Rallye-raid

Pourquoi Sébastien Loeb remportera le Dakar un jour

© Flavien Duhamel/Red Bull Content Pool
S’il ne finira pas son cinquième Dakar en Arabie saoudite, Sébastien Loeb veut vite tourner la page de cette 43e édition et se projeter sur la suite. Et voilà pourquoi, tôt ou tard, il s'imposera.
Écrit par ASKPublié le
Sébastien Loeb n’a jamais été et ne sera jamais le genre d’hommes à claironner sur tous les toits qu’il gagnera avec certitude une course ou un titre. A l’époque du WRC, il a remporté ses neuf couronnes mondiales consécutives en restant humble et discret.
« Quand je prends le départ d’une épreuve, c’est toujours dans le but de faire le meilleur résultat possible, mais de là à prétendre que je vais m’imposer… Sur un Dakar où la réussite, voire la chance sont des éléments prépondérants, personne ne peut l’affirmer. Alors, oui, je réessayerai, parce que ça fait vraiment partie des courses que j’ai envie de remporter un jour. »
Et ce jour va bien finir par arriver. Voilà pourquoi.

Parce qu’il est jeune

Le pilote de rallye-raid auto français Sébastien Loeb donne une interview pendant le Dakar 2021 en Arabie Saoudite.
Sébastien Loeb donne une interview pendant le Dakar 2021
A bientôt 47 ans, Sébastien Loeb fait partie des ‘’jeunots’’. Comparé à Carlos Sainz (58 ans), Stéphane Peterhansel (55 ans) ou Nasser Al-Attiyah (50 ans), le pilote du BRX Hunter a encore de la marge.
« Je ne crois pas que l’âge soit un critère pour le Dakar. Honnêtement, disputer une spéciale dans le désert n’est pas éprouvant physiquement, sauf quand tu t’arrêtes à tout bout de champ pour changer des roues ou faire de la mécanique improvisée ! En WRC, tu sors de la voiture en nage, parce que cela nécessite un effort intense. Mais là, c’est beaucoup plus tranquille. Même si les journées sont longues, il ne se passe parfois rien sur de longues portions de ligne droite. Evidemment, il faut s’entretenir. Mais comme je fais un minimum de sport presque tous les jours, il n’y a pas de soucis… »

Parce qu'il a horreur de perdre

Ce mardi, Sébastien Loeb n’avait qu’une hâte : rentrer chez lui par le premier vol retour et quitter cet enfer de sable. Mais rapidement, il saura se remotiver pour revenir plus fort.
« C’est la première fois en cinq participations que je n’ai pas gagné la moindre spéciale. Forcément, je suis déçu et je ne vois que les choses en noir. A vrai dire, je n’arrive même pas à retenir un élément positif de toute ma course. Donc, oui, je vais vite oublier cette édition parce qu’elle m’a bien gonflé. Mais il s’agira d’en tirer les bonnes leçons, notamment comprendre pourquoi on a crevé douze fois. Peut-être que la voiture est trop lourde par rapport à la dimension de nos pneus. Peut-être ai-je trop attaqué par endroits, sur un terrain super dur et cassant. On va essayer de comprendre tout ça pour ne pas avoir à le revivre.

Parce que son équipe a des ambitions

Loeb savait qu’en débarquant sur le rallye-raid Dakar 2021 en Arabie Saoudite avec une voiture neuve et une nouvelle équipe, il n’était pas à l’abri de grosses surprises, bonnes comme mauvaises.
Sébastien Loeb pilote sa voiture sur l'étape 6 du Dakar 2021
L’écurie anglaise Prodrive, qui a monté le projet BRX en un temps record, n’avait aucune expertise durallye-raid mais sait y faire, en termes de sport auto. Le retour sur expérience s’avérera précieux pour 2022.
« Je savais qu’en débarquant avec une voiture toute neuve et une équipe néophyte, on n’était pas à l’abri de grosses surprises, bonnes comme mauvaises. Globalement, notre 4x4 a été solide et performant. Bien sûr, on a été emmerdés par pleins de petites bricoles, un triangle de suspension trop fragile, des roulements de roue pas au top, mais le team a suffisamment de savoir-faire pour rectifier le tir. Le vrai souci, c’est que les buggys (de Mini) ont un avantage sur ce type de terrain, notamment parce que leurs largeurs de pneus permettent d’éviter les crevaisons à répétition. Mais ça, c’est une histoire de réglementation."

Parce qu’il saura où il met les roues

Contrairement à ses adversaires, Sébastien Loeb n’avait pas participé à la première édition en Arabie saoudite, en janvier 2020. Désormais, il connaît les spécificités du terrain.
« Par rapport à l'Amérique du Sud, en particulier l'Argentine, cela n’a rien à voir. Là-bas, je pouvais vraiment attaquer sur de belles pistes avec des freinages, des relances. Ça correspondait plus à mon style de pilotage. Ici, on retrouve des secteurs de sable et de dunes que j’aime bien, parce que ça requiert de la technique. Mais tout ce qui est rocailleux, avec des champs de cailloux aiguisés comme des lames de rasoir, ça me convient moins. Tu es tout le temps sur la retenue. Mais il faut s’adapter à toutes les surfaces ! »

Parce que Daniel Elena est revanchard

Sébastien Loeb et son copilote Daniel Elena roulent dans le Hunter du Bahrain Raid Xtreme Team pendant la cinquième spéciale du Dakar 2021 entre Riyadh et Al Qaisumah en Arabie Saoudite.
Loeb roule dans le Hunter du Bahrain Raid Xtreme Team sur le Dakar 2021
Le fidèle copilote de Sébastien Loeb est parfois critiqué pour son manque d’expérience du désert. Ne comptez pas sur Sébastien Loeb pour le lâcher !
« Daniel n’avait pas la tâche facile en arrivant ici après deux ans sans disputer de rallye-raid. Pas mal de choses avaient changé pour lui, notamment dans la gestion du road-book. Alors, oui, il a mis une journée à se chauffer, mais c’était pareil pour moi. Sur toute l’épreuve, on s’est réellement perdu deux fois, la même journée. Ce n’est pas que de sa faute : on était dans la poussière de la voiture devant nous, à se focaliser sur l’endroit où l’on pouvait essayer de la doubler. Manque de bol : le mec s’était à chaque fois perdu et nous avait emmenés sur une mauvaise piste ! Quand on a abandonné, Daniel n’avait qu’une hâte : revenir pour gagner. Alors on reviendra et on essayera encore !
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