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Devenez chasseur de fantômes avec Phasmophobia

© Kinetic Games
Quoi de mieux pour profiter d’Halloween que de transformer votre groupe d’amis en chasseurs de fantômes ?
Écrit par Maxime « OtaXou » Lancelin-GolberyPublié le
Lorsqu’on pense à la chasse aux fantômes, une référence ressort immédiatement : Ghostbusters, ou SOS Fantômes si vous tenez vraiment à la traduction française. Il faut dire que l’œuvre a marqué autant par son univers que par sa bande son, le fameux « Who you’re gonna call ? » étant devenu un marqueur commun. Mais dans cette idée, chasser les fantômes est… fun. Un aspirateur collé au dos duquel il ne faut absolument pas croiser le flux avec un autre, quelques bons amis à ses côtés, des Twinkies et c’est parti !

Ain’t afraid of no ghosts

Mais qu’est-ce que la chasse aux fantômes en réalité ? En sortant totalement de la fantaisie (du moins au maximum), il s’agit d’y croire très fort déjà, puis de s’équiper de quelques appareils dont un détecteur de champs électromagnétiques, et de braver l’inconnu en posant quelques questions à haute voix. Vous êtes forcément déjà tombé sur le net sur ces chasseurs de fantôme modernes qui font la joie de la programmation télévisuelle de nuit sur le câble américain. Et bien figurez-vous que contre toute attente, tout cela donne un excellent jeu vidéo qui ne cesse de gagner en popularité ces derniers temps : Phasmophobia.
La phasmophobie décrit tout simplement la peur maladive des fantômes. Quant au jeu en lui-même, il s’agit d’un titre actuellement accessible en early access sur Steam pour environ 12 euros et développé par Kinetic Games. Derrière le nom du studio se cache en vérité un seul homme, qui a créé lui-même l’intégralité de l’expérience. On comprend donc mieux le statut early access et les quelques bugs çà et là, mais le travail réalisé est déjà impressionnant en lui-même. Et oui : le jeu est même disponible en français à ce stade ! De plus, le développeur (qui reste bien mystérieux actuellement) se veut très proche de la communauté et a mis en ligne un Trello dans lequel on peut observer l’évolution de son projet, de la correction des premiers bugs aux idées de game design à intégrer à l’avenir.
Pour Halloween, le jeu vidéo Phasmophobia vous propose de réunir jusqu’à trois de vos amis pour vous lancer comme chasseur de fantômes.
J’irai flipper chez vous

Il a fait bip bip

Beau projet donc, mais de quoi s’agit-il vraiment ? Pour la fameuse « spooky season » qu’est Halloween, Phasmophobia vous propose de réunir jusqu’à trois de vos amis pour vous lancer comme chasseur de fantômes. Non pas comme Ghostbusters, mais comme dans ces émissions tardives : vous arrivez en van devant un lieu choisi auparavant, vous vous équipez de votre lampe torche, votre meilleur thermomètre et votre détecteur EMF qui fait bip bip, et allez déterminer une présence fantomatique au sein du lieu. À bien des égards, Phasmophobia est un jeu d’enquête collaboratif : l’idée est de bien explorer l’endroit jusqu’à repérer le lieu de vie de la présence, puis en déterminer la nature en observant ses faits et gestes.
Un fantôme ne se révèle pas si facilement ceci étant, et votre inventaire est limité. D’un côté, votre équipe peut appeler l’apparition et faire en sorte qu’elle réagisse à votre présence. De l’autre, plus vous la titillez, et plus vous aurez de chance de vous faire assassiner. C’est-à-dire qu’à la base, elle était tranquille posée à la zonmé à zoner. Mais puisque vous ne pouvez avoir que trois équipements sur vous, lampe torche comprise, il va nécessairement vous falloir faire quelques aller-retours à votre van pour pouvoir véritablement analyser la situation convenablement. Après tout, le but final du jeu est de remplir une sorte de questionnaire où vous notez trois actions observées et déterminer la nature du fantôme cible, en comparant votre expérience avec les descriptions donnés par le jeu dans un carnet.
Dans le jeu Phasmophobia vous ne pouvez avoir que trois équipements sur vous, lampe torche comprise, il vous faudra donc faire quelques aller-retours à votre van pour pouvoir analyser la situation.
Il en faut du matos

On a fait meuh

Le véritable génie du jeu cependant n’est pas tant son game design, qui couché comme cela sur le papier pourrait paraître simpliste, mais bien l’ambiance qu’il impose. Loin de se reposer sur des jump scares aujourd’hui galvaudés, il mise tout sur le fait que la plus pure des peurs se trouve dans la tête du joueur. Aussi, il se repose sur l’ambiance de ses divers environnements bien sûr, mais aussi le comportement de ses fantômes. Loin d’être uniquement “dégueux”, ces derniers ont de la personnalité. Entre quelques claquements de porte, passages en douce à côté de vous et petits murmures dans votre radio, ils savent se rendre présents sans jamais se dévoiler intégralement. Du moins… jamais avant qu’il ne soit trop tard pour vous.
Et vous êtes véritablement sans défense. Si le détecteur EMF sonne à plein volume, il ne vous servira pas à grand-chose pour contrer la moindre attaque. Lorsque la lumière se met à clignoter et vaciller, il est difficile de ne pas se sentir intégralement nu alors qu’il nous est impossible de courir loin. Et puisque le système de communication entre les joueurs est intégralement géré par Phasmophobia, vous devrez également faire attention aux moindres sons que vous produisez, et être sûr de bien utiliser la radio ou de murmurer dans les oreilles de vos amis selon que le fantôme soit capable d’entendre l’un ou l’autre. Car oui, le son est reconnu par le jeu et est spatialisé bien sûr ; il serait dommage de ne pas entendre ce râle lancinant au creux de votre cou. Les plus téméraires s’amuseront même à provoquer le fantôme équipés d’un casque de réalité virtuelle (le jeu est compatible, mais la VR n’est pas obligatoire)… et mourront sûrement les premiers en hurlant à pleins poumons.
Le véritable génie du jeu Phasmophobia n’est pas tant son game design, qui pourrait paraître simpliste, mais bien l’ambiance qu’il impose.
Un ‘tit bisou ?
Il n’est pas étonnant qu’à l’approche d’Halloween, Phasmophobia réussisse une entrée fracassante sur Steam et devienne une coqueluche parmi les streameurs, vidéastes et joueurs. La peur a de tous temps permis de créer du bon contenu. Mais au-delà d’être la star montante de Twitch et YouTube, le titre montre déjà en early access à quel point il sait jouer avec l’essence véritable de la peur et l’intégrer dans un game design collaboratif cohérent. Et si sa forme actuelle est forcément limitée par les moyens humains de son développement, son succès mérité basé sur le talent de son créateur lui promet un bel avenir.
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