Max Nagl sur la première marche du podium en Argentine
© Husqvarna/J.P. Acevedo
Motocross

Max Nagl : la surprise du MXGP

Personne n'avait imaginé que Max Nagl ferait une entrée fracassante en MX en 2015. Et pourtant.
Écrit par Paul Keith
Temps de lecture estimé : 3 minutesPublished on
Le championnat du monde 2015 de MXGP était supposé être un choc de titans entre Tony Cairoli et Ryan Villopoto. Tout était prêt pour que le show se déroule comme prévu, mais c'était sans compter sur Max Nagl.
L'Allemand a créé la surprise au MXGP européen de Valkenswaard aux Pays-Bas. La star de Ice One Racing y a pris la tête du championnat de MXGP. Nous l'avons rencontré, pour tenter de savoir qui se cache derrière le casque...
Vous faites désormais partie de l'élite en MotoX. En quoi cela impacte-t-il votre vie ?
Cela change votre quotidien de façon positive. Vous êtes moins stressé, plus décontracté. Mais vous êtes aussi plus motivé que jamais à vous entraîner pour maintenir votre niveau. C'est une bonne sensation.
A qui devez-vous votre succès ?
Je le dois à mon père, parce-que c'est avec lui que tout à commencer. Ensuite, je dois remercier Stefan Everts qui m'a donné de précieux conseils lorsque j'étais plus jeune. C'est une personne géniale. J'aimerais encore pouvoir m’entraîner avec lui mais je fais désormais partie d'une autre équipe. Oui, c'est vraiment une personne fantastique qui m'a vraiment aidé à arriver là où je suis.
Quel est le prochain défi que vous aimeriez relever ?
Eh bien, remporter le titre de champion du monde cette année ou la suivante. Voilà le plan !
Vous êtes à un sommet aujourd'hui, mais vous avez aussi connu des déboires en MotoX...
Je me suis blessé en 2011 et ai failli dû abandonner le motocross. Devoir tirer un trait sur mon sport aurait été vraiment très dur. J'étais alité pendant des semaines, je ne pouvais pratiquement pas bouger. Mais dans ce sport, vous devez être fort mentalement. Et j'ai réalisé qu'il ne fallait jamais abandonner. Vous devez vous battre pour continuer à faire ce que vous avez envie. Je n'ai rien lâché, et aujourd'hui, je suis de retour.
Si vous aviez du temps pour vous lancer dans une nouvelle activité, quelle serait-elle ?
La course en quatre-roues. J'adore ça. Lorsque j'arrêterai la compétition de motocross, et je ne sais pas encore quand cela arrivera, j'aimerais me lancer dans la course auto. Aujourd'hui déjà, lorsque j'ai un peu de temps libre, j'aime m'amuser avec des voitures de RC.
L'argent ou la gloire : qu'est-ce qui compte le plus ?
Dans mon sport ? La gloire !
Qu'est-ce que vous glissez dans votre sac à chaque fois que vous partez pour une course ?
Des comics. Je lis beaucoup de bandes dessinées. Et des tonnes de photos des mon fils.
Comment récupérez-vous après une course et préparez la suivante ?
Il n'y a que très peu de temps de repos entre deux MXGP. J'essaie tout d'abord de récupérer, ce qui prend bien trois ou quatre jours. Je fais du vélo jusqu'au mercredi puis ensuite je remonte sur la moto. Le jeudi, on doit généralement se rendre sur les lieux du prochain Grand Prix. J'aime également beaucoup faire du trial en moto. Si j'ai un peu de temps libre, c'est ce que je fais.
Qu'est-ce vous préférez dans l'entraînement ?
Rentrer à la maison après une bonne journée d'entraînement, surtout lorsque la météo est au top et que la piste est bonne. Il n'y a rien de meilleur.
Quel est votre circuit favori ?
J'aime beaucoup celui de Bellpui. Il est génial. C'est dommage qu'il ne soit plus dans le calendrier de GP.
Qu'est-ce que vous rend heureux ?
Un bon résultat me rend toujours heureux. Et c'est encore mieux si toute l'équipe monte sur le podium. Comme ça, la joie est partagée !