bouteille.
Raikkonen fait tomber la chemise
En 2006, Raikkonen abandonne sa McLaren sur le circuit à cause d’un problème technique. Le Finlandais, qui a stoppé sa monoplace près du port en profite pour monter directement à bord de son yacht amarré tout près pour rejoindre ses amis. Les caméras le retrouveront quelques tours plus tard, torse nu, en train de siroter des cocktails en regardant la fin du Grand Prix avec ses convives.
Quand Button défonce le mobilier urbain
Qui dit Grand Prix dans les rues dit forcément obstacles inattendus. Et celui rencontré par Jenson Button en 2016 lors des essais du Grand Prix aurait pu faire bien plus de dégâts. Le Britannique explose son aileron avant dans une mini-plaque d'égout en fonte soulevée juste avant par le passage de Nico Rosberg. Le Britannique y laisse une partie de son nez avant et entraîne une interruption de séance, le temps de ressouder la plaque d'égout au sol.
L’hécatombe de 1966 et 1996
Si les dépassements sont presque impossibles à Monaco, il est nettement plus aisé de terminer dans les rails... En 1966, quatre pilotes seulement sont à l’arrivée du Grand Prix de Monaco. 12 autres ont abandonné suite à des accidents ou des casses mécaniques. Pourtant, le podium a de l’allure et cumule cinq titres de champion du monde. Jackie Stewart (vainqueur) et Graham Hill (3ème) sont accompagnés par l’Italien Lorenzo Bandini. Ce dernier perdra d’ailleurs la vie en Principauté un an plus tard après avoir vu sa monoplace prendre feu suite à un crash dans la chicane du port. Autre Grand Prix marqué par un grand nombre d’abandons, celui de 1996 et la victoire surprise d’Olivier Panis. Trois pilotes sont classés sur les 22 présents sur la grille (un record d’abandons qui tient toujours.) Panis signe d’ailleurs là la dernière victoire française à ce jour en Formule 1.
The place to be
À Monaco, la concentration du public, des journalistes et des VIP au mètre carré force les écuries à mettre les petits plats dans les grands niveau accueil. L’écurie Red Bull se distingue en la matière depuis plusieurs années avec sa Red Bull Energy Station, dotée d’une piscine intérieure. Cette dernière est construite sur une immense barge pendant 21 jours en Italie avant d’être amenée par bateau dans le port de Monaco. C’est sur la Red Bull Energy Station que l’écurie a d’ailleurs fêté ses victoires monégasques en 2010, 2011, 2012. C’est aussi là que les membres de l’équipe prennent leur repas.