Le Français Mister Crimson est champion du Red Bull Kumite 2021 à Londres
© Joe Brady/Red Bull Content Pool
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Rencontre avec Mister Crimson, champion français du Red Bull Kumite London

Le joueur français Nathan “Mister Crimson” Massol est sorti grand vainqueur du Red Bull Kumite London ce week-end. Revenons sur son parcours !
Écrit par Maxime « OtaXou » Lancelin-Golbery
Publié le
Le Red Bull Kumite London, premier tournoi offline d’envergure pour la scène des jeux de combat depuis plus d’un an, s’est déroulé le week-end du 22 et 23 Mai 2021. Défiant tous les pronostics, et après des années d’évolution au sein de la scène française, puis européenne, puis mondiale, le joueur français Nathan “Mister Crimson” Massol a soulevé la coupe au nez et à la barbe de bien des joueurs japonais et américains condamnés à rentrer bredouille. Entre rivalités soudaines, larmes de joie et entraînement intensif, Mister Crimson a accepté de répondre à nos questions pour revenir sur son parcours de ces derniers mois… et l’avenir radieux qui l’attend.
Au début de la pandémie on a découvert un nouveau Crimson, toujours présent dans les rankings online, à la Saltmine et avec la dalle de vaincre. Qu’est-ce qui s’est passé mentalement pour toi sur cette période ?
J’étais déjà relativement confiant dans mon jeu avant la pandémie parce que je revenais du Japon, où j’ai fait un mois de training intensif là-bas. Tokido m’a pris sous son aile, m’a convié à toutes leurs sessions, m’a énormément apporté. Ils y ont gagné d’apprendre un petit peu le match aussi. En rentrant, j’ai senti qu’un fossé s’était creusé en long set contre certains joueurs européens, grâce à l’école japonaise. Là-bas c’est simple, il y a 5 setup, une personne par setup, FT5, tout le monde bouge et au suivant. Un FT5 tous les jours, et on a fait ça pendant un mois tous les jours de 13h à 21h. C’était intensif. Ça m’a beaucoup aidé.
Le programme de la Saltmine League.
Programme toujours chargé dans la Saltmine League
Et du coup en rentrant, t’as voulu mettre ça à l’épreuve de l’Europe ?
Un peu ouais. Mais en fait je faisais ça en prévention des Jeux Olympiques [ndlr : les jeux de combat doivent être représentés pour la première fois aux JO de Tokyo, repoussés à juillet 2021]. Je voulais vraiment me qualifier, les J.O. représentent un peu pour moi la consécration après 4 ans de travail, et c’est la première édition qui accepte le jeu vidéo et plus particulièrement le jeu de combat. Quand j’ai vu Hurricane faire 2ème sur les tournois online du Capcom Pro Tour, j’ai eu un petit échange avec lui qui m’a dit : “Il faut que tu fasses plus de tournois online. Je sais que c’est problématique, qu’il y a du lag tout ça, mais c’est notre seul outil pour progresser actuellement et jouer sous stress”. Et effectivement...
On t’a vu aussi pas mal te chercher niveau persos au fil des ans. Qu’est-ce qui a fini par te convaincre de rester sur Dhalsim dans SFV ?
En fait, je ne suis toujours pas totalement sur Dhalsim, disons à 80%. C’est un personnage très fort, mais aussi un archétype très poussé dans un sens : zoneur. Et donc forcément grosse faiblesse en retour. Du coup il faut un complément, et le mien a toujours été un secondaire comme Laura, puis Karin un petit peu, G qui m’a beaucoup servi sur le deuxième Capcom Pro Tour… Actuellement je suis sur Rashid, qui est très fort et n’a pas de match-up négatif. C’est assez tranquille. Dhalsim c’est fort, mais y a des match-up que tu ne veux pas jouer. Et j’ai pas envie de me faire sortir d’un tournoi à cause d’un match-up, donc je préfère avoir un counter pick. Mais c’est très très dur de jouer un counter pick contre un mec qui a de l’expérience contre ton personnage, parce que toi t’es hors de ta zone de confort et t’as forcément moins d’expérience à l’inverse.
