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Speedriding

Valentin Delluc, âme solo

Du câble des télésièges aux murs des immeubles inanimés, Valentin Delluc raconte comment il s'est emparé d'une station d'Avoriaz désertée pour un projet fou mêlant freestyle et speed riding.
Écrit par Red Bull France
Publié le
Habitué à repousser les limites de sa discipline - en témoigne sa vidéo Moonline dans laquelle il survole Chamonix de nuit - le speed rider Valentin Delluc s'aventure cette fois-ci du côté des allées dépeuplées d'une station savoyarde dans From Avoriaz with Love, à découvrir en haut de l'article. Mais ce n'est pas tout.
Le speed rider Valentin Delluc prend une pause pendant le tournage de sa dernière vidéo de speed riding dans la station de ski d'Avoriaz.
Pause énergie pour le speed rider
"Je connais la station depuis que je suis tout petit, et j’ai toujours eu l’idée de faire des choses là-bas", raconte-t-il. "J’y avais déjà réalisé des vols en 2016, et c’est à ce moment-là que j’ai vu le potentiel qu’elle avait. Avec le confinement, et le fait que les remontées mécaniques soient fermées au public, on s’est dit qu’on pouvait y faire quelque chose d’encore plus poussé."

Une touche freestyle

C'est le moins qu'on puisse dire. En deux minutes, il exploite littéralement toutes les possibilités qu'une station à moitié vide peut offrir à un skieur muni d'une voile de speed riding. Slides sur les câbles des télésièges, tonneaux, touches, et autres wall rides, le speed rider enquille les tricks et ne se refuse rien. "J’ai fait beaucoup de freestyle quand j’étais plus jeune et je voulais amener ce côté-là en speed riding", explique-t-il. Un aspect freestyle qui a logiquement demandé une préparation bien particulière, que ce soit en termes d'entraînement ou sur le plan logistique.
Pour la vidéo From Avoriaz with Love, Valentin Delluc a dû préparer certains tricks de speed riding minutieusement.
Une préparation minutieuse
"Ça a demandé plus de machines et de main d’oeuvre pour construire tous les modules", confirme-t-il. "D’habitude, j’exploite des milieux naturels et là, c’est un milieu urbain, donc ça demandait plus d’organisation. On a eu besoin d’avoir des autorisations pour pouvoir toucher le toit des immeubles, notamment, donc on avait déjà choisi les endroits où j’allais faire ces tricks là. J’avais repéré les immeubles, pour être sûr que ça passe au niveau de ma voile, que je puisse y accéder. J’avais donc tout checké avant, et j’avais réalisé des vols d’entraînement depuis le mois de janvier pour savoir où placer les kickers et les walls afin qu’on puisse faire ça le plus facilement possible au moment du tournage."
"Au niveau de l’entraînement, ça a demandé une préparation technique un peu différente, puisque ce sont des tricks que j’avais envie de faire mais que je n’avais jamais eu l’occasion de faire. J’ai donc dû particulièrement m’entraîner sur les manoeuvres à réaliser, sur la façon dont j’allais devoir arriver et toucher les modules, être sûr d’avoir assez d’énergie avec mon aile pour pouvoir slider les câbles, m’en dégager etc. J’ai plus peaufiner cette partie là et je me suis plus concentré là-dessus que d’habitude."
D'autant plus quand on sait que Valentin Delluc n'avait jamais réalisé certains de ces tricks. "J’avais déjà slidé un câble de télésiège, mais je ne l’avais jamais fait avec les sièges attachés au câble. Ce qui était plus technique ici, c’est qu’il fallait lever les jambes au-dessus de l’accroche du siège sur cinq tronçons (la partie entre les deux sièges)", raconte-t-il. "Quand on lève les jambes, il faut garder de la vitesse avec la voile, parce que si tu n’en as pas suffisamment, tu ne peux pas suffisamment remonter et tu te prends la pince."
Le speed rider professionnel Valentin Delluc slide sur les câbles des télésièges de la station d'Avoriaz sur le tournage de la vidéo From Avoriaz with Love.
Sur le fil
Si la performance est impressionnante, ce n'est pas celle qui a donné le plus de fil à retorde au speed rider. "Le wall ride ça m'a beaucoup stressé parce qu’il ne fallait pas que ma voile s’accroche", raconte-t-il. "Il y avait un balcon au-dessus du wall qu’on a posé, et il fallait vraiment que je décale ma voile sur le côté pour ne pas que ma voile s’y accroche. C’était assez technique et il fallait que je sois vraiment précis pour ne pas me louper." Pour se faire la main, "je m’étais entraîné sur des flancs de falaises pour essayer de les toucher. Mais je ne l'avais jamais fait sur un mur vertical en arrivant face à lui. J’étais vraiment content que ça passe et je suis content du résultat."
Le speed rider Valentin Delluc en wall ride dans la station d'Avoriaz
Face au mur
Autre paramètre à prendre en compte : le vent, élément primordial en speed riding, mais diamétralement différent en station et en haute altitude. "En haute montagne, parfois on a 30 km/h de vent mais comme tout est à peu près lisse et qu’il n’y a pas de tours, c'est possible de le gérer. Là, avec 10 km/h c’était déjà très turbulent. C'était assez impressionnant de voir qu’avec si peu de vent, ça gênait autant. Pour ne pas se louper, il faut que tous les paramètres soient bons, au niveau des conditions de vent comme de ma trajectoire. À partir de là, seulement, je pouvais être sûr que tout se passerait bien." Mission accomplie.
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