Patrick Seabase a franchis 5 cols mythiques des Pyrénées en fixie !
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Fixie

Vidéo : Comment Seabase a dompté les Pyrénées

Revivez l'incroyable défi de Patrick Seabase : franchir 5 cols mythiques des Pyrénées en fixie !
Écrit par Olivia Schoch
Temps de lecture estimé : 4 minutesPublished on

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Vidéo : retour sur #Seabase1910

Les images de l'incroyable exploit en fixie de Patrick Seabase.

« Je ne sais pas comment j’ai fait pour arriver ici », confiait Patrick Seabase en descendant de son vélo à Bayonne. Mais ce qu’il avait bien en tête, même après 15 heures et 52 minutes, ce sont les chiffresde l'exploit qu'il venait d'accomplir : 309 kilomètres, plus de 7611 mètres d’altitude (selon Yellowbrick). Ces données se sont véritablement gravées dans sa mémoire ces dernières semaines. « Pour la première fois de ma vie, j’ai douté de moi. Je ne savais pas si j’allais réussir à aller jusqu’au bout. »
La difficulté de ce défi n’était pas seulement un parcours quasiment interminable qui traversait cinq cols des Pyrénées, mais surtout son vélo : un vélo à pignon fixe. Parce que le pignon de la roue arrière est monté sans roue libre, les pédales tournent à chaque rotation de roue. Seabase a roulé avec une seule vitesse, sans frein. Ce modèle de vélo réduit au plus essentiel est la raison pour laquelle il a commencé à parcourir des grandes distances et finalement des étapes de montagne.

Départ avec la pleine lune

Le départ était à quatre heures du matin et la pleine lune illuminait la route vers le Col de Peyresourde. « C’était le plus beau moment de la journée. C’était comme si quelqu’un me poussait en haut de la montagne » s’extasiait-il une fois arrivé. A l’aube, il a surmonté le Col d’Aspin avant de relever le plus grand défi : le Col du Tourmalet redouté même des plus expérimentés.
« Après cinq kilomètres de montée modérée, est venue une section de 12 kilomètres avec une pente entre 8 et 12%. J’ai quand même eu plus de facilité que je ne l’imaginais. Certainement aussi grâce à Danilo Hondo qui m’a toujours motivé. »
Fxie : Patrick Seabase à l'assaut du col du Tourmalet dans les Pyrénées.

Les premiers kilomètres du Tourmalet

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Danilo Hondo (son directeur sportif et ancien cycliste professionnel allemand) : « régulièrement, j’ai dû lui dire de ne pas oublier de manger et de boire. Je lui ai dit de ne pas rouler trop vite au début et quand il était au bout de ses forces, je l’ai motivé en lui disant qu’il y aurait bientôt une partie plus plate.» Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, même les descentes n’étaient pas reposantes. Pour freiner il faut exercer une contrepression sur les pédales. Donc même la descente est un tour de force.

Un hommage aux pionniers du Tour de France

Seabase nous a raconté que la route vers le Col d'Aubisque était l’un des plus beaux paysage qu’il n’avait jamais vu. Il a roulé dans la plaine entre le Col d’Aubisque et le Col d’Osquich avec une facilité surprenante tout en gardant une vitesse constante de plus de 40 km/heure. Ensuite, place à la descente vers la plaine de Pays Basque où le suisse a dû surmonter encore 160 kilomètres de route.
Son directeur sportif a alors dû le remotiver. Au Col d'Osquich, le bernois a failli craquer. « L'Osquich m’a pris mes dernières forces, j’avais l’impression que quelqu’un avait passé mes jambes à tabac. »
Patrick Seabase a roulé près de 13 heures en vélo fixie dans les Pyrénées.

La route sans fin

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Plus il se rapprochait de Bayonne, plus la ville lui semblait loin. L’énergie qu’il avait au début et avec laquelle il avait parcouru les cols des Pyrénées semblait l’avoir lâché pour les petites collines. Mais à cette heure-là, une chose était sûre, il arriverait au but. La question était seulement de savoir à quelle heure il arriverait et s’il réussirait encore à marcher.
Comme Hondo lui a ordonné de faire des pauses, il est arrivé après 15 heures et 52 minutes (dont 12 heures et 54 minutes passées à rouler) de temps, un peu avant 20h00.
Les images du défi Tour de France 1910 en vélo fixie de Patrick Seabase.

Une photo souvenir à Bayonne

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« A quoi les pionniers ont bien pu penser quand ils ont parcouru cette étape en 1910 ? » s’est redit encore et encore Seabase. Il voit cette course comme un hommage aux hommes qui ont disputé la première étape de montagne du Tour de France le 21 juin 1910. Patrick Seabase à l’arrivée à Bayonne : « Je suis quelqu’un qui veut toujours atteindre son but. C’est la première fois que j’ai annoncé une performance à l’avance, ça a créé une pression supplémentaire. Je suis comblé de bonheur d’avoir réussi. »
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Fait partie de cet article

#Seabase1910

Le 3 juin 2015, Patrick Seabase, adepte du fixie, va se lancer dans le défi de sa vie.

FranceBagnères-de-Luchon, France
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