Subnautica
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Games

Jeux de survie ou le piège en haute-mer

Très tendance, les jeux de survie prennent l’eau, littéralement, et sont loin de boire la tasse.
Écrit par Kere
Temps de lecture estimé : 8 minutesPublié le
Les jeux bac à sable, ou sandbox, basés plus ou moins sur la survie, sont légion. Minecraft, ARK, DayZ ont lancé une mode qui ne semble pas vouloir s’arrêter. Le principe est souvent le même : vous arrivez en slip dans un monde hostile, et vous devez survivre tout en vous construisant une formidable base qui ne respecte pas le registre du cadastre. Pour cela il faut farmer, farmer et encore farmer. Et le pire, c’est qu’on adore ça. Les menaces sont multiples : dinosaures que l’on peut apprivoiser, zombies, noirceur des bois, petit monde des insectes, immensité de l’espace, dureté du monde agricole, barbares potes de Conan, Vikings, chevaliers, créatures de l’Ender, ces fichus Creepers et la belle famille… Sans oublier l’accès anticipé qui n’en finit pas, ou pire, qui finit mal !
Dans le jeu de survie Stranded Deepv, ous vous écrasez en avion et vous vous retrouvez en mer sans rien.
Stranded Deep
Pour survivre dans le monde impitoyable des sandbox de survie, où un nouveau prétendant débarque toutes les deux semaines, il faut faire preuve d’imagination. Certains ne l’ont pas compris et vont dans le mur. D’autres se creusent les méninges, proposant du neuf, principalement dans l’univers où se déroule l’action. Si on commence à avoir fait le tour de la terre ferme, on se tourne à présent vers la mer, ses profondeurs et ses mystères. Partons donc à la découverte de trois jeux de survie qui mettent les pieds dans l’eau.

1. Raft, un radeau nommé désir

Créé par Redbeet Interactive, Raft est arrivé sur Steam le 23 mai 2018 en early access. Plus de quatre ans plus tard, il n’est toujours pas officiellement sorti, une curiosité qui ne concerne pas que son éditeur Axolot Games : les sandbox aiment l’accès anticipé, en abusent même, et c’est plutôt une bonne chose car les développeurs ne lâchent pas leur bébé, ce qu’ils ont plus facilement tendance à faire après la sortie officielle. Bref, revenons à nos radeaux.
Le principe du jeu vidéo de survie Raft est simple : vous êtes en mer, en slip (ou presque) et sur un radeau.
Raft
Disons le tout de suite, Raft est un jeu très cool, assez zen, coloré, plutôt simple à prendre en main, sans pour autant vous livrer ses secrets si aisément. Le principe est simple : vous êtes en mer, en slip (ou presque) et sur un radeau. Ce radeau, c’est le vôtre. Il y en a beaucoup comme ça, mais lui c’est le vôtre. Et vous allez passer du temps dessus, beaucoup de temps (sauf si vous ne jouez pas, bien évidemment). Sur une mer plutôt calme, le courant vous amène des débris qu’il vous faut saisir afin de pouvoir crafter différents objets et parties de radeau que vous allez pouvoir bien évidemment agrandir. Vous devez aussi le quitter de temps en temps pour vous aventurer dans les fonds (pas très profonds) marins, autour d’îlots que vous pouvez également visiter et piller, puis d’îles plus importantes. L’idée est bien évidemment de récolter de nouveaux items pour construire de nouveaux objets et poursuivre votre objectif : voir où vous mène les signaux radio. Car oui, il y a une “histoire” et des lieux sympathiques à découvrir. Il y a également la pêche pour se nourrir, et la collecte d’eau que vous devez rendre potable.
Mais le jeu n’est pas exempt de menaces. Il y a d’abord ce requin qui ne vous lâche jamais. Seul, il attaque régulièrement votre radeau, que vous devez rapidement réparer pour ne pas perdre la partie abîmée et ce qui est posé dessus. Après quelques heures de jeu, vous pourrez sauter en mer pour lui faire sa fête, vous laissant quelques minutes de paix avant l’arrivée d’un autre requin similaire en tout point. Vous pourrez aussi lui lancer des leurres pour l’éloigner, histoire de ne pas être attaqué quand vous irez faire trempette. Sur les îles, d’autres créatures vous attendent, certaines inoffensives et comestibles, d’autres beaucoup moins accueillantes, mais n’en dévoilons pas trop.
Côté suivi, les développeurs communiquent souvent et le jeu bénéficie de grosses mises à jour. Elles sont rares, ok, mais elles sont gratuites. En octobre 2020, l’aventure a été prolongée, avec l’ajout d’une ville et de nouveaux crafts. Au début de l’été, de nouvelles structures et créatures ont été ajoutées au jeu. On peut donc à présent croiser dauphins, baleines ou tortues. Le jeu vit donc bien.

