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Valorant, “c’est très CS”. Voilà ce que l’on a pu entendre à de multiples reprises lorsque le nouveau jeu de Riot Games a été mis entres les mains des streamers et joueurs pro de notre monde. Mais maintenant que le titre est officiellement sorti et peut être apprécié par le plus grand nombre grâce à son modèle économique sur une base free-to-play… On voit de nouveaux joueurs affluer sur les serveurs. Des joueurs… qui n’ont peut-être pas très bien compris que Valorant n’était pas un jeu de shoot comme les autres.
Les joueurs de Counter Strike le savent : le gunplay est totalement différent de la grande majorité des autres FPS. Les jeux de shoot les plus populaires ont un aspect très arcade et immédiat que n’a pas Valorant. Bien au contraire : ces réflexes hérités des Overwatch et autres Call of Duty de ce monde jouent contre vous… et votre équipe, bien sûr. Alors, pour le bien de votre entourage mais aussi le vôtre, il est temps de vous pointer du doigt toutes les petites erreurs à éradiquer dans votre jeu.
Le silence est d’or
La patience est mère de toutes les vertus
Ce second conseil découle quelque part du premier, dans le sens où il va une nouvelle fois à l’encontre de cette mentalité de “foncer dans la mêlée”. Même en étant le plus silencieux du monde, votre position sera découverte, un duel voire un affrontement large s’activera, et il sera temps de faire appel à vos talents de tireur… ou pas. Oui Maxime, s’imaginer être le Rambo du moindre affrontement n’a presque aucun intérêt sur Valorant. Au contraire : il vaut mieux souvent temporiser. Lorsque votre position est découverte, mais que vous pouvez vous replier, le mieux est de jouer au chat et à la souris avec vos adversaires. Oui, cet événement fait que vous risquez à tous moments que 3/4 ennemis vous écrasent numériquement.
Mais c’est aussi un temps où les actions de vos ennemis deviennent prévisibles. La relation s’inverse. S’ils vous ont vu pour la dernière fois à un point précis de la carte, le mieux est encore de vous positionner dos contre un mur, avec une vision claire de là où vous étiez pour la dernière fois, la croix bien placée pour un headshot, et un chemin pour fuir facilement accessible si l’affrontement est trop déloyal. Voire même, si vous portez la bombe, profitez du fait que toute l’équipe adverse se soit repliée sur le point A pour aller tranquillement poser en B. Sur Valorant, plus vous pouvez rendre visible la stratégie de vos adversaires, et plus vous gagnez.
Tu tires ou tu pointes
Valorant est inspiré de Counter Strike, qui lui-même était inspiré des véritables équipes anti-terroristes mondiales. S’il est difficile de parler de réalisme pour décrire l’univers du dernier titre de Riot Games, il est naturel d’utiliser le mot pour décrire un minimum la manière dont ses armes fonctionnent. Surtout… du côté de leur manière de tirer. Joueurs de Call of Duty et Overwatch, vous n’avez pas l’habitude de cette notion, mais elle est fondamentale dans Valorant : celle de la propagation de vos balles (le fameux “spread” en anglais). Ou pour t’expliquer plus clairement Maxime : quand tu dis que ça aurait dû faire headshot, en fait, c’est pas le jeu le problème. C’est toi.
Voyez-vous, la relation entre la petite croix au centre de l’écran et la balle n’est pas forcément directe. Pour cause : les armes ont du recul lorsque vous les utilisez, ce qui influence la propagation de votre tir. Prenez une mitraillette : vous tapez une seule fois sur votre souris, et la balle va exactement là où vous le vouliez. Mais restez appuyés, et le recul de l’arme (qui remonte légèrement vers le haut à chaque tir) va influencer sa trajectoire. C’est à vous en tant que joueur d’avoir conscience de cela, et d’adapter votre visée en fonction.
Petit exercice pratique : allez en entraînement et testez chaque arme pour voir leurs propriétés de dispersion. Ou plus généralement : retenez que lorsque vous mitraillez à tout berzingue, il vaut mieux abaisser votre visée légèrement par rapport au corps de l’ennemi pour que vos balles l’atteignent. Eh oui : tu pensais viser la tête Maxime, mais tes balles touchent à peine le toupé de l’ennemi. Dans le même ordre d’idée, cette notion influence aussi vos déplacements. Lorsque vous vous faites tirer dessus ou que vous cherchez à canarder quelqu’un, il vaut mieux vous arrêter, vous accroupir, et subir. On n'échappe pas aux balles dans Valorant : on tue avant d’être tué. Essayer de fuir une nuée équivaut surtout à mourir sans rien faire, d’autant que contrairement aux jeux comme Overwatch, se prendre des balles nous ralentit.
Je suis la carte !
On parlait plus tôt de la force du positionnement dans Valorant, mais il n’y a pas que dans l’affrontement que celui-ci est extrêmement important. En attaque par exemple, rien ne sert de prendre tous le même chemin. Au mieux, vous mourrez plus vite, au pire, vous mourrez tous d’une seule balle de sniper en rang d’oignon. Oui, c’est une possibilité dans ce jeu. Non, dans Valorant, il faut couvrir du terrain, checker les angles et vous assurer lentement d’avoir la voie libre avant de réaliser chaque action. Il est donc important qu’en attaque, une partie de votre équipe aille au frontal, et que l’autre passe par des chemins alternatifs pour prendre à revers l’ennemi. C’est d’autant plus vrai en défense, où il est important de couvrir… toute la map.
Oui Maxime, fais attention : ça n’est pas parce qu’ils ont attaqué B trois fois de suite qu’ils ne vont pas passer à A tout à coup. S’étaler sur la carte, couvrir chacun un angle différent, c’est se donner le plus de chance de récupérer des informations sur le positionnement de l’ennemi. Et ça, c’est la véritable denrée d’or de Valorant, celle qui vous fera gagner coup sur coup.
Un pour tous, et tous pourris
Valorant est un jeu en 5 contre 5. Non, vraiment Maxime, je t’assure. C’est une notion qu’il ne faut absolument pas oublier : le fait de briller individuellement n’intervient que dans une petite poche au milieu d’une large partie entre 10 individus. Pour tout le reste, il est plus qu’important d’établir une stratégie ou de comprendre ce que cherche à faire vos alliés pour les soutenir au maximum. Parfois, le véritable héros de la partie n’est pas celui qui a le plus tué d’ennemis, mais celui qui a pu tous les repérer pour que ses alliés puissent aller les achever en sécurité, ou qui a placé son fumigène à l’endroit parfait pour qu’ils ne puissent pas contrer l’avancée de l’équipe. Si le tir n’est pas votre fort, soyez stratège. Si vous êtes un bourrin, soutenez l’effort commun. Les erreurs d’une équipe de Valorant ne proviennent pas de son maillon le plus faible, mais de son manque de synergie avant tout.
Vous l’avez compris : ne soyez pas le Maxime de votre équipe. Et si vous l’êtes, apprenez à vous surpasser, à dialoguer avec vos coéquipiers au maximum, à donner toutes les informations que vous glanez en jouant pour que votre équipe entière sorte vainqueur. Croyez-moi : votre qualité de jeu s’améliorera immédiatement.
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