Le Dhalsim est un personnage de Street Fighter V qui n'est pas sans défauts.
Personnage fétiche, oui, mais pas sans défauts
Beaucoup de joueurs pensent que sur Street Fighter V, il faut jouer deux persos
Ça dépend de tes persos. Si tu joues un top tier, pas obligé. La force d’un personnage est déterminée par ses match-up, en fonction de comment il gère les autres personnages du jeu, donc si tout est équilibré pas besoin. Rashid, Cammy, Akuma, Seth… Tout va bien. Par contre, si tu joues un mid tier et veux être compétitif, mieux vaut avoir un second au cas où.
Tu as choisi le tien sur les prochains mois ?
Le plan là, c’est vraiment Rashid. Je me suis verrouillé dessus pour le CPT, les J.O., les autres compétitions si nécessaire. Il faut beaucoup de temps pour monter un personnage à haut niveau, donc le plus tôt est le mieux et il ne faut pas perdre de temps à avancer puis reculer sur un choix comme ça.
Plus qu’un enfant du live, tu es surtout un gars de la scène lyonnaise, du Mix Up et de LaDOSE. Qu’est-ce qui a été important pour toi dans le fait de grandir en tant que joueur au sein de cette scène offline ?
LaDOSE m’a formé clairement. J’allais à tous leurs rankings, mon premier tournoi d’envergure c’était le SGB où j’avais dormi chez Flo Sama. C’est lui qui a été l’instigateur de ma venue dans l’esport : j’étais sur un site qui s’appelait Street Fighter France à l’époque [ndlr : un forum baston très populaire à l’époque, que Luffy a aussi fréquenté], je fais ma petite présentation pour trouver des joueurs, et je mets Lyon dans ma ville de résidence. Je reçois un petit message de Flo Sama qui me propose de faire des matchs, et je lui mets genre 30-0. Et là, Flo me fait : “attends, faut absolument que tu viennes en event”. C’est lui qui m’a accompagné, m’a introduit dans la communauté… LaDOSE, c’est extrêmement important pour moi, je n’en serais pas là sans eux.
L’association lyonnaise LaDOSE, dont Flo Sama est président
L’association lyonnaise LaDOSE, dont Flo Sama est président
Là où beaucoup d’anciens accusent la baston d’être devenue trop esport, trop lisse, et aiment les clashs à l’ancienne, tu es toujours resté très pro et très courtois dans ta manière de te représenter publiquement. Qu’est-ce qui motive cette conduite ?
C’est vrai que quand t’appréhendes ta carrière, t’as deux manières de la voir : est-ce que je me propose naturellement, ou est-ce que je me reconnais dans un personnage ? “Mister Crimson” est un peu mon personnage alors que “Nathan” est ma vie privée. C’est la stratégie que j’ai un peu adoptée. Les gens ne me suivent pas forcément pour qui je suis dans le privé. J’utilise un peu Instagram et Facebook pour ceux qui veulent en découvrir plus sur ma vie perso. Sur Twitter, Twitch et compagnie, j’essaie d’être un petit peu plus pro et d’avoir une image de joueur uniquement. Peut-être que j’en changerai plus tard, mais j’ai opté pour cette petite séparation, un petit peu pro mais pas trop non plus.
Comment partais-tu mentalement sur le Red Bull Kumite London à ton arrivée ?
Franchement, je me sentais vraiment bien parce qu’ils m’avaient annoncé ce tournoi dans une période où je jouais beaucoup au jeu. Je ne sais pas si c’était le cas de tout le monde. J’ai la chance d’être pro, je peux investir tout mon temps dans le jeu et mon évolution, donc forcément sur une aubaine comme ça je ne vois qu’une super opportunité. Et comme Street Fighter Vest un jeu très volatile, pour réussir il faut multiplier les opportunités. Un jour tu peux mourir en poule, et l’autre remporter le tournoi. C’est un jeu de poker un petit peu. Et en plus c’est le premier tournoi offline, donc je suis ravi. Et cadeau, mon jeu de prédilection est dedans : Guilty Gear !