2. Stranded Deep, crash en pleine mer

Plus vieux que Raft, Stranded Deep est arrivé en accès anticipé en janvier 2015 et 6 ans et demi plus tard, il l’est toujours. Développé par Beam Team Games, le jeu ne faisait pas vraiment parler avant un gros coup de boost cette année, en devenant “gratuit” dans le cadre de l’offre Playstation Plus au mois de mai, au moment où une grosse mise à jour, sur le craft notamment, est arrivée. La seconde vie du jeu qui lui a fait grand bien.
Cette fois, vous vous écrasez en avion et vous vous retrouvez en mer sans rien. Il vous faut alors ramasser pierres et bouts de bois pour commencer à vous crafter divers items, sur un schéma très classique, finissant par vous construire une base en dur, et non sur un radeau.
Le jeu a de vraies qualités : il est beau, dépourvu de bugs, dépaysant, avec son lot de crafts, de créatures et de possibilités de construction. S’il est simple à prendre en main, Stranded Deep propose un challenge plus élevé que Raft, une bonne chose. Autre point très positif : la possibilité d’y jouer en co-op, même si le jeu n’a pas de multijoueur. Mais il a aussi des failles : après tant d’années de développement, le jeu ne s’est pas assez enrichi et peut paraître assez frustrant une fois maîtrisé. Néanmoins, cela ne se fait pas rapidement et il continue d’être mis à jour. Son succès récent ne devrait qu’accentuer la tendance. C’est qu’il y a une communauté à nourrir !

3. Subnautica, le maître des profondeurs

Dans le milieu de la sandbox aquatique (ouais appelons-les comme ça), Raft et Stranded Deep sont des amuses-bouches qui basent l’essentiel du jeu sur la construction, la survie sauce Koh Lanta (en plus crédible hein) mais s’aventurent peu dans les profondeurs et ne violentent pas le joueur. Pour cela, Subnautica ne se gêne pas.
Conçu par Charlie Cleveland, le jeu de Unknown Worlds Entertainment est apparu sur Steam en décembre 2014. Il n’est donc pas de première fraîcheur mais il n’a pas pris une ride. Il est sorti d’early access en janvier 2018 en s’exportant sur les autres supports. Sa sortie officielle l’a propulsé dans les mains des testeurs de la presse spécialisée et les avis ont globalement été très bons, proches de ceux des joueurs qui ont adoubé Subnautica à juste titre. Le jeu est une excellente expérience vidéoludique qui sort clairement du lot dans l’univers des sandbox.
Dans le futur, un vaisseau s’écrase sur une planète océanique. Vous êtes dans votre capsule, en slip (sous une combinaison de plongée) et c’est parti pour l’aventure. Vous sortez, remontez à la surface, regardez à l’horizon : rien, pas de terre, de l’eau à perte de vue et un énorme vaisseau en flamme à quelques centaines de mètres. Vous plongez, voyant d’étranges jolis petits poissons et de magnifiques fonds aquatiques. Limité par votre réserve en oxygène, vous avancez lentement, mais certainement, immédiatement séduit par l’univers enivrant du jeu. Vous vous approchez du vaisseau, en faisant quelques délicieux détours paisibles, vous faufilant de grotte en grotte. L’eau se fait plus sombre, le jeu des lumières fait son effet sur vous. Quel bonheur. Soudain, derrière vous, une créature, faisant passer le Grand Blanc des Dents de la Mer pour un petit poisson rouge. Il hurle, vous hurlez. Pendant que votre avatar décède dans un bain d’horreur, vous tombez à la renverse, emportant avec vous souris et clavier, arrachant l’écran du PC de son support mural. Vous êtes en état de choc, du plâtre plein les cheveux. Bienvenue dans Subnautica.
Sur cette planète, vous oscillez constamment entre douceur onirique et terreur profonde, plongez dans une solitude totale, souvent grisante, parfois pesante, où le désir d’exploration est permanent. Mais attention, pas de panique, le jeu sait faire peur mais la mort y est douce et amère : en revenant très vite à la base après une mauvaise rencontre, en ne perdant que quelques ressources de votre inventaire, on comprend très vite que périr n’est pas punitif dans Subnautica, et on relativise tout de suite beaucoup.
Derrière l’expérience, il y a aussi la beauté du jeu, sa fluidité, sa profondeur liée à “l’intrigue” dont on ne dira mot, et le gameplay, ses mécaniques, la survie, le crafting (d’engins parfois étonnants), la construction (trop limitée malheureusement)... Son extension payante, appelée Below Zero, propose d’explorer davantage sur de grandes surfaces gelées et hostiles. La carte est plus petite mais l’intrigue reste à la hauteur. Les ajouts au niveau des crafts sont limités mais loin d’être négligeables. Bref, dans le genre, Subnautica est une perle qu’il ne faut pas rater.
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