Myriam Nicole, le parcours d'une combattante
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Myriam Nicole, le parcours d'une combattante

De ses premières compétitions de VTT à ses titres de championne du monde en passant par ses études de kinésithérapie, Myriam Nicole raconte comment elle est parvenue à s'élever au sommet de la DH.
Écrit par Red Bull France
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Fast Life

3 Saisons · 16 épisodes
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D’aussi loin qu’elle s’en souvienne, Myriam Nicole s’est toujours donné pour objectif de se surpasser. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette philosophie de vie a largement porté ses fruits. À 31 ans, celle qui a découvert le VTT grâce à ses frères quand elle n’était qu’une enfant compte aujourd’hui de nombreux titres à son palmarès.

Les trois frères

Mais revenons d’abord en arrière, et plus précisément, en 1994, à Montpellier. Myriam Nicole a quatre ans et trois grands frères, donc. « On habitait dans la même rue qu’un magasin de vélo, qui était aussi une école de VTT, raconte-t-elle. « Un jour, mes grands frères s’y sont inscrits avant de faire leurs premières compétitions, auxquelles j’assistais. »
Myriam Nicole roule en VTT quand elle était jeune.
Une jeune championne
Lors de l’un de ces week-ends de course, Myriam Nicole saute le pas. « J’ai enlevé les roulettes de mon vélo et j’ai fait ma première course de VTT en pré-catégorie. » La machine est lancée, et la petite Myriam enchaîne à son tour les compétitions par le biais du Trophée Régional des Jeunes Vététistes (TRJV), puis du Trophée National des Jeunes Vététistes (TNJV). Des circuits de compétitions qui lui permettent de s’essayer à plusieurs disciplines. « Que ce soit le cross-country, la descente ou le trial, chaque discipline avait quelque chose qui me plaisait », se souvient-elle.
J’aimais le fun et l’adrénaline que la descente procurait.
Mais à 13 ans, Myriam Nicole doit pourtant faire un choix et opte pour le VTT descente. « Puisque mes frères s’étaient mis à la descente, que j’aimais le fun et l’adrénaline qu'elle procurait, et que le cross-country était un peu trop physique pour moi, je les ai à nouveau imités », explique-t-elle.
Myriam Nicole (à droite) participe à une compétition de VTT lorsqu'elle était enfant.
Le regard déjà déterminé
Jusqu’à son arrivée au lycée, Myriam Nicole suit une adolescence « normale » qu’elle partage entre les bancs de l’école et le vélo. « Je me suis toujours concentrée sur mes études et le fait d’envisager une carrière professionnelle n’est venu que petit à petit », confie-t-elle. À 16 ans, alors qu’elle fait son entrée au lycée et en catégorie Juniors, Myriam Nicole est repérée par Sébastien Chovet, manager du team Ayton Giant Les 2 Alpes, qu’elle intègre dans la foulée. Avec lui, Myriam Nicole affine sa technique. « Sébastien Chovet nous a fourni un entraîneur avec qui j’ai fait mes premiers plans d’entraînement, qu’il s’agisse de vélo de route, de natation, ou encore de renforcement musculaire. À partir ce moment-là, seulement, je me suis rendue compte que ça pourrait marcher. »

Doucement mais sûrement

Mais la route est encore longue pour la jeune athlète. « La descente est un sport très difficile parce qu’on n’est pas vraiment encadrés », explique-t-elle. « Je pense que ça arrive petit à petit, mais à l’époque, on devait souvent se débrouiller seul(e)s et être autonomes à l’entraînement. Dès le lycée, j’essayais donc de m’entraîner avant et après les cours, ce qui a parfois été difficile à gérer. »
La pilote de VTT Descente Myriam Nicole prend une pause devant l'océan au Portugal en 2017.
Myriam Nicole
Pour autant, Myriam Nicole ne se décourage pas et parvient à décrocher quelques podiums en catégorie Juniors. En 2007, elle est notamment médaillée de bronze des Championnats du Monde à Fort William, et décroche l’argent l’année suivante à Val di Sole.

La montée en puissance

Mais la véritable ascension a lieu en 2009, lorsque que Myriam Nicole rejoint l’élite. « J’ai alors trouvé un élan de motivation parce que je voulais que ce passage dans la cour des grands soit le plus réussi possible », explique-t-elle. En 2010, elle devient d’abord championne d’Europe de descente puis, en 2011, remporte sa première Coupe du Monde à Méribel. « Je suis très fière de ce titre parce que je courais face à des athlètes de très haut niveau comme Sabrina Jonnier » rembobine-t-elle. Et si cette même année, elle loupe de peu le titre de championne du monde, Myriam Nicole s’impose comme l’une des coureuses les plus douées et les plus régulières du circuit.
Myriam Nicole s'envole sur la piste des Mondiaux de VTT DH
Myriam Nicole s'envole sur la piste des Mondiaux de VTT DH

Toujours avoir un plan B

En 2013, et malgré la réussite, Myriam Nicole décide pourtant de reprendre des études de kinésithérapie, parallèlement à sa vie d’athlète professionnelle. « Il était important pour moi de garder un côté scolaire et de toujours avoir un plan B », explique-t-elle. « Si la descente se développe d’année en année, il y avait encore très peu de personnes qui pouvaient en vivre à l’époque. »
Quand tu travailles à l’hôpital, que tu sois sportif de haut niveau ou pas, c’est la même chose.
Myriam Nicole poursuit donc sa carrière en alternant entre les études, les entraînements, et les compétitions, mais reste toujours régulière dans ses résultats, malgré le rythme intense qui lui est imposé. « Ça a été parfois difficile à gérer, » explique-t-elle. « Je me levais à 6h30 tous les matins pour aller m’entraîner et quand tu travailles à l’hôpital, que tu sois sportif de haut niveau ou pas, c’est la même chose. » Pendant cette même période, elle se blesse à de nombreuses reprises, mais la rideuse parvient pourtant à décrocher plusieurs titres de championne de France, et même la Coupe du monde de la discipline en 2017, avant d’obtenir son précieux diplôme.
Bike · 1 minutes
Pour Myriam Nicole, les blessures appartiennent au passé
En 2019, Myriam Nicole réalise ce qui est peut-être le plus bel exploit de l’année : remporter les Championnats du Monde de VTT descente à Mont Sainte-Anne, après s’être gravement blessée au pied quelques mois plus tôt. « J’avais la hargne, tout simplement », dit-elle lorsqu’elle évoque cette prouesse exceptionnelle. Une hargne qu’elle est d’ailleurs loin d’avoir perdu.D'ailleurs, elle est aujourd’hui « sur les starting-blocks » pour la première étape de la Coupe du monde de descente qui débutera le 11 juin 2021, à Leogang, en Autriche, où elle entend bien, une fois encore, se surpasser.
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