Le Français Mister Crimson donne une interview à Kayane pendant le Red Bull Kumite London.
Mister Crimson ne se doutait pas encore de ce qui l’attendait
T’as une histoire avec Guilty Gear ?
Ma mère a grandi chez ses parents quand elle m’a eu. Donc j’ai grandi avec mon oncle, le petit frère de ma mère, et lui était un grand fan de jeux vidéo et surtout de jeux de combat. Dont Guilty Gear. Souvent je le voyais avec son meilleur pote se rejoindre pour jouer à Guilty quand j’étais tout petit. Du coup ça a été la naissance d’un lien entre ce jeu et moi, et ma porte d’entrée sur le jeu de combat. Je suis ensuite un peu parti sur Blazblue, puis Street Fighter où je suis devenu pro, mais j’ai toujours un petit coup de cœur pour Guilty Gear. Alors me proposer de participer au Red Bull Kumite et en plus de ça le showcase de Guilty Gear Strive, ça me rend juste ravi.
Avec Guilty Gear Strive qui arrive et un potentiel circuit pro bien appuyé par Arc System Works et Bandai Namco, on risque de t’y voir ?
Je ne suis pas encore sûr d’avoir la réponse, surtout maintenant que j’ai fait une performance sur Street Fighter V. On m’attend un peu au tournant, et j’ai envie de garder l’élan honnêtement. Continuer de travailler, progresser. Ce week-end a été hyper motivant pour moi. Par contre ce qui est sûr c’est que je vais jouer à Guilty Gear Strive et m’amuser, mais pour la compétition je reste en réserve.
Guilty Gear Strive est le prochain jeu du studio Arc System Works.
Guilty Gear Strive, prochain jeu du studio Arc System Works
Avant même le début de la compétition, on a vu un climat disons tendu s’installer entre Punk et toi. Qu’est-ce qu’il s’est passé ?
Alors par où commencer, c’est très compliqué. En fait, ça a déjà commencé à mal parler avant même le tournoi. Lorsqu’il est arrivé en Europe, on a eu quelques jours pour s’installer et pouvoir jouer ensemble, et il avait des altercations avec les joueurs européens de manière assez irrespectueuse quoi, en disant que l’Europe était gratuite [ndlr : facile à vaincre], qu’il y avait pas de niveau ici, beaucoup de choses. Coup de hasard ou de destin je sais pas, le mercredi je suis dans le Wanted de Damascus où je fais un défi contre Punk. Avant ça, j’ai affronté Bonchan qui jouait Karin et ai gagné 10-1, et sur Twitter j’ai dit “j’ai hâte de jouer Punk pour voir”. Punk sur son stream commençait à dire qu’il allait peut-être même pas jouer Karin et me tuer, blablabla. Sur le Wanted, il remporte 7-2. Clairement, j’étais dépassé, j’ai compris que Punk était un surdoué dans ce match : les confirms, les wiff punish, le neutral… Impressionnant. Il a beaucoup parlé sur ce défi, genre il me mettait des stuns mais ne me tuait pas, de la provocation quoi. Si c’est dans le jeu, c’est très positif et c’est sympa, ça peut faire partie d’une stratégie de déstabilisation aussi, pourquoi pas. Après sa victoire, il reprend mon tweet quasi mot pour moi, en petite attaque alors qu’il était pas concerné.
Il l’a pris personnellement quoi
Voilà. Et là, showmatch de Guilty Gear où ils annoncent un adversaire secret pour moi. J’ai commencé à imaginer un joueur japonais, renommé etc. Et là Punk qui arrive, et qui avait apparemment dit qu’il allait me détruire sur Guilty. Mais il n'était pas prêt du tout donc j’ai remporté le match, et me suis permis de lui rendre la monnaie de sa pièce au Wanted en le trollant comme il l’a fait avec moi. Teabag, tweet “faut qu’il apprenne à jouer c’est gratuit”, mais avec un petit smiley, bonne ambiance. Et il l’a pris personnellement, m’a répondu en mode “ça fait 6 ans que SFV est sorti et tu joues toujours comme un bot”.
