Superpitcher peaufine le mixage de son troisième album The Golden Ravedays au Red Bull Studios.

Superpitcher - The Golden Ravedays

© Philippe Lévy

Superpitcher balance un troisième album, sous la forme de douze LP's, pour chaque mois de 2017. Il nous explique ce projet.

On n'y croyait plus. Superpitcher, le plus francophile des musiciens allemands sort enfin ce fameux troisième album dont il a peaufiné le mixage au Red Bull Studios Paris. Comme il ne fait rien comme les autres, celui-ci sortira sous la forme de douze LP's, un pour chaque mois de l'année 2017. Un festin de choix, sans doute aussi gouleyant que les vins biodynamiques qu'il affectionne tant. Interview garantie sans sulfites.

Que sont ces « golden rave days » ? Est-ce une référence nostalgique à une époque ?

Superpitcher : The Golden Ravedays est le titre de mon troisième album studio. Il sera lancé tout au long de 2017, à raison de douze chapitres de deux morceaux chacun. Pour la nostalgie, c’est trop tôt… cet album est tout neuf !

Pourquoi éditer de la musique au compte-gouttes plutôt que sous forme d’album ? Les formats traditionnels t’ennuient ?

Les formats traditionnels ne m’ennuient pas, mais j’ai dû me remettre en question en tant que producteur face aux contraintes de ces supports. Le matériel que je produisais était plutôt long : mes sessions en studio s’étiraient naturellement tard dans la nuit, parfois passé l’aube, et je ne pouvais pas me résoudre à couper dans les morceaux pour que l’album soit de longueur « normale ». Ça aurait été comme de faire une manucure à l’horizon. Ça aurait fait pleurer le soleil.

Quel était ton état d’esprit lors des sessions d’enregistrement ? Comment se sont-elles passées ?

Mon esprit n’était dans aucun état particulier. Je me suis levé un beau matin d’hiver, en janvier, puis je suis allé dans mon studio et j’y suis resté pendant tout un mois. Je n’avais rien planifié, mais je sentais qu’un nouvel album serait de rigueur après King So So, paru en 2015. Chaque jour, un nouveau morceau apparaissait et les sessions ont suivi leur cours naturel. À la fin du mois, j’avais tellement de matériel que la seule conclusion fut que la parution de toute cette musique se ferait d’une autre façon que par un album normal.

Portrait du musicien allemand Superpitcher qui sortira son nouvel album The Golden Ravedays.
Superpitcher, le musicien allemand francophile

Qu’est-ce qui se cache derrière ton amour des morceaux ultra-longs ?

Ce n’est pas par opposition aux morceaux plus courts, mais plutôt parce-que le type de musique que je produis ces jours-ci se plaît à visiter tous les recoins des espaces musicaux que je veux construire. Je n’y ai pas vraiment réfléchi… c’est simplement arrivé comme ça, comme une rivière.

Tu vis maintenant à Paris depuis plusieurs années. As-tu finalement trouvé un appart ? Parle-nous de ce qui te plaît tant ici, quelles sont tes bonnes adresses ?

J’aime tant de choses à Paris, mais je n’ai pas aimé galérer à trouver un appart en tant que célibataire et travailleur indépendant. Je pourrais vous donner une liste de mes restaurants, musées, parcs et églises préférées, mais ça serait ennuyeux. L'endroit que j'ai préféré ces trois dernières années c'est ma petite grotte au milieu de Paris où je vivais et créais mes sons.

Golden Ravedays sort le 27/01/16 chez Hippie Dance.

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