La sortie récente de Street Fighter 6, celle de Tekken 8 qui approche et le Red Bull Kumite 2023, nous ont donné envie de faire monter les deux mastodontes sur le ring. L’idée : établir le profil des deux combattants avant le grand main event
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Prise en main
Historiquement, l’apprentissage a souvent été plus abordable sur la licence de Bandai Namco. Ceci grâce à un mode Entraînement extrêmement complet, qui met à disposition un tas de paramètres de personnalisation et d’informations utiles. On pourrait également parler des différentes touches qui sont plus intuitives en termes de découverte - alors que la balance penche du côté de SF une fois cette étape passée - mais nous y reviendrons un peu plus bas. Si au premier abord Tekken présente un mode somme toute assez basique pour parfaire les différents combos, il brille aussi grâce au Ghost Battle qui permet de combattre contre des personnages contrôlés par l'IA imitant des joueurs… réels. Sans parler des informations détaillées sur la frame data, une véritable mine d’or pour passer au niveau supérieur.
Cependant, Street Fighter comble son retard à chaque nouvelle itération. On pense notamment aux Défis arrivés sur Street Fighter IV, qui permettent une prise en main rapide des combos d’un combattant spécifique, mais aussi au mode Replay qui vous laisse visionner des games des meilleurs joueurs du globe. Une étape indispensable dans tout apprentissage.
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La réalisation des différents combos
Dans Street Fighter, les combos sont souvent plus courts et moins complexes que dans Tekken. Ils consistent généralement en une séquence de quelques attaques rapides enchaînées ensemble. Les combos se concentrent sur l'utilisation précise de coups spéciaux, de coups normaux et de techniques spécifiques (cancel etc…) pour maximiser les dégâts infligés à l'adversaire. La précision du timing est essentielle pour exécuter les combos avec succès, et, globalement, cela donne un rythme beaucoup plus rapide et un plus grand nombre d'échanges que sur Tekken.
Les combos dans Tekken sont généralement plus longs, plus techniques et nécessitent une maîtrise plus approfondie des mouvements et des propriétés des attaques. Sans oublier les deux mécaniques absentes de SF : le juggle aérien et les frappes au sol. On touche ici à deux composantes essentielles de la licence, qui marque une énorme différence en termes de gameplay. Entre les combos aériens et les frappes au sol, Tekken peut vite donner l’impression d’être prisonnier des combos adverses. Résultat : les échanges sont généralement beaucoup plus lents, mais la moindre erreur y est beaucoup plus létale.
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Les déplacements
Les différences de déplacements entre Tekken et Street Fighter sont des éléments clés. Dans Tekken, les mouvements latéraux et la 3D offrent une grande liberté de mouvement, permettant d'esquiver les attaques et de créer des ouvertures plus variées. Le "side step" ajoute une dimension supplémentaire en permettant aux personnages de sortir du cadrage adverse et éviter les attaques linéaires. En revanche, Street Fighter se déroulant sur un plan 2D, l'accent y est mis sur les déplacements avant-arrière et les petits sauts pour ajuster la distance par rapport à l'adversaire. Le footwork et les mouvements rapides tels que les dashes jouent un rôle essentiel dans la gestion de l'espace et la création d'opportunités. Ces différences de déplacements reflètent les approches distinctes de chaque série en termes de mobilité et de stratégie lors des combats. Les déplacements sur SF s’apparentent plus à de l’escrime, là ou Tekken vous laisse tourner autour de l’adversaire et exploiter l’intégralité de l’arène pour trouver une ouverture.
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Les différents modes de jeu
Sur ce terrain aussi, Tekken a historiquement un petit avantage… que Street Fighter comble petit à petit. Si les deux licences proposent un mode Histoire, quelques nuances existent entre les deux. Notamment au niveau de leurs approches narratives. Dans Street Fighter, le mode Histoire se concentre sur des scénarios individuels pour chaque personnage, avec des cinématiques détaillées qui racontent leurs histoires et révèlent leurs motivations. En revanche, Tekken adopte une approche plus globale avec une histoire principale qui englobe l'ensemble du roster.
Mais, si Tekken détient un petit avantage, c’est bel et bien grâce à la diversité des modes de jeu proposés. On pense spontanément aux Treasures Battles, qui permettent de récupérer de nombreux éléments cosmétiques mais aussi de garnir son portefeuille au cours d’une série de combats, ou au fabuleux Tekken Ball, proposant un match de… volleyball.
Au-delà des traditionnels modes Histoire, Arcade et Multijoueur en ligne, ces petites friandises proposées par Bandai Namco ont pour avantage d’offrir des sessions de jeu un peu plus légères, de récupérer des récompenses concrètes, et de diversifier le gameplay tout en allongeant la durée de vie du titre. Ce à quoi Street Fighter 6 aspire aussi.
Parce que, oui, la nouvelle itération de Capcom arrive en force avec, en tête, son nouveau mode World Tour. Ce dernier entend bien résonner comme une petite révolution dans le genre, puisque ce n’est autre qu’un mode histoire… en monde semi-ouvert. Une grande première pour un jeu de combat, qui vous laisse créer votre avatar de A à Z, parcourir la ville de Metro City et participer à tout un tas de mini-jeux. Une sacrée proposition qui n’arrive pas seule, le mode Extreme Battle faisant aussi son apparition, dans lequel il est possible de s’adonner à des combats aux règles farfelues. Voyez par-là : un taureau qui traverse l’écran et percute les combattants ou encore une bombe présente entre les deux joueurs. On est clairement dans le WTF le plus total. Tout ce dont manquait la série pour développer richesse et diversité.
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L’évolution des rosters
En termes de politique de roster, Tekken et Street Fighter adoptent des approches distinctes. Tekken tend à maintenir une large base de personnages récurrents tout au long de la série (environ une trentaine à la sortie de chaque jeu), intégrant progressivement de nouveaux combattants pour élargir le roster historique. En revanche, Street Fighter privilégie la rotation des personnages, démarrant généralement sur une base bien moins conséquente (entre 15 et 20 à la sortie), et alimentant régulièrement ses opus par le biais de mises à jour et autres DLC pour relancer régulièrement l’intérêt des joueurs.
Et vous, quelle est votre licence préférée entre les deux ?
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