Punk exprime sa déception pendant le tournoi Street Fighter V Red Bull Kumite 2021 à Londres.
L’américain Punk, un prodige très émotionnel (dans tous les sens du terme)
Il peut vanner mais on peut pas le vanner lui
C’est un peu le phénomène des gens vite mis sur un piédestal, ils sont déstabilisés quand on leur rend la monnaie de leur pièce. Hors caméra au restaurant, j’entends que Punk rigole de moi. C’est pas mon truc ce genre de chose, donc je vais au contact aplanir les choses quoi. Dans un climat où il y a beaucoup d'internet, il ne faut pas oublier que la vraie vie existe. Je l’invite simplement à discuter, sans vouloir l’embrouiller : je cherche juste à le sortir du groupe parce que l’égo te pousse à bomber le torse et ça peut dégénérer. Il refuse. Bon. Le tournoi team va commencer, mais Ryan Hart et F_Word [ndlr : deux des présentateurs du Red Bull Kumite] m’invitent à m’isoler avec Punk pour avoir une conversation. À la fin de celle-ci, on s’accorde pour que ça reste dans le jeu et qu’on se tacle pas de loin sur les réseaux sociaux.Je voyais le truc venir, et je pense qu’il a compris là-dessus. Mais quand je lui ai tendu la main, il m’a regardé de haut en bas et m’a dit non. Et c’était un peu humiliant pour moi quand même. Du coup je me dis : “mon gars, si je te rencontre en tournoi, tu vas devoir me serrer la main ! Parce qu’il y a les caméras, et toi t’es bien différent devant et derrière les caméras.”
T’es en train de nous dire que tu nous as fait une Nemo ?
Haha c’est un peu ça. On gagne le team fight, en finale contre la team de Punk qui ne voulait vraiment pas venir bizarrement. À la fin, il était obligé vu que c’était le dernier joueur. Match encore assez à sens unique, moins quand même, mais il gagne malgré tout 2-0 en criant que c’est gratuit entre les rounds. Derrière, Gachikun a gagné. Dernier jour, il y a eu un genre de destin, ça devait se passer comme ça. Le simple fait qu’on s’affronte, avec les poules, le goal average… Toutes les étoiles étaient alignées.
Reste une grande question : alors comme ça on sert les mains trop forts ?
Effectivement, c’est méchant haha. Nan mais en vrai je lui ai pas serré la main fort volontairement, j’ai juste serré sa main normalement quoi. Déjà tu regardes les gens dans les yeux quand tu leur sers la main, et puis oui… Tu ne donnes pas une main de poulpe quoi.
Tu es désormais le premier champion non seulement français, mais européen et même occidental du Red Bull Kumite depuis sa création en 2015. Quel message aimerais-tu que cette victoire fasse passer sur la scène internationale ?
Alors je comprends que le talent puisse exister, c’est un facteur à prendre en compte. En toute honnêteté, je pense que j’en ai un petit peu plus que la moyenne, mais pas énormément plus. Le facteur qui a fait que j’ai réussi ce jour-là, c’est juste que j’y ai cru, j’ai travaillé, j’ai multiplié mes opportunités. Donc si je l’ai fait, c’est que d’autres peuvent le faire. Y a une phrase que j’aime beaucoup : “It’s not about what you want, it’s about what you do every day.” [ndlr : grossièrement : “ça n’a rien à voir avec ce que tu veux, mais avec ce que tu fais tous les jours pour l’avoir”]
Beau message ! Même pas un petit “EU is not free” ?
Aussi bien sûr !
Maintenant que cette scène regarde un peu plus intensivement la France, quels sont pour toi les talents français qui ne vont pas tarder à faire leur marque ?
On a beaucoup de jeunes pousses en France qui ont un bon potentiel je trouve, hormis les joueurs déjà installés comme Luffy ou Akainu. Actuellement, il y a Freya et Kilzyou qui sont vraiment dangereux... En fait, on est dans une dynamique d’évolution avec de plus en plus d’événements comme le SSC (Supa Strong Championship) qui est un peu notre tournoi national. Il y a un engouement français qui commence à refleurir un peu depuis le départ de Ken Bogard, qui s’est professionnalisé ailleurs, et ça se comprend, mais qui a laissé un impact assez conséquent dans la communauté. Du coup il faut reprendre le flambeau, continuer d’instaurer la hype, et je pense qu’on est dans la bonne dynamique. Et j’espère que j’arriverai aussi à devenir un des piliers de cette communauté pour redorer le blason de la communauté française.
Mister Crimson lors de la finale de l'édition 2021 du tournoi Street Fighter 5 Red Bull Kumite à Londres.
Personne n’est free ici
Le public français a tendance à aimer n’avoir qu’un seul grand héros, et depuis sa victoire à l’EVO 2014 Luffy a naturellement pris cette place. Pour toi qui a grandi sur le même rythme que Luffy dans la communauté, a même porté les couleurs du Meltdown comme Luffy à l’époque, est-ce que tu ressens un manque de visibilité au sein des médias français, qu’ils soient spécialisés ou non ?
On attire ce qu’on doit attirer donc je sais que j’attirerai des gens qui me regarderont pour mes réussites et mon palmarès. Luffy est une inspiration pour moi, il était là avant moi et a réussi à faire ce que d’autres n’ont jamais fait. Après, je suis ma voie. Et c’est une voie différente, malgré qu’on se motive ensemble et qu’il me pousse tous les jours. Pour l’aspect médiatique, je pense avoir une personnalité intéressante pour tout ce qui est média et communication, et qu’on devrait s’intéresser à nous deux pour nos points forts respectifs. Mais je suis assez d’accord avec toi sur le fait qu’on préfère toujours n’avoir qu’un seul élu, et je pense que c’est une erreur.
Ton contrat avec l’AS Monaco s’est hélas terminé le jour du Red Bull Kumite London. Est-ce que des sponsors ont déjà glissé dans tes DM ?
Je pense beaucoup à mon avenir, et bien évidemment je souhaite le faire dans l’esport et le jeu de combat. J’ai eu des propositions de quelques teams actuellement, mais ma priorité est vraiment de garder mon momentum en termes de niveau. Et aussi de me développer plus sur mes réseaux sociaux. Twitch, YouTube, Instagram, Twitter sont les réseaux sociaux sur lesquels j’ai envie de me développer. Donc avant de me focus sur qui je vais représenter sur les prochaines compétitions, j’essaie de m’organiser un peu plus pour proposer quelque chose de plus intéressant médiatiquement.
Trouver ce que tu veux représenter avant de trouver un sponsor ?
Exactement, c’est ça. Du coup je ne cours pas directement sur la moindre proposition. Après si je reçois une proposition que je ne peux pas refuser, je sauterai sur l’occasion, mais pour le moment, je prends mon temps.
Kayane et Mister Crimson au Red Bull Kumite, tournoi SFV à Londres.
Kayane, soutien aussi touchant qu’audible sur le week-end
Allez, un dernier petit message pour tous ceux qui t’ont suivi ce weekend ?
Déjà un énorme remerciement pour tous les compétiteurs qui m’ont épaulé, m’ont conseillé, ont orienté mon jeu parce que je n’aurais pas gagné sans eux. Un énorme remerciement à toutes les personnes qui m’ont soutenu que ce soit sur le tchat, que ce soit Ken Bogard, RZA, Kayane, toutes les personnes qui m’ont retweeté, m’ont permis et m’ont donné de la force. De même pour ma famille et mes proches, qui m’ont toujours soutenu. Je n’ai jamais eu un seul instant quelque chose qui m’a bloqué et m’a empêché de m’épanouir dans ma passion, ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Et bien évidemment un gros remerciement à Red Bull pour l’organisation de cet événement, et pour avoir pris autant soin de leurs joueurs dans une période qui est assez compliquée.
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