Musique

Pour le week-end : Kidnap Kid

L’artiste de Black Butler Records revient sur les titres qui ont forgé sa culture musicale.
Écrit par Clare Considine
Temps de lecture estimé : 4 minutesPublished on
Kidnap Kid du label Black Butter Records

Kidnap Kid

© Black Butter Records

Avec un son électro intelligent, Kidnap Kid vient apporter une note sombre parmi les artistes signés sur le très en vogue label Black Butler Records. Aux côtés de Gorgon City, Clean Bandit et Rudimental, il dessine les contours d’une musique dance et populaire. Son récent EP, Stronger, fut un nouvel exercice de style, alors que sa musique tendait vers une direction “plus sombre et étrange”, de son propre aveu.
Nous avons pu lui poser quelques questions avant son départ sur la tournée de Disclosure et un passage sur la Miami Winter Music Conference. Découvrez les titres qui ont forgé le son de Kidnap Kid.
System de Loefah. C’était l’un des tout premiers morceaux que j’ai acheté en vinyle. Je n’avais jamais rien entendu de pareil : tellement atmosphérique et absorbant. Ce titre en particulier m’a permis de réaliser à quel point la musique électronique pouvait être puissante. Puis j’ai déménagé à Leeds pour suivre les soirées Exodus qui avaient lieu là-bas ; des sons très dépouillés comme j’aimais. J’ai l’impression que lors de ces six derniers mois, on a assisté à un retour intéressant dans le dubstep. J’espère bien que ça va revenir sur le devant de la scène.
Je viens d’ailleurs d’en faire un le week-end dernier ; c’était pour l’anniversaire de la copine de mon frère. Je me suis retrouvé à chanter Roxanne (de Police). Sur l’instant, j’étais plutôt satisfait de ma prestation, mais quand je me suis vu en vidéo sur le téléphone d’un autre, le résultat n’était pas aussi bon que je le croyais…
Moth de Four Tet et Burial. C’est un titre dance très répétitif, idéal si tu es encore en monde transe. Et en même temps, le morceau est doux et reposant. C’est à la fois un vrai titre de dance et un morceau qui te ramène à la réalité. Je suis épaté de la façon dont Four Tet parvient à produire des titres tellement bizarres et captivants à la fois. C’est toujours inattendu.
Says de Nils Frahm. C’est un morceau instrumental. J’avais téléchargé une compilation intitulée “Rave Tapes” pour la mettre sur mon iPod et, alors que j’étais sur l’escalator en sortant du métro à Londres, je suis tombé sur ce morceau. J’ai dû marquer une pause et m’arrêter pour reprendre mes esprits. C’était vraiment intense.
Yesterday des Beatles. C’est l’une de mes chansons préférées. Elle possède une certaine perfection dans la simplicité. L’idée est géniale. C’est un titre qui tournait en boucle dans la maison durant mon enfance. J’ai un goût particulier pour les chansons les plus simples et les plus concentrées. Quand elles sont bien réalisées, c’est vraiment le genre de choses que j’affectionne.
Thrift Shop de Macklemore. Je ne l’explique pas, mais je voue une haine profonde aux chansons parodiques. Alors quand ce titre a cartonné, ça m’a vraiment fait mal. Le type a l’air plutôt sympa et son message est positif - je ne peux pas le nier - mais musicalement, c’est pas du génie. Je vais peut-être paraître un peu snob, mais je n’aime pas la musique sans prétention.
Tout de suite, je choisirais Stimming, de l’artiste du même nom. C’est un Allemand, j’aime beaucoup ce qu’il fait. C’est réduit à l’essentiel, un peu bizarre… Ce sont principalement des percussions et j’avoue qu’il s’agit d’un des albums les plus étranges que j’ai jamais écouté. Je suis complètement absorbé par cet album. C’est le genre de disques que tu trouves de plus en plus étrange au fil des écoutes, qui s'égare vraiment en dehors des sentiers battus. C’est le genre de musique qui peut agacer mais quand je vois que les gens accrochent, ça me donne confiance, je sais que je suis dans la bonne direction.