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Mais où surfer en Normandie ?

© Marcus Paladino/Red Bull Content Pool
Du Cotentin à la côte ouest de Basse-Normandie, le surfeur Gabriel Brot nous partage quelques-uns des meilleurs spots de sa région.
Écrit par Red Bull FrancePublié le
Qui a dit qu'on ne pouvait pas surfer en Normandie ? Si la région est plus réputée pour le kitesurf, elle abrite pourtant une grande communauté de surfeurs.
Parmi elle, le vainqueur du Surf Open de Normandie 2013 et aujourd'hui moniteur de surf au Cotentin Surf de Club de Siouville, Gabriel Brot, qui partage quelques-uns de ses spots favoris et nous explique les particularités du coin.

Seul au monde...

"En Normandie, on retrouve ce côté sauvage qu’il y a en Bretagne", explique-t-il. "Les vagues sont un peu moins bonnes, mais les zones naturelles qui se trouvent en bord de plage donnent cette sensation d’être seul au monde, c’est vraiment quelque chose de particulier auquel personne ne s'attend trop et qui surprend beaucoup les surfeurs."

À la faveur de l'automne

Gabriel Brot prévient : les températures de l'eau normande "piquent un petit peu" en hiver. Mais globalement, les surfeurs peuvent s'en donner à coeur joie toute l'année, et particulièrement en automne, saison idéale pour se mettre à l'eau. "C'est une saison particulière du fait que pas mal de tempêtes se créent au large et nous amènent des vagues", précise le surfeur.
"Il y a des jours où ce n’est pas terrible parce que c’est un peu venteux, mais on arrive de temps en temps à se faire de vraies bonnes sessions. La plupart du temps, ce n’est pas très gros, mais tout le monde y trouve finalement son compte, même les bons surfeurs."

Quelques spots...

Lui qui a appris à surfer entre Sciotot et Siouville-Hague (Manche) n'a jamais vraiment quitté le secteur. C'est donc naturellement ici que se trouvent ses spots favoris.
"On trouve le plus de beach breaks sur la côte ouest du Cotentin, entre Barneville-Carteret et Vauville", explique Gabriel Brot. "Siouville est vraiment pas mal quand le vent vient du sud. À l’inverse, Sciotot est à privilégier quand le vent vient du nord mais il faut que la houle soit conséquente car on en a forcément un peu moins qu’en Bretagne", admet-il. À titre de comparaison, les vagues mesurent environ un mètre de moins que sur le spot de la Torche, en Bretagne.
Amoureux du Cotentin donc, Gabriel Brot n'a pas oublié pour autant d'aller explorer les environs. "J’ai eu l’occasion d’aller surfer à Trouville-sur-Mer, dans le Calvados, où les vagues sont plutôt pas mal", explique-t-il. En cause : la présence de nombreux bancs de sable sur lesquels cassent les vagues.
"Il y a aussi plusieurs spots du côté d’Étretat et de Pourville-sur-Mer, en Seine Maritime. C’est la côte qui capte un peu moins, donc il y a moins de fréquence, c’est moins bien orienté et un peu caché par les côtes de la Manche", explique Gabriel Brot. Bref, un coin idéal pour tous les débutants.
"Comme il y a souvent des tempêtes, on est souvent obligés de se replier sur la côte nord", explique-t-il. "Du côté de Granville, il y a quelques spots, dont Carolles qui est une plage très sympa. Ça capte moins que le nord Cotentin, mais il peut y avoir de bonnes sessions. Un peu plus haut, du côté de Bréville-sur-Mer, on peut aussi se faire plaisir. C’est un petit plus abrité du vent, la houle est filtrée donc là, on peut avoir des vagues sympas."
Malheureusement, on ne trouve rien à se mettre sous la dent du côté de la côte est, explique Gabriel Brot. Excepté peut-être pendant les grosses tempêtes, mais tout le monde ne s'appelle pas Justine Dupont.
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