BMX

Mais qui es-tu, le Red Bull Pumptrack ?

© Egon Photo
Écrit par Red Bull France
Des bosses, de la vitesse, des VTT et des BMX sur la même piste : le rider Eddy Clerté nous explique tout ce qu'il faut savoir sur le Red Bull Pumptrack.
Le Français Eddy Clerté roule en BMX sur la piste du championnats du monde Red Bull Pumptrack.
Eddy Clerté roule ses bosses
Eddy Clerté a 21 ans et affiche déjà un solide CV de BMXer : « J’ai roulé toute ma vie. Mon père, Mickael, était pro. Il m’a mis sur un vélo à 3 ans et j’ai fait ma première course à 4 » précise cet ex junior récemment passé en catégorie élite. Une progression qui, selon lui, ne devrait pas ralentir demain : « Je suis en phase ascendante. Je suis 32ème mondial actuellement, mais je suis top 3 dans ma catégorie d’âge. Et j’ai battu le champion du monde en Chine il y a peu de temps. »
Au-delà de ses exploits sur la race, le rider français a également brillé au Red Bull Pumptrack 2018, la première édition d’un contest international qui oppose des VTT et des BMX aux quatre coins du monde : « Je suis arrivé en finale mais j’ai fini deuxième parce que j’ai perdu une pédale en pleine course ! »
Déjà qualifié pour la grande finale suisse du 19 octobre prochain après sa victoire lors d’une étape estonienne en juin, Eddy n’a pas seulement envie de gagner. Il en a aussi, selon lui, les moyens : « J’ai toujours été le plus rapide, à chaque fois que j’ai participé. Et il y a une vraie histoire avec ce contest, à cause de ce qui s’est passé l’année dernière. Si je pouvais le gagner cette année, ce serait top ! »
Mais en attendant de devenir le patron du Pumptrack, Eddy nous explique les 5 trucs à savoir sur cette compèt d’un nouveau genre.

Une seule piste pour deux types de vélos

Au Pumptrack, tout le monde roule sur la même piste bosselée et dans la même catégorie, mais avec des vélos différents. Chaque bike affichant, bien évidemment, ses forces et ses faiblesses : « L’avantage du VTT, c’est que c’est très stable. » explique Eddy. « Ce qui est pratique dans les virages. Quand tu es lancé, ça peut aller très vite. Par contre, au démarrage, un BMX va être plus facile à lancer. Et les accélérations sont peut-être plus faciles dans les lignes droites. Mais une piste avec beaucoup de virages peut avantager un vététiste. »
Le BMXer Eddy Clerté saute sur une pumptrack construite par Velosolutions lors de la course de BMX et VTT Red Bull Pumptrack.
Jump around, feat Eddy

Des virages sous pression et des pistes d'élite

« Les pistes sont faites en goudron, et elles accrochent très bien » lance Eddy. « Les bosses ressemblent à celles des mini-pistes de BMX, mais avec des virages à 80 degrés dans lesquels ça tourne vraiment fort. L’année dernière, un concurrent avait sur son casque un outil pour mesurer la force centrifuge, et il s’avère que chaque virage apporte une pression énorme. Ça demande beaucoup d’énergie. »
« Il faut aussi savoir que ces pumptracks sont construites par Velosolutions, qui est la référence absolue. Leurs pistes sont les plus réputées et les mieux faites. » ajoute Eddy. Et si les étapes se font sur des pumptracks déjà créées, la finale sera disputée sur une piste inédite. « Elle sera deux fois plus longue que les autres, et donc deux fois plus dure ! »
Eddy Clerté ride sur une des bosses de la piste du Red Bull Pumptrack, compétition qui oppose des VTT et des BMX.
On the bosses again

Un contest tout en finesse

Sachez-le : malgré les G des virages et l’intensité permanente qu’il exige, le Red Bull Pumptrack ne se gagne pas en force. Loin de là. « On ne pédale pas en fait, c’est surtout de la finesse. » précise Eddy. « Il faut pousser fort au départ, puis être fluide et propre ensuite. Le plus possible. Tout en ayant une bonne coordination. Moi j’adore ça, et c’est un truc qui me sert beaucoup dans mon entraînement de BMX. Ça m’aide notamment à bien me relâcher sur le vélo. »

Entre 1 contre 1 et courses contre soi-même

C’est un fait : le Red Bull Pumptrack ne pardonne pas. « Pour chaque étape, on est 70 pilotes venus du monde entier » explique Eddy. « Après un tour de qualifs, seuls 32 riders restent. Tu peux donc voyager pour rien. Et ça fonctionne comme des time trials en F1. On a 45 minutes (soit trois essais ndlr.) pour faire le tour le plus rapide possible, et ça te donne une place au classement. C’est surtout toi contre toi. Ensuite, ce sont des courses 1 contre 1 sur plusieurs tours jusqu’à la finale. »
Portrait du BMXer pro Eddy Clerté. Le rider français vous dit tout ce qu'il faut savoir sur le Red Bull Pumptrack.
Le Clerté dans l'ombre

Bon esprit

« Je n’ai fait que deux courses, mais ce que je peux dire, c’est que le contest est moins prise de tête que les autres. » raconte Eddy. « On retrouve un peu l’esprit du VTT, de la DH ou du Crankworx, avec des riders qui sont potes et une bonne ambiance. Meilleure que sur la BMX race, je trouve, où c’est vraiment chacun pour sa poire. Bref, c’est un truc à la cool ! »
Le Red Bull Pumptrack débarque en France - et plus précisément à Lyon - le 4 octobre 2019. Pour en savoir plus, c'est par ici que ça se passe !