Neymar Jr. a enchainé les paradinhas et a forcé, surtout, la FIFA à revoir la règle du pénalty.

Neymar, stop ou encore

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Comparé à Pelé, Neymar Jr a probablement touché au plus près le parallèle lors de l’année 2010 : en enchainant des paradinhas et en forçant, surtout, la FIFA à revoir la règle du pénalty.

Avec sa technique de penalty, la paradinha, Neymar Jr a forcer la FIFA à revoir la règle du pénalty.
Paradinha, un tube à retrouver sur le medley de Neymar Jr !

Ce pourrait donc aussi être ça le passage à l’âge adulte : partir vers São Paulo, s’arrêter à l’Arena Barueri et danser dans une surface sous la moustache d’une légende. Ici, Rogério Ceni, un mec qui a pris sa retraite en décembre 2015 après vingt-trois ans et plus de 1200 matches disputés sous les couleurs du São Paulo FC. Un spécialiste des pénaltys, aussi. Le 7 février 2010, le voilà pourtant face à un gosse de dix-huit piges qui se plaît à rire devant lui. Il s’appelle Neymar Jr. et vient de le coucher sur un pas. Quelques minutes plus tôt, Arouca, milieu défensif de Santos qui deviendra quelques années plus tard international brésilien, a été balancé dans la surface et a obtenu un pénalty qui peut lancer la rencontre. Neymar Jr. prend alors le ballon, s’avance, s’arrête, regarde Céni plonger à droite et balance le cuir sur la gauche du portier adverse. 1-0 pour Santos. Et alors ? Alors, la scène va changer à jamais l’histoire du pénalty.

Neymar Jr. a ressorti la technique de penalty que Pelé a inventé, la paradinha 50 ans plus tard.
Dribbling in the rain

Pour une raison simple : si Pelé a inventé ce qu’on appelle alors la paradinha - qui veut dire “petite pause” en portugais - dans les années 60, que Neymar Jr. l’a ressorti de sa poche cinquante ans plus tard, le geste agace toujours autant, peu importe l’époque. L’ancien lyonnais Fred en était d’ailleurs un grand adepte. Sauf qu’en 2010, la FIFA décide de s’attaquer à un geste qui n’a jamais réussi à vraiment dépasser les frontières du Brésil, encore heureux. La voix s’appelle alors Jérôme Valcke, secrétaire général de l’époque, qui fera passer une nouvelle loi auprès de l’International Board : « Les feintes au moment de la course sont autorisées, mais le fait de feinter la frappe alors que la course d'élan est terminée est maintenant interdit et constitue désormais une infraction à la loi 14 (NDLR : relative aux coups de pied de réparation) ainsi qu'un acte antisportif. » Cruel pour l’audace.

Réponse de Neymar Jr. ? « La FIFA n’a rien de mieux à faire ? » Dans la foulée, il ratera quatre des huit penaltys qu’il aura à exécuter. Céni, lui, tentera dans cette parenthèse une paradinha à son tour et la ratera. C’est tout le paradoxe : au départ, certains arbitres valident les paradinhas là où d’autres les interdisent. Deux mondes s’affrontent et il faudra l’intervention du gardien de Palmeiras, Marcos, pour obtenir une ligne commune : « Où est la cohérence ? Il faut les mêmes règles pour tout le monde. » Et la paradinha, qui pousse le gardien à bouger trop tôt, est mise à mort. La première folie de Neymar Jr. aussi même si au cours de l’histoire, de nombreuses paradinhas ont été suivies de bagarre. Là-aussi, c’est le temps qui passe, finalement. Neymar Jr

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