Bike
Bike
Les home spots préférés de Vali Höll
À l’occasion du tournage de sa vidéo MTB Raw, la double championne du monde junior de descente revient sur les trails qui l’ont aidé à atteindre les sommets.
Depuis toujours, Vali Höll roule sur des sentiers incroyables. L’Autrichienne a grandi à Saalbach près de Salzbourg. C’est là que son père a prolongé les sentiers du coin pour qu’ils passent ou s'achèvent à côté de la maison familiale.
Encouragée par ses parents pour s’impliquer encore plus dans le VTT et rouler aussi vite qu’elle le pouvait, Höll s’est rapidement fait un nom dans son sport. Elle a battu des garçons lors de l'iXS Rookies Cup quand elle roulait dans les petites catégories avant de remporter la course junior du Crankworx Whistler en 2014.
Avec une solide réputation derrière elle, l'Autrichienne a rapidement intégré le circuit de la Coupe du Monde chez les juniors, remportant deux années de suite la Coupe du Monde et le titre de championne du monde. En 2020, elle s'apprête à participer à la Coupe du monde senior féminine pour la première fois de sa carrière.
C’est à l’occasion de la sortie de sa vidéo MTB Raw qu’on a discuté avec la double championne du monde. On a évoqué avec elle les trails qui l’ont aidé à devenir la rideuse qu’elle est aujourd’hui.
1. Leogang, Autriche
C’est l’endroit où j’ai vraiment appris le métier. C’est difficile de citer une piste en particulier, car c’est davantage l’ensemble du Bikepark Leogang qui m’a marqué. C’était le bikepark le plus important autour de chez moi et c’est là que se déroulent les Coupes du monde. Mes parents venaient me chercher après l'école et m'y emmenaient.
À ce moment-là, j'étais trop jeune pour rouler, alors je traînais au bas des sentiers en attendant mes parents qui roulaient sur le bikepark. Pour moi, c'était super ennuyeux. En grandissant, j’ai enfin pu aller rouler les pistes avec eux. Je n’avais plus besoin de les attendre en bas. Un jour, quand j'avais 9 ou 10 ans, je me souviens avoir pris conscience que je roulais plus vite que ma mère. Et quelques années plus tard, j'étais plus rapide que mon père.
2. Höllentrail, Saalbach, Autriche
C’est une piste que l’on pourrait appeler en français "le trail de l’enfer". C’est la piste que mon père a construite. C’est essentiellement là que j’ai commencé à apprendre à faire du VTT. Avant de shaper cette piste, mes parents roulaient surtout en montée. C’est après un voyage au Canada en 2005 qu’ils ont décidé de créer leur propre piste de descente près de notre chalet (les parents de Höll sont propriétaires d’un gite près de Spielberghaus). Mon père l'a construit en 2005 et 2006. Je devais donc avoir six ans quand je l’ai roulée pour la première fois.
Beaucoup de grands vététistes sont venus et l'ont aidé à construire la piste. Je pense notamment au trialiste Hans Rey. J'ai commencé sur les lignes les plus faciles. Je descendais et je remontais. J'ai appris en regardant les autres la faire. On avait beaucoup de professionnels du vélo qui passaient dans notre chalet. Ça m’a servi pour avoir plus de technique et mieux appréhender l’esprit du VTT descente.
Beaucoup de professionnels parlent de Saalbach car l’endroit est réputé pour accueillir certaines des meilleures pistes d’Europe. Entendre vos modèles parler d’une descente et la rider ensuite est assez incroyable.
Valentina Höll depuis le sommet d'une piste de la station de Saalbach
© Moritz Ablinger, saalbach.com
3. Winterberg, Allemagne
Ma première course de descente est une histoire assez amusante. J’ai toujours eu un esprit très compétitif. Mon père savait que si je ne montais pas sur un podium, je serais malheureuse pendant tout le week-end, voire toute la semaine d’après. Mon père a découvert l’iXS Rookies Cup où il était possible de s’engager pour les enfants de 11 ans. Mais les filles devaient courir avec les garçons. Il m’a dit de ne pas être triste si je ne gagnais pas. Et pourtant, je l’ai emporté et j’ai battu tous les garçons. Je suis revenue plus tard et je l’ai à nouveau emporté. Cette descente à Winterberg me rappelle de bons souvenirs.
4. Whistler Mountain Bike Park, Canada
Whistler est incroyable. J'y suis allé pour la première fois quand j'avais 13 ans. Le voyage était un cadeau de ma marraine (Angie Hohenwarter, une ancienne professionnelle en descente). Quand vous venez d’une petite ville d’Autriche et que vous allez à l’étranger pour la première fois, c’est une sacrée expérience. Découvrir cet immense bikepark et toutes ses pistes, l’ambiance canadienne… Tout ça a été assez marquant. Il y a d’énormes sauts sur le bikepark que je n’avais jamais vus auparavant. Ma première fois à Whistler reste un bon moment.
5. Lenzerheide, Suisse
C’est ici que j'ai remporté ma première médaille d'or junior aux Championnats du monde UCI 2018. Je me suis sentie vraiment à l'aise sur cette piste car c'est une région germanophone. C’est assez similaire à ce que j’avais l'habitude de rouler à la maison. Le début de la piste est typé bikepark et enchaîne ensuite sur des parties plus techniques. C’est un mélange sympa et j’étais super contente et confiante de rouler là-bas.
Et quelle serait la piste de ses rêves ?
Si je pouvais concevoir ma descente de rêve, ce serait très terreux. À Whistler, il y a un sentier appelé Ride Don’t Slide. C’est une descente assez vieille mais elle possède une terre excellente qui permet aux pneus de bien adhérer. C’est aussi plus doux si on tombe. J’aimerais une piste comme ça, mais avec de grands sauts et des virages. Une piste naturelle, mais sans trop de racines car je n’aime pas trop ça.
Télécharge ici et gratuitement l’application Red Bull TV pour profiter de nos vidéos, directs et événements de musique et de sports extrêmes sur tous tes écrans !
Fait partie de